A chaque pot… sa cuillère.

Dans la grande aventure de la diversification, on pense d’abord que le plus important c’est la marque des petits pots, la qualité des légumes, la cuisson à la vapeur et la douceur du mixage. Pour celles qui ont du temps, le Babycook de Béaba est un allié de poids, pour les autres Nestlé fait des petits pots de taille raisonnable tout à fait satisfaisants. Ce qu’on oublie en revanche c’est le reste. Des bavoirs qui ne tachent pas et absorbent bien les petits (ou grands) résidus de nourritures, des bouts de tissus pratiques avec lesquels on peut aussi essuyer la bouche (ou le nez, ou le front) souillé du bébé tant qu’à faire. Après avoir juste détruits mes bavoirs premier âge à coup de purée de carotte ou d’artichaut, j’ai opté pour les Silly Billyz qui permettent un lavage rapide à la main sans se tacher et qui sèchent en quelques heures, juste avant l’assaut suivant. Le problème, une fois résolu la question des légumes, puis celle des taches, c’est celui de la cuillère.

Quand on est adulte, on croit qu’une qu’une cuillère, c’est une cuillère. Et bien, que nenni. J’ai essayé plusieurs marques, il est donc normal que je vous fasse profiter de mon expérience.

Comme tous les produits IKEA, la cuillère pour bébé IKEA a l’avantage d’être pas chère. Et vendue par lot de 6 en deux tailles différentes. Un inconvénient ? Je n’arrive pas à visualiser quel enfant, même suédois, a une bouche faîte pour ces cuillères. Après test, la purée, même celle de fruits qui pourtant ne pose aucun problème, est partout sauf dans l’œsophage du bébé. Bref, IKEA tes bibliothèques sont super mais laisse tomber la puériculture.

La cuillère Tupperware a plus de qualités. D’abord je ne suis plus quelle fille de la cousine de la tante de Thomas a eu la bonne idée de nous offrir un set bébé (cuillère et petits contenants à purée) pour la naissance de ma fille mais bravo. C’est pratique, ça rend service et c’est efficace, bref le cadeau de naissance idéal. La cuillère donc, est vendue avec son étui et ça, c’est drôlement pratique. Ensuite, elle est assez souple (la cuillère pas l’étui) pour ne pas abîmer les gencives de bébé et enfin son manche est assez long pour enfourner la nourriture sans s’en coller plein les doigts. Bravo à Tupperware pour cet objet bien pensé. J’ai juste un mini bémol : le manche est long, c’est pratique mais le bébé a aussi tout le loisir de l’attraper et de commencer à exercer sa petite force pour faire n’importe quoi. On a donc pas de purée sur les doigts mais bien dans les cheveux… Ah, la fameuse catapulte.

Enfin, mon coup de cœur vient encore et toujours de Béaba. Non, je n’ai pas d’actions chez eux mais si ils veulent m’offrir des trucs je suis preneuse vu que je n’ai jamais eu aucun souci avec leurs produits (sauf une fois avec le Bib’expresso mais le service client a géré le truc comme un chef) au contraire. La cuillère ergonomique Béaba que j’ai choisie est vendu par lot avec de charmantes petites fourchettes, ce qui est pratique parce que je passe pas mon temps à faire la vaisselle, non de non. Elle est souple comme la Tupperware mais légèrement plus douce dans la matière et sa conception permet une bonne préhension à la fois du parent… et du bébé. Oui !!! Car la cuillère Béaba quand elle ne sert pas à enfourner de petites quantités de purée dans le gosier du bébé est aussi la source d’heures de jeu délectables. Je la laisse à ma fille, qui l’adore et s’en sert pour taper tout et n’importe quoi, sans avoir peur qu’elle ne s’éborgne avec (et si c’est le cas, ça voudra dire qu’elle n’est vraiment pas douée et qu’elle l’aura mérité). Donc encore une fois un retentissant : « Bravo Béaba ! ».

Les masques Belle à croquer

Grâce au blog de Frootloops, j’ai gagné deux masques pour le visage Belle à croquer. Quelle chouette occasion de faire notre premier test beauté ! me suis-je dit. Ni une, ni deux je décide d’octroyer le Nuage de crème à la guimauve à Elo, qui a la peau sensible, et de me garder le Granité de framboise (j’ai aussi un peu pensé à monsieur, qui adore ça… les masques et les framboises). Premier pas commun des filles électriques dans l’univers des blogs beauté.

LUCILE : J’ai eu, d’abord, un à priori très positif du packaging à la fois compact, léger (dans le ton), et coloré. Puis l’odeur du produit m’a juste convaincue, une belle odeur fraîche de framboise juste cueillie qui confirme l’annonce de la marque : 95% d’ingrédients d’origine naturelle inside. Je constate aussi que le naturel c’est bien mais que ça joue sur la conservation du produit, on s’en serait douté, puisque le pot n’est optimal que dans les 3 mois après ouverture (contre 12 mois habituellement). Tant pis, si ce masque est aussi rafraîchissant que ça, il ne fera pas 3 mois de toute façon.

A l’utilisation, je découvre l’effet granité annoncé. En effet, moi qui pensais juste à une formulation de marketeux je suis étonnée par une texture et une couleur qu’on pourrait rapprocher à celle des œufs de saumon. Pas très glam je sais, mais je m’en recouvre pourtant copieusement le visage en massant légèrement comme précisé sur la notice. D’abord ça pique. On m’avait prévenue sur twitter, je décide pourtant de laisser poser, à mes risques et périls, en me disant que ce sont juste les actifs naturels qui font leur travail. Ensuite, ça chauffe. Là, je flippe un peu puisque le masque est censé être un masque fraîcheur. Mais, habitée par mon nouveau statut de blogueuse beauté, je continue le test. Après 10 minutes de pose, passées non pas à penser à mes futures vacances comme conseillé par la boîte mais à stresser pour mon derme, je rince à l’eau tiède.

Et là, je sens la fraîcheur m’envahir. J’ai retrouvé ma peau douce, éclaircie et parfumée délicatement à ce délicieux fruit rouge qu’est la framboise. Je dois avouer donc un vrai succès pour ce masque granité qui a depuis confirmé sa place dans ma salle de bain. Oui, ça picote encore un peu (moins il faut le dire) mais pour quel résultat !

ELO : De mon côté, j’ai testé le masque Nuage de crème à la guimauve. Si ce n’est le nom, c’est  l’odeur du masque qui donne des envies de fête foraine et de barbe à papa. Le laboratoire Juva Santé joue sur un packaging rose et girly, voir même un peu trop girly, même si je dois avouer que les instructions d’utilisation m’ont fait sourire : appliquer le masque et plonger dans un bain chaud pendant 15 minutes en pensant à votre prochaine journée shopping. Et c’est ce que j’ai fait.

Dimanche soir, après un week-end épuisant, j’ai plongé tête la première dans ma baignoire, le masque Belle à croquer à la main. Quand on ouvre le pot, on découvre une mousse odorante, rose et onctueuse. Contrairement à ce qui est écrit, je l’ai trouvé plus pâteuse que légère, m’enfin bref. Grâce à sa texture, l’application sur le visage se fait facilement et agréablement. Peu à peu, le masque est absorbé par la peau. Contrairement à L., je n’ai eu aucune sensation de picotement pendant la pose. Une fois les 15 minutes écoulées, j’ai retiré les restes avec un coton comme indiqué. Mais je n’ai pas pu m’empêcher de me rincer le visage à l’eau pour me sentir totalement propre. Pour une première utilisation,  ce Nuage de crème à la guimauve est plutôt agréable à utiliser, même si je n’ai pas été particulièrement convaincu par son efficacité (à voir après une utilisation plus régulière). J’ai par contre beaucoup apprécié le côté « naturel » du produit : sans phénoxyéthanol, sans paraben et sans PEG. Belle à Croquer met au moins 95% d’ingrédients d’origine naturelle dans ses pots. Et rien que pour ça, je l’utiliserai encore et encore.

Le slip dans le réfrigérateur

A l’heure où j’écris ces lignes, il règne dans Paris une chaleur orageuse qui nous a bien pris de surprise. Les bébés, les chats, les insectes (oui, j’ai vu des trucs volants devenir fous sur les pavés parisiens), mes compagnons de twitter, bref, le monde entier de notre belle capitale suinte allégrement en râlant contre Météo France qui de toute façon n’ y peut rien. Et moi, je mets ma culotte au réfrigérateur, je m’asperge avec la bombe d’Evian du bébé, je grignote des rondelles de concombre, je me colle des glaçons dans le décolleté. Je traîne, improductive, alanguie par le climat moite. Je survis tant bien que mal à la chaleur ambiante, mais difficilement aux humeurs du chat et du bébé.

Le chat, après avoir rampé sur le parquet de tout l’appartement à la recherche d’une place fraîche, s’est réfugié dans la salle de bain. Je lui simplifie la vie en humidifiant régulièrement la baignoire pour qu’il puisse s’y vautrer avec délice. Je lui laisse des verres à pied remplis d’eau un peu partout (oui, on a la classe par chez nous, le chat boit dans des ballons).

La bébé c’est un autre problème. En couches depuis 2 jours déjà, je l’humidifie elle aussi à coup d’Evian, le gosier et son petit corps déjà marqué par de petits boutons de chaleur. Pour qu’elle attrape une pneumonie, je l’ai collée, ainsi humide, en plein dans les courants d’air savamment crées par mes soins en alternant l’ouverture des fenêtres. Je suis revenue, pour elle, à une nourriture essentiellement liquide et cherche au maximum à ne pas la coller malgré l’attirance malsaine que j’ai pour ses petits bourrelets découverts.

Parfois, je rapatrie toute cette ménagerie sur le lit conjugal. Tous à poils, y compris Rob le chat, on s’affale sur notre île moelleuse face à la fenêtre avides du moindre courant d’air faiblard. La pluie va venir, on le sait bien. Et alors, on se serrera bien fort dans les bras des uns et des autres pour se consoler du tonnerre malgré la chaleur, encore.

Et ce n’est que le début de l’été. Vivement la plage.

 

Maman sort

Comme l’a si bien dit Thomas, aka Le papa de Mia, dans son billet du jour, sans ElooOO°° et Antoine nous ne sommes rien que des parents et sans ces trois là je ne suis rien qu’une maman enfermée dans son 55m carré de Belleville. Bien sûr, ce qui a changé depuis la naissance de Mia c’est que maman sort moins et fait de moins en moins d’effort en matière de make up et de tenue (j’en ai conscience c’est déjà un début) mais elle sort quand même. J’aurais donc l’occasion de vous parler régulièrement ici de mes sorties préférées, les restaurants, histoire de vous faire partager mes bonnes adresses (ou pas). Voici donc mes sorties et coups de cœur de la semaine.

SUSHIYA

12, rue Pradier 75019 Paris (01.42.02.85.82)

Le Sushiya c’est 15 mètres carré de concentré de Japon à Paris. Loin de la fameuse rue Sainte Anne et de ses restaurants de ramen traditionnels, le Sushiya est un authentique restaurant de sushi tenu par un vieux japonais taciturne mais malin. Prévenus qu’on pouvait être rejetés malgré la réservation (indispensable, le lieu ne compte que 10 places) sur un simple caprice du monsieur, on est arrivé bien à l’heure et souriants. A raison, puisque quelques minutes plus tard se trouvaient devant nous la plus sublime et parfaite assiette de sushi que j’ai pu voir à Paris (en compétition directe avec les chef d’œuvres que j’ai pu déguster à Osaka). Chinchard, Crevette, œufs de saumon, saumon fondant comme jamais et quelques autres délices qui composent une assiette à 25 euros qui les vaut bien. Thé vert à volonté également selon le bon vouloir du monsieur. Cette pièce magique décorée de bric et de broc a la saveur d’un restaurant authentique du Japon et l’on se surprend à rêver que derrière les rideaux de tissus à l’entrée se cache une rue bondée du Pays du Soleil Levant. A refaire. Très vite.

LA BONNE FRANQUETTE

2, rue des Saules 75018 Paris (01.42.52.02.42)

Une fois n’est pas coutume, nous nous sommes rendus à Montmartre pour fêter les 2 ans du blog des amoureux de Paris. Une soirée que l’on doit à la charmante Céline et qui nous a permis de rencontrer des amoureux de Paris hauts en couleurs, revoir de vieilles connaissances mais aussi casser nos idées reçues sur les restaurants de Montmartre. Car en effet, et La bonne franquette le prouve, on peut bien manger, bien boire, bref bien vivre à Montmartre. Le patron et sa charmante épouse nous on donc ouvert les portes de la cuisine et de la cave pour un test grandeur nature de la carte (Thomas et moi totalisons 6 entrées et 6 plats en tout… testé et validé donc) autour de joyeux échanges de cartes de visite et d’éclats de rire légèrement avinés. J’en garderais le souvenir d’une belle orgie comme on voit rarement à Paris, où un Bordeaux délicieux coule à flots (150 vins en tout à la carte quand même) et où les plats français traditionnels se voient très honnêtement exécutés. Bref, une soirée comme je les aime, dans l’excès et l’amour des bonnes choses. Une adresse à noter et à faire tester aux réfractaires de la vie parisienne.

– A EMPORTER –

LES DELICES DE BANGKOK

61, rue de Belleville 75019 Paris (01.44.52.02.95)

Oui, j’habite à Belleville et c’est un fait, si on habite à Belleville et qu’on n’aime pas la nourriture asiatique et bien on est mal. Les délices c’est ma petite adresse de restaurant thaï juste en bas de la maison et dont je sais que l’accueil et la qualité des plats seront toujours au rendez-vous. J’ai souvent composé le numéro pour me délecter d’un bœuf épicé à la thaï pendant ma grossesse et malgré le temps d’attente assez long (15 à 20 minutes) pour le quartier je ne suis jamais déçue de son rapport qualité-prix imbattable. La carte à rallonge qui propose des plats de toutes les origines permet de varier les plaisirs et même si le personnel est fort sympathique, la décoration un peu bâclée fait que je préfère apprécier tout ça chez moi devant la télé. Mais la cuisine vaut le détour je vous le garantis.

 

7

Ouvrir un blog, c’est ouvrir un espace de partage et de communication. Mais ouvrir un blog, c’est aussi s’exposer à la méchanceté et à la bassesse de certaines personnes. C’est ce qui nous est arrivé avec notre « amie » Gallïane qui n’a rien trouvé de mieux à faire que de nous tagguer, en nous obligeant à révéler 7 secrets immondes sur nous.

Mais puisque Les filles électriques sont joueuses (et pas qu’un peu), nous avons voulu ajouter encore un peu plus de piment. Plutôt que d’écrire des petites choses innocentes, et surtout bien choisies, nous avons décidé de se balancer mutuellement ! Je vais donc vous dévoiler 3 secrets inavouables de Lucile, elle-même va vous balancer des trucs assez ignobles sur moi, et cerise sur le gâteau, le 7ème secret nous concernera toutes les 2.

3 SECRETS INAVOUABLES DE LUCILE (par ElooOO°°) :

  • Parce que Lucile est parfois une galérienne, quand elle s’est retrouvée au Festival Cinémascience de Bordeaux à devoir envoyer en pleine nuit sa critique au Rédac’ Chef, elle n’a rien trouvé de mieux que de s’asseoir par terre, avec son ordinateur pour capter le pauvre signal wifi du Macdo. Sauf qu’en essayant de se relever avec grâce et délicatesse (ce qui, avouons-le, n’est pas son fort), elle a posé sa main dans une grosse et belle flaque de pisse de chien… HIEURK !
  • Si aujourd’hui c’est une meuf assez cool et sociable, quand j’ai rencontré Lucile, elle était plutôt du genre rat de bibliothèque solitaire. Je la revois encore assise par terre devant chaque salle de cours, dans sa veste en velours beige et son sac Quiksilver à côté, plongée dans un livre différent chaque jour. En clair, c’était une nerd.
  • Il y a quelques années, bacheliers fraîchement diplômés, nous sommes partis en vacances dans une maison paumée de Normandie prêtée par des amis de mes parents. Pendant 15 jours, nous n’avons vu aucun être civilisé. Seulement des vaches. Pourtant, en pleine nuit, Lucile est sorti dans le jardin et est rentrée en panique dans le salon. Elle nous a fait une crise d’hystérie, persuadée que le fermier d’à côté était venu avec une fourche pour la violer. 8 ans après, cette histoire nous fait toujours autant marrer. Elle fait partie des dossiers qu’on ressort pour se foutre de sa gueule.

3 TRUCS ASSEZ IGNOBLES SUR ELOOOO°° (par Lucile) :

  • Quand on était au lycée, ElooOO°° a eu l’idée d’écrire aux Robins des bois, dont on était de grandes fans. Une lettre honteuse où elle (ou nous je ne sais plus) a fini par évoquer le derrière charnu de Maurice Barthélémy. Bien sûr, aucune réponse de leur part à l’époque.
  • Comme toute bonne parisienne, ElooOO°° s’est déjà fait faire caca dessus par un pigeon. Et ma fille a fait pipi sur sa veste, à leur première rencontre. Bien sûr ma fille n’est pas un pigeon, mais on note qu’ElooOO°° a une tendance à attirer ces machins là.
  • J’ai déjà vu ElooOO°° faire une lapdance à une poutre. Elle était pas bourrée, rien, et son déhanché est le plus impressionnant et le plus professionnel que j’ai jamais vu… une vraie Pussycat Doll.

1 DOSSIER HONTEUX SUR NOUS

  • Au lycée, toujours, on s’est déjà retrouvées au réveil assaillie par les fourmis dans une tente plantée dans le jardin d’un copain. Pourquoi les fourmis en voulaient-elles à notre corps ? Tout simplement parce qu’on a eu la bonne idée de se l’enduire de sirop d’érable… je vous laisse en deviner la raison.

 

Voilà, c’était notre premier tag, et notre premier article à quatre mains (émotion dans la salle). Merci encore à Galliane et nous refilons le bébé au Papa de Mia, à Hisaux ou Aubergine Divine (comme ils veulent) et Voisin blogueur (si il veut).

La vérité sur les jouets de bébé

Votre bébé a moins de 6 mois et c’est votre premier ? Alors on ne vous a certainement pas dit ce que je viens de découvrir toute seule : les bébés ne s’amusent pas avec ce que l’on croit.

Imaginez la scène : je suis enceinte, svelte malgré mon gros ventre et habillée d’une façon tout à fait validée par les magazines féminins, je suinte l’épanouissement par tous les pores de ma peau et je me balade tranquillement dans un grand magasin de jouets. J’imagine ma future progéniture, surdouée bien sûr, qui trouvera à sa arrivée une tonne de jouets d’éveil pour pousser ses instincts naturels vers le génie pur. Bien sûr, je me heurte à un mur d’incompréhension : « Quoi ? Le piano qui fait de la lumière n’est conseillé qu’aux plus de 9 mois ? Mais c’est une honte mademoiselle ! » Et je retourne au rayon peluches toutes douces qui reproduisent avec des notes toutes douces aussi l’hymne européen (véridique).

Entretemps, ma fille a grandi. Je ne veux pas dire par là qu’elle va entrer au collège, mais qu’elle vient de commencer la diversification et qu’elle a donc 5 mois. J’ai recommencé à chercher des jouets éducatifs, sur internet cette fois ci vu que je n’ai plus trop le temps d’aller balader mon ventre flasque dans les rayons des magasins de jouets bourrés de mioches (des autres en plus… beuark) surexcités. Et je ne trouve rien non plus qui fait mon bonheur… trop peu de choix, trop de bruits stridents qui cassent les oreilles, un design agressif. Oui, je suis chiante… et j’assume.

Seulement c’était avant que je fasse une découverte qui a révolutionné ma vie : les bébés n’en ont rien à foutre des jouets éducatifs ! Ils préfèrent la télé ! Bien sûr, comme je ne suis pas une mauvaise mère et que c’est contraire à mes principes, ma fille a interdiction de regarder la télé avant ses 9 mois, comme pour la découverte de la viande rouge crue. Et je la laisse donc jouer avec ses autres jouets préférés (validés par les mamans de la toile, malheureusement pas par la communauté européenne) : les paquets de mouchoirs en papier, la télécommande (il faut bien qu’elle apprenne à allumer la télé toute seule si elle veut la regarder), une petite bouteille d’eau vidée avec des grains de riz à l’intérieur, les couvercles de petits pots, les étiquettes (oui, les trucs moches que d’habitude on coupe).

J’ai même vu, mais attention il faut bien un bac+40 en parentalité et son brevet de premier secours pour ça, dans le fameux mariage de l’enfer dont je vous ai parlé précédemment, un enfant de 7 mois jouer gaiement avec une fourchette. Oui, une fourchette, le truc avec des dents pointues et dures, lesdites dents bien dirigées vers le faciès du bambin. Et quand j’ai demandé aux parents si c’était normal, ils m’ont répondu très détendus : « on a l’habitude, il ne joue qu’avec les trucs avec lesquels il ne faut pas. » Admiration de ma part, j’espère un jour, faire preuve d’autant de maîtrise et de calme… Mais ça viendra.

Bien sûr, en ce qui concerne ma fille ses activités avec les objets du quotidien ne sont rien encore en comparaison des heures de câlins avec son ami l’âne Trotro en peluche mais ces « jouets » compensent pour l’instant l’achat d’objets onéreux laids et bruyants, et c’est un soulagement.

Mon foie et moi.

 

Il y a quelques jours j’ai été prise d’une migraine tellement violente que j’ai passé pas loin de 12 heures la tête dans les toilettes (ou dans un charmant seau bleu, selon ma localisation dans l’appart). Une crise de vomissements et de vertiges tellement agressive que j’ai d’abord cru que c’était la faute des trois pintes que j’ai sifflé dans la soirée avec une copine. Et puis j’ai cru que cette bière était frelatée et que je faisais une intoxication ou pire une crise de foie. Et puis, au sommet du délire lié à la fièvre j’ai aussi cru que c’était la faute d’une tomate bio de mon sandwich du midi. En fait, c’était donc une migraine (on a envie de dire ouf… mais en fait non) et même si j’ai été un peu soulagée le mal était fait… j’ai décidé de ne plus boire une goutte d’alcool pendant quelques temps.

L’alcool c’était niet pendant les 9 mois de grossesse et même si j’ai râlé un peu dans ma barbe quand quelqu’un ouvrait une très bonne bouteille, cela n’a pas été si difficile que ça. Attention, je ne suis pas alcoolique hein. J’oublie juste que des fois je peux dire non. Non à un dernier verre, non à une deuxième bière, non, je préfère un jus d’orange.

Poussée au vice par les soirées parisiennes,et cannoises il y a quelques temps, j’ai oublié que je préfère le Vitamin Water sans vodka à l’intérieur (oui, j’ai déjà vu des bars où ils vident en partie les bouteilles pour y mettre de la vodka), oublié que le champagne c’est pas la seule boisson des grandes célébrations… il y a aussi le Champomy (non, j’déconne), oublié qu’un bon jus de fruits c’est tellement plus rafraichissant qu’une bière qui fait grossir et donne mauvaise haleine. Et puis, je suis obligée d’admettre que l’après grossesse a été un peu orgiaque, dans le sens où je repousse encore les régimes et où je ne me refuse rien.

Pas toujours pour la fête en plus, puisque j’ai le souvenir d’une soirée un peu arrosée avec Thomas, quelques jours à peine après la naissance de Mia, parce qu’on souffrait tous les deux de rentrer seuls à la maison, parce qu’on a préféré partager un bon dîner et une bouteille de vin ensemble que de penser à l’épreuve qu’on vivait quelques minutes de plus. Un moment agréable mais pas complètement joyeux non plus.

Je ne veux plus de ça, je veux apprécier l’alcool pour le goût (dans les dîner) ou pour une vraie raison festive (la sortie d’un film dont je me contre-balance n’est donc plus une excuse suffisante). Se pose alors la douloureuse question qui m’a torturé pendant toute la grossesse, mais qu’est ce que je vais boire alors ?

J’ai peut-être tout essayé (sauf les mister cocktail), bu des fausses boissons alcoolisées (sûrement pour ceux qui veulent faire semblant ensuite d’être bourrés), des boissons japonaises, coréennes, thaïlandaises, américaines, essayé tous les jus de fruits de la création et je ne trouve pas mon bonheur. Et comme je suis curieuse de nature et que j’espère bien être passée à coté de quelque chose, je vous lance un appel. A compter de ce jour, je vous demande de m’aider dans cette recherche qui, j’en suis sûre, sera aussi très utile aux futures mamans un peu désœuvrées (et je sais qu’elles sont nombreuses). N’hésitez pas à me faire part dans les commentaires de vos suggestions et même de me faire parvenir les curiosités de vos régions, vos boissons originales ou préférées (demandez-moi mon adresse postale dans le formulaire de contact ou sur twitter). Que vous soyez une personne sympathique qui souhaite juste aider, un blog (même un skyblog), une marque, je me ferais un plaisir de publier quelques mots sur vous ainsi que le test de la boisson reçue. Et je testerai tout, même le jus de choucroute si j’en reçois (et je sais que ça existe) tant que ça ne contient pas d’alcool.

Merci d’avance à tous, et à très vite pour cette nouvelle aventure…

 

Le plus beau jour de leur vie… pas de la mienne.

Le week-end dernier avait lieu l’événement familial de l’année, le mariage de celui qui semblait ne jamais vouloir se marier bref LE truc à ne pas rater si on ne veut pas se mettre toute la famille à dos. En plus c’était une bonne occasion pour présenter ma fille à tout le monde en une fois, et puis ça se passait en Bourgogne et il y a du bon vin, et puis un week-end hors des murs de la capitale franchement ça ne fait jamais de mal. En gros, une charmante petite sortie à trois à laquelle j’ai répondu par la positive avec enthousiasme il y a des mois.

C’était sans compter sur l’empêchement de dernière minute de monsieur. Un oubli de corvée liée à son travail qui nous oblige, Mia et moi, à partir seules en train. Bien sûr à ce moment là, j’ai conscience qu’on a quitté le domaine du petit plaisir pour la mission suicide et je prie jusqu’au matin fatidique que la bonne volonté du bébé, une organisation impeccable et un peu de facteur chance rendent cette journée supportable.

Tout d’abord, préparer le sac. 18h à l’extérieur avec un bébé de 5 mois équivaut à 17 kilos de matériel environ dont je vais mettre un point d’honneur à oublier la moitié. Exit donc la crème solaire indice 50 en pschittt qui coûte un bras, le chapeau, les bavoirs de secours (une journée avec un seul bavoir… facile), un ou deux jouets pour l’occuper, le biberon en plus « au cas où » ou la petite bouteille d’eau qui peut toujours servir.

Réveil matinal pour le bébé qui n’est pas habitué. En même temps, un biberon à 6h30 alors que tu dors comme un loir, franchement ça m’aurait fait chier aussi. Je sors donc dans le froid matinal, bébé en écharpe (dieu bénisse JPMBB), le sac de 10 kilos en bandoulière mais pomponnée comme pour un mariage (tiens, tiens) avec ma robe de soie rouge fétiche et des talons de 12cm. Commence alors le cauchemar.

Métro puis installation dans le TGV. Il est 7h58, le TGV n’a pas quitté Paris qu’on peut totaliser 4 vomis dans le décolleté de ma robe en soie. Je n’ai rien pour essuyer, pas de bouteille d’eau et je suis chargée comme un baudet, j’essuie comme je peux avec un mouchoir en papier (il m’en reste 3) en espérant que cela ne fera pas de tache dégueu. C’est à ce moment là que mon voisin de TGV me glisse avec beaucoup de tact que je devrais regarder dans mon soutien gorge aussi. Il a raison, une partie du lait semi-digéré s’était glissé là. Il est 8h et déjà je craque.

Retard de TGV de 45 minutes, le bébé s’impatiente… moi aussi. Dans un souci de confort pour les autres passagers, je m’enferme dans le cagibi qui sert à changer les bébés et je m’évertue à faire chauffer un biberon avec une machine soufflante pour sécher les mains. Effet nul, lait en poudre qui vole partout, brûlure des paumes avec le plastique bouillant. Il est 10h et ça fait 2h que je marche dans les allées pour éviter un concert de hurlements.

Arrivée à Dijon, la ville est en travaux. Le bébé n’a toujours pas fermé l’oeil et les signes de l’hystérie commencent à se remarquer. Hurlements dès que quelqu’un l’approche, rires puis grognements, grosses larmes qui perlent sur ses joues. Intérieurement, j’en suis à ce stade aussi.

Entrée de l’église, il apparait évident que le bébé ne PEUT PAS entrer à cause du cri déchirant et ininterrompu qui sort de sa petite gorge (mais quelle coffre !), ma mère se dévoue. La migraine commence à me tarauder. Les membres de la famille mettent en doute l’adorabilité du bébé, ma capacité à gérer la situation, ma capacité à m’occuper d’elle tout court. ma robe n’a pas de tache apparente mais j’embaume la bile séchée à 10km. La cérémonie est trop longue pour moi qui guette un signe de catastrophe.

On me prête une poussette. Commence alors le marathon de la journée. Des allers et retours en escarpins à talons hauts dans une rue à gravillons puisqu’il n’y a que ça qui la calme. On m’apporte des verres, et parfois quelqu’un me prend en pitié et vient me tenir compagnie, dans ma rue, à deux pâtés de maison du vin d’honneur. Je donne le troisième biberon de la journée entre deux voitures, et la change sur la banquette arrière. Et comme c’est la journée du grand n’importe quoi je suis dérangée par un pervers qui mate le derrière nu de ma fille dans mon dos. C’est à mon tour de hurler. Le vin d’honneur est réussi par contre, j’entends de loin les pétards exploser, les musiciens s’éclater et les invités s’exclamer. Les parents (et il y en a. La noce compte 11 enfants dont 7 de moins de 1 an… ah, ces mariages de trentenaires) restent avec leurs poussettes dehors. Et commence alors une nouvelle ère, celle de la solidarité.

Déjeuner de mariage. Le bébé ne supporte pas d’autre présence que la mienne. Charmant pour les présentations. J’ai droit à 10 minutes de calme (dieu bénisse l’inventeur de la poussette). Puis je me rends compte que je suis placée dans un coin de la salle où je ne connais personne. Je suis placée à la table des jeunes parents. Rapides présentations, on confond même les noms des bébés et les nôtres (je me ferais appeler Mia toute la journée). Je ne vais de toute façon pas partager grand chose avec ces gens qui semblent fort sympathiques, puisque nous allons nous relayer et nous croiser au premier étage, celui des enfants. Les plats s’enchaînent, certains que je ne goûterai même pas d’autres que j’enfourne en quelques secondes et je bois, je bois, je bois. Les grands verres à dégustation se remplissent de vin comme par miracle entre mes disparitions. La migraine me vrille le crâne, je suis seule et perdue au milieu de nulle part, les gens qui m’entourent semblent baigner dans une autre dimension. Mon frère et son adorable copine ont pitié de moi et montent parfois voir un bébé qui n’est toujours pas décidé à dormir.

Incapable de se reposer, incapable de rester seule (dans une pièce bien calme avec d’autres compagnons quand même), ma fille me fait vivre un enfer. Je monte et je descends sans arrêt ces foutues marches d’escaliers, je berce, je joue, je cherche désespérément des solutions pour profiter de 5 minutes de calme et de silence.

Quatrième biberon, la cuisine de la salle ne dispose pas de micro ondes. C’est un gentil couple prévoyant qui fait tourner le chauffe-biberon aux 6 autres familles. Je me vois, dans ma jolie robe en soie rouge, échevelée, boitillant dans un coin de la salle du déjeuner vers l’unique prise électrique libre du lieu, le coin du livre d’or. Et dans mon coin, en nervous breakdown complet, je regarde les gens vivre normalement, comme si de rien n’était, comme si le monde n’allait pas s’arrêter de tourner quand ma fille aura ouvert la bouche. La salle ne dispose pas non plus de lieu pour le change, ma fille est changée dans son transat, par terre dans les toilettes pour dames. Ce qui finit de m’assassiner le dos.

Bien sûr, personne n’aura rien remarqué. Je dis que ma fille a hurlé toute la journée parce qu’elle a hurlé dans mes oreilles, loin de la foule et des célébrations. Je dis que j’ai couru tout le temps, et ça a été le cas des autres parents de ma table, mais c’était pour préserver le calme relatif et l’ambiance de fête de cette journée. J’ai stressé à chaque instant pour le confort de ma fille et son repos, les conditions inadmissibles (par ma faute) de ses changes et la température nulles de ses biberons. J’ai pesté parce qu’on nous a relayé dans un coin de la salle, première table face à la scène (bébé de 2 mois devant les baffes, pas terrible terrible) et à l’opposé des escaliers de la salle des bébés. J’ai râlé contre moi aussi, d’avoir oublié les bavoirs en plus, la bouteille d’eau, la crème solaire pour quand on était dehors. En fait, je n’avais juste pas compris que les gens qui avaient pensé, imaginé et vécu ce mariage n’étaient que des gens sans enfants. Loin des préoccupations des parents, loin d’imaginer le matériel et l’organisation que nécessite le déplacement d’un enfant de moins de 6 mois.

J’ai appris par la suite que la salle des bébés était en fait la salle prévue pour danser en fin de soirée, que les lits pliants ont été démontés, que les bébés ont été délogés sans aucune autre proposition. J’ai appris que le gentil couple avec le petit garçon d’à peine 1 mois et demi s’était retrouvé sur le parking, un peu perdu, à devoir coucher le bébé dans la voiture parce qu’il ne leur restait que ça à faire. Je pense que si j’avais eu à vivre ça j’aurais craqué.

J’ai craqué à Paris. Dans le métro. Épuisée, physiquement et psychologiquement par ma journée, morte de stress aussi. Je suis contente d’avoir vu et d’avoir échangé quelques mots avec des membres de ma famille, j’ai fait acte de présence (difficile d’appeler ça autrement) j’ai fait ce que que je devais faire. Mais je crois que cette journée est bien la preuve que même avec un bébé adorable 99,9 % du temps on ne peut pas tout faire. C’est une leçon de la vie, la prochaine fois je resterai chez moi.

Le rayon compotes/purées c’est ma maison…

Depuis quelques jours à peine nous avons commencé en famille la grande aventure de la diversification. Pour ceux qui n’ont pas encore de bébé, la diversification c’est quand tu passes du lait à tout le reste, que tu bouscules les bonnes habitudes pour une ère de chaos et d’incertitudes. La diversification c’est aussi un moment qu’on attendait avec impatience, déjà conscients de la curiosité de notre fille et bons vivants pressés de partager une passion commune.

Et j’ai de la chance, ma fille, manger, elle aime ça. Piquer dans l’assiette de sa mère (quand il n’y a pas d’épices ou de surplus de graisses, je ne suis pas irresponsable non plus), déguster les purées maison ou s’empiffrer de petits pots Nestlé ou Blédina c’est juste un bonheur de tous les instants. Et ça le serait presque autant pour moi si ce n’était pas un travail épuisant ou la source de scènes d’une violence inouïe envers le mobilier (je me compte dans le mobilier bien sûr).

A la fin de la dernière séance, la demi-carotte, cuite à la vapeur et mixée dans le Babycook qu’on possède quand on est un bon parent d’aujourd’hui, a semblé avoir explosé dans le salon tant les projections étaient impressionnantes sur les meubles, les vêtements, mon pied (?), le dos du chat dans un rayon de 2 mètres autour du bébé. Une chatoyante performance, un feu d’artifice de vitamines et de couleurs bref, tout ce que, de toute façon, on ne retrouvera pas dans sa couche plus tard ce qui n’est pas plus mal.

Mais la diversification c’est aussi des heures et des heures dans le rayon concerné du supermarché à vouloir prendre les bons produits, les bonnes marques, la plus grande palette de légumes et de fruits et pas trop de mélanges parce qu’IL FAUT DECOUVRIR LES GOUTS. Bref, une perte de temps énorme si on ajoute à ça le temps à choisir les fruits et légumes surgelés, frais et en boîte pour les jours où on a le temps de s’amuser un peu à faire des mini-portions de purées et compotes comme toute bonne maman doit faire.

Et donc, maintenant une partie du placard de la cuisine est dédié à cette nouvelle étape ainsi qu’un tiroir du congélateur. Et je sacrifie une bonne heure par jour à la préparation du déjeuner du bébé, à la mise en place de menus variés mais aussi mon intégrité physique (et celle du chat) dans ces moments qu’on ne revivra pas deux fois : la première grimace à la courgette ou le sourire à la carotte.

C’est mon anniversaireuh…

Oui, le 14 juin c’est mon anniversaire et cette année j’ai 26 ans. Des semaines à l’encaisser et à accepter que Thomas organise quelque chose qui puisse me faire plaisir. Et c’est étrange parce que j’adore les anniversaires, j’adore les dates, les célébrations, les fêtes. Mais il ne faut pas m’en vouloir de cette petite crise passagère, je suis devenue une autre personne.

Encore traumatisée par celui de l’année dernière que l’on pourrait appeler « le pire anniversaire de ma vie » (il en faut bien un), j’ai cette excuse pour appréhender le bouzin. Laissez moi vous planter le décor :

C’est moi, dans un appartement que le nouvel homme de ma vie partageait il y a encore quelques semaines avec une autre fille. Deux ou trois bricoles à elle traînent encore et mes affaires à moi tiennent dans une poignée de cartons qui viennent pourrir l’absence de déco (rupture en fanfare oblige). C’est moi, et je viens de décider que j’allais divorcer et que je m’installe avec un autre homme, j’y perds mon chat, mes habitudes, mes amis, ma vie. C’est moi, et dans la foulée je viens d’apprendre que je suis enceinte, bien sûr, je suis déprimée, je fais une crise d’acné et la nausée est mon quotidien. Pas le cœur à la célébration, et le portable éteint pour ne pas pouvoir constater de l’absence de messages sympathiques (ce qui deviendra une habitude par la suite) je regarde Thomas se démener pour m’arracher un sourire. Et c’est avec une tartelette aux fraises, sincère et délicieuse mais aussi symbole du pathétique de cette journée que je me surprends à ne pas sauter par la fenêtre.

On comprendra que je décide par la suite que mon anniversaire devienne tabou même si à force de joutes verbales déchirantes Thomas arrive à me convaincre (comme toujours).

Aujourd’hui c’est donc mon anniversaire, le premier vrai anniversaire de ma nouvelle vie. Laissez moi vous planter le décor.

C’est moi, dans le salon de notre appartement de Belleville, il pleut et j’écoute avec Rob le chat les mafieux d’à coté se raconter des blagues en chinois (ça a l’air drôle). C’est moi, et je viens de donner un biberon à ma fille de bientôt 5 mois qui est un ange et qui, j’espère, n’aura jamais à souffrir des choix de sa maman. C’est moi, et je reçois plus de mails publicitaires (il se servent de mon anniversaire pour me pousser au vice, les salauds) que de messages de potes et ça ne m’empêche pas d’être heureuse. C’est moi, et j’attends que Thomas rentre du travail pour voir avec lui le programme de la journée. C’est moi, et j’ai des projets plein la tête, des amis fidèles, une famille qui m’aime et que j’aime et encore quelques bons films à voir.

Et je ne me jetterai pas par la fenêtre…