We love Disney 3 : du miel dans l’auto-radio

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J’ai déjà raconté il y a quelques mois la bataille qui se jouait entre les adultes et les enfants lors des grands trajets autoroutiers. Lorsque les occupants de la banquette arrière réclament « les princesses » ou « la musique de petits », le combat s’engage car les occupants des sièges avant aimeraient bien continuer à écouter « leur » musique tranquillement. Mais puisque c’est une façon d’acheter un peu de tranquillité dans la voiture pendant une quarantaine ou une soixantaine de minutes, nous finissons généralement par céder.

Certains CD pour enfants ont mystérieusement disparu, sans doute subtilisés par le fameux lutin voleur (celui qui fait également disparaître un beau matin les jouets trop bruyants ou trop dangereux). Dans la boîte où nous rangeons les disques, ne reste que la crème de la crème des disques pour moins de huit ans, c’est-à-dire ceux que nous parvenons à supporter d’un bout à l’autre, voire même que nous parvenons à apprécier. Les différents volumes de We love Disney en font partie, et il n’y a qu’à voir l’illustration de l’article linké plus haut pour s’en rendre compte.

Fin 2016, le troisième volume de We love Disney est sorti. Pour mémoire, il s’agit de reprises des grandes chansons issues des films estampillés Walt Disney, par des chanteuses et chanteurs de tous styles, ainsi que par des artistes dont on ne soupçonnait pas l’aptitude à pousser la chansonnette. De Jenifer à Arié Elmaleh, de Michael Youn à Ben l’Oncle Soul, il y en a pour tous les goûts… Et le troisième volume ne fait que prolonger le plaisir.

La liste des chansons peut presque laisser indifférent si, comme moi, on ne connaît pas 100% des chansons Disney sur le bout des doigts. Je voudrais déjà être roi, ça va : j’ai vu Le Roi Lion un tas de fois. Où est la vraie vie aussi (plutôt bien aimé Raiponce). Mais beaucoup d’autres titres ne me disaient rien. Je m’en vais, Des sauvages, Ne dormez pas… Tout cela me semblait parfaitement inconnu. La force de We love Disney, c’est que les chansons ont beau être réorchestrées à la sauce de leurs interprètes, elles sont aussi parfaitement reconnaissables. Pocahontas, Mary Poppins, Rebelle… Les enfants ne s’y sont souvent pas trompés et ont identifié les univers sans traîner (sauf ceux de Frère des ours et Le Roi Lion 2, qu’ils n’ont pas encore vus).

Parfaitement à la masse en matière de musiques actuelles, j’avoue que je ne connaissais pas non plus tous les artistes présents sur le disque. Pauline Croze, Luce, ça va. Lilian Renaud, c’est le gagnant-fromager de The Voice, non (vérification faite, c’est bien ça) ? En revanche, j’avoue que de Carla à Pomme, j’ai découvert un certain nombre de chanteurs et chanteuses dont j’ignorais l’existence. Et qui nous ont franchement convaincu… Les enfants ne jurent plus que par ce nouveau We love Disney, qu’ils appellent « le trois » ou « le Simba ». Et parce que l’influence parentale est un facteur évident, leur favorite est Je voudrais déjà être roi… alors qu’ils n’ont pas encore vu Le Roi Lion, film pour lequel je les trouve encore un peu tendres, mais dont les chansons sont absolument toutes irrésistibles. David Thibault (venu lui aussi de The Voice, ce que je ne savais pas) en livre une réinterprétation absolument délicieuse. Et puisque le disque se clôt par Le bleu lumière, chanson interprétée par Cerise Calixte et venue du récent succès Vaiana, ils n’ont eu de cesse de redemander encore et encore à réécouter le disque. Et nous avons fini par accepter sans broncher, et en y prenant même un certain plaisir.

Julius et le Père Noël

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C’est la saison des films de Noël, ceux qu’on regarde chaque année au fond de son canapé, sous un plaid avec un chocolat chaud fumant à la main et ceux qu’on va voir en famille au cinéma. C’est un peu le charme de l’avent et la découverte d’autres traditions, pas si éloignées des nôtres. Avec Mia, cette année, nous avons été voir Julius et le Père Noël, film d’animation danois de Jacob Ley qui raconte l’histoire d’un petit garçon orphelin passionné par Noël et qui va trouver la force, au pays du Père Noël d’assumer qui il est.

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Le village de Noël de Gagny

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Lorsque nous avons emménagé dans la ville où nous vivons toujours, j’étais enceinte. Théodore est né le 6 décembre, dans un tourbillon de douceur et d’allégresse. Nous avons passé les semaines de l’avent tous les trois, blottis dans la chaleur de notre appartement. J’avais alors remarqué dans la rue des affiches annonçant la tenue d’un village de noël. Ce mois de décembre a filé comme l’éclair et, le temps que nous réalisions que le monde, au dehors, avait continué de tourné, le village de Noël avait plié bagage. Lire la suite

Dis-moi comment tu accouches et je te dirai qui tu es

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Avant d’être enceinte, l’accouchement me terrifiait. Je militais même activement pour la césarienne, pensant m’épargner des douleurs et des peines. Puis nous avons eu envie d’avoir un enfant et j’ai vécu ma grossesse sans penser à la naissance ou en tout cas, sans m’en inquiéter outre mesure. Je savais juste que, le jour-J, je voudrais une péridurale. Tout simplement pour éviter de souffrir.  La naissance de mon fils a été très médicalisée, un mélange de prise en charge à outrance et d’un sentiment d’abandon total. Mais il s’agissait de mon premier enfant et je n’étais pas « armée » pour dire non ou pour affirmer clairement mes souhaits. Lire la suite

Haut les coeurs

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Il y a quelques heures j’ai croisé la mauvaise personne dans le métro. Un concours de circonstances comme ça arrive tous les jours, partout, pour des milliers de femmes. Un homme qui a pris des libertés sur mon corps, qui m’a terrifié pendant quelques minutes avant de me laisser tremblante sur le quai du métro. Je ne veux pas parler de ce qui s’est passé, parce que c’est tristement banal. Mais je veux parler de ma réaction.

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Petite personne

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Je raconte souvent cette anecdote du soir où un type, ami d’ami, était rentré dans la chambre où Mia, encore tout petit bébé, dormait par inadvertance pendant une soirée, et m’avait dit ensuite « c’est incroyable, on dirait tout à fait une petite personne ». Alors que je n’ai jamais eu de passion pour les nourrissons, j’avais été choquée par cette phrase et par son étonnement. Parce qu’à quelques semaines, il m’apparaissait déjà clairement que Mia était une petite personne avec son caractère affirmé.  Lire la suite

Mère et fille

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J’avais promis à la fin du mois d’août, une journée rien que pour elle et moi à Paris. Avec la rentrée, les emplois du temps compliqués, cette journée a fini par se faire au mois de novembre. Et finalement, ce ne fut même pas une journée complète. Pourtant, dans le train pour Paris, au moment du déjeuner, Mia était folle de joie comme si on partait en vacances deux semaines dans l’endroit le plus fou et le plus beau du monde.  Lire la suite