Archive from sept 2011

[DIY] Encadrer votre citation préférée

30 sept 2011 Par ElooOO°°    Aucun commentaire    Rangé dans : DIY

J’en ai déjà parlé ici, la décoration de l’appartement est un peu notre priorité numéro 1 en ce moment. Bien sûr, pas tout le monde est comme nous et on peut se meubler et décorer sa maison en commandant tout en ligne, comme sur Net Meubles par exemple. Moi j'aime bien fabriquer moi-même. Je continue donc de traîner pas mal sur les sites américains de DIY, pour finalement tomber sur ça. Un tuto qui explique comment une jolie jeune fille à transformer une peinture moche en un chouette truc. En gros. Le grand cadre Ikea tout neuf qui traîne depuis des mois me zieutait depuis le coin de la chambre, en espérant qu’enfin je l’utilise. J’ai donc décidé de l’aider.

  • J’ai commencé par choisir une citation assez célèbre de Dali que j’aime beaucoup. Je vous la fais longue  “Since I don’t smoke, I decided to grow a mustache – it is better for the health. However, I always carried a jewel-studded cigarette case in which, instead of tobacco, were carefully placed several mustaches, Adolphe Menjou style. I offered them politely to my friends: « Mustache ? Mustache ? Mustache ? » Nobody dared to touch them. This was my test regarding the sacred aspect of mustaches.” Alors, forcément, c’est un peu long pour un seul cadre, je me suis donc limitée à la première phrase. Ayant déjà customisé un meuble, un grand rouleau de sticker noir m’attendait sagement au fond d’un tiroir. Le sale travail a donc été d’imprimer la phrase sur du bristol, découper les lettres pour en faire des patrons, pour pouvoir les RE-découper dans le sticker. Long et chiant, mais indispensable.

  • 2. Même si je trouve le concept assez génial, je n’ai pas voulu / pas eu le temps de chercher une peinture moche dans une brocante, ou ailleurs. J’avais envie d’utiliser mes propres couleurs. Du coup, j’ai acheté un grand bristol chez BHV que j’ai découpé à la taille du cadre. J’ai fait le tri dans mes acryliques pour en sélectionner 3 : gris, violet, rose ; et les balancer assez aléatoirement sur ma feuille. Séchage. J’ai ensuite tracé des traits pour pouvoir coller proprement les stickers sur la feuille.

  • 3. La troisième étape a été de recouvrir délicatement (comprendre : y aller franco) la feuille par la couleur souhaitée.

  • 4. Une fois sec, j’ai enlevé déééééélicatement (et pour le coup, c’est vrai) les stickers un par un. Forcément, la peinture a un peu bavé, mais je crois que c’est un peu inéluctable. Admiration de mon oeuvre. « Wahou » dans la salle. Vu que je suis un peu faussaire, j’ai (mal)  imité la signature de Dali sur le cadre blanc. Et pour donner un peu de texture, j’ai repassé de la gouache blanc sur ce cadre. Et VOILA !

Ma rencontre avec Bertrand

29 sept 2011 Par Lucile    3 commentaires    Rangé dans : Cinéma, Histoires de filles

 

Maintenant que je suis une maman modèle qui travaille à la maison tout en s’occupant de sa turbulente (non, j’déconne) fille de 8 mois, les moments de glamour s’espacent. Oui, moi qui avait pris pour habitude de vider les open bar de champagne pour les soirées de sorties de films, de foncer en festivals me faire 5 films par jour, mettre des robes de soirée en plein jour et regarder les stars à quelques mètres de moi d’un œil blasé, je nettoie plus souvent des couches lavables que je n’arpente les tapis rouges. Étonnant, non ?

Pas tellement en fait, vu la belle révolution que représente ma fille. C’est pourquoi je saute sur l’occasion, dès qu’elle se présente à moi, de rencontrer mes artistes préférés, ceux qui font encore vibrer la petite parcelle d’esthète derrière mon costume de femme au foyer. La maison close, c’est un peu chez moi en fait… hahahaha

Bertrand Bonello, j’ai vu de lui Tiresia et Le pornographe. Deux films forts, aux univers en demi-teintes, tragiques, poétiques et surtout d’une beauté époustouflante. L’Apollonide, qui vient de sortir dans les salles, j’ai pu le découvrir pendant le dernier festival de Cannes. Une claque comme toujours, visuelle d’abord. Et puis j’ai été touchée par la douceur du regard du réalisateur, le respect, l’admiration qui transpire de l’écran pour ces femmes.(ma critique du film ici, pour ceux qui le veulent)

Vous imaginez donc mon excitation quand on m’a proposé de rencontrer le fameux Bertrand. Une excitation qui a laissé place à l’angoisse. Un esthète pareil, un puit de culture et un artiste aussi complet ne va t-il pas être dégoûté à la vue du misérable personnage que je suis ? (oui, je suis au top de ma confiance en moi).

Mais j’ai enfilé mon costume de super intervieweuse. J’ai trouvé une garde pour ma fille, enfilé les talons hauts (les très hauts), une robe moulante (mais pas trop) avec un décolleté avantageux (j’ai pas lésiné de ce coté là), essayé de me rappeler de mes bases de maquillage et gratté les multiples taches de nourriture séchée sur ma tenue. Je n’ai pas assorti mon sac à main avec mes chaussures, parce qu’il faut pas déconner quand même, Bertrand ne porte pas tous les jours sa cravate étroite sur chemise blanche.

Cet artiste qui me touche autant, dont je crois avoir percé le mystère de ce qu’il nous laisse à voir de son talent, je n’avais rien à lui demander. A part un autographe… ou un rôle dans son prochain film. J’ai donc décidé de le laisser parler. Parler de lui, de sa passion pour la musique, de son amour du cinéma, de ses projets avortés et futurs. Nous avons papoté ainsi plus de 30 minutes (c’est long en interview). Et puis il a fallu se séparer. J’avais encore tellement à lui demander, et puis envie de partager un verre avec lui, le voir travailler.

Je ne vais devoir que me contenter de m’émouvoir de ses films.  Je suis repartie pleine de la grâce et de la beauté de son regard mais sans autographe et sans rôle dans son prochain film.

L’apollonide, souvenirs de la maison close, par Bertrand Bonello. Sortie le 21 septembre 2011

 

J’ai testé pour vous… la danse orientale

28 sept 2011 Par ElooOO°°    8 commentaires    Rangé dans : Histoires de filles, Paris

Depuis longtemps, je danse. Enfin, je danse… Je me dodeline quoi. Je sautille dans mon appartement sur le dernier morceau qui m’émoustille. Je balance les bras, à gauche, à droite, en avant, en arrière en rythme (ou à peu près). J’ai d’ailleurs monté, pendant des années, des spectacles de danse avec mes copines de vacances. Soirée disco de Boris et California de Mylène Farmer restent nos plus grands succès.

Malgré tout, je n’ai jamais pris de cours de danse à proprement parlé. J’ai toujours préféré les sports collectifs (handball) ou qui ne mettent pas en jeu mes compétences artistiques (badminton). Depuis quelques années, pourtant, l’envie s’est fait plus pressante. Ébahie, je regardais avec envie les danseuses orientales. Leur façon de se mouvoir, la sensualité qui se dégage de chaque mouvement, m’a toujours laissé admirative.

J’ai donc sauté le pas, au mois de juillet. Dans un grand élan de motivation, j’ai tout bouclé en 8h. Renseignements, certificat médical (l’avantage de bosser dans le milieu), inscription, à 18h c’était terminé. Mon destin était scellé. J’allais prendre des cours de danse orientale. L’été est passé, mon appréhension avec. La date du 22 septembre 2011 me paraissant far far away. Sauf que, dans la vie, c’est bien connu, tout vient à point à qui sait attendre, la date fatidique est donc arrivée.

Je commence par regarder mon placard, d’un air médusé… Que peut-on bien porter pour un cours de danse ? Je déterre un leggings sans pied, et un débardeur noir. Sobre mais efficace. Encore traumatisée par l’ambiance vestiaire de piscine au collège, j’enfile mes vêtements de ville par dessus. Je fonce ensuite d’un pas traînant au Centre d’Animation à 3 minutes de chez moi et j’ouvre la porte une boule au ventre. 5 filles sont déjà là. 2 ont l’air aussi mal à l’aise que moi, 3 rigolent et parlent FORT. Je les déteste immédiatement. Pendant qu’on patiente, d’autres filles arrivent et, chacune passe au crible des autres. 20h sonne, la porte de la salle s’ouvre.

On entre en file indienne. Je sens mes joues rougir. Tout le monde se disperse dans la salle et chacun essaie de trouver ses marques. Les 3 du fond continuent de glousser et de m’exaspérer. La prof entre en scène. J’avais imaginé une jeune et belle femme typée, je me retrouve avec une vieille blonde sans sourcil (true story, ils sont dessinés au crayon). Désenchantement. Quand elle nous dit de nous changer, là, dans la salle, je me réjouis d’avoir opté pour la superposition. La prof se change devant nous, en slip, avant de commencer son discours de bienvenue. Bonjour, bonjour. Heureuse de vous accueillir, tout ça. Tour de table (façon de parler) des prénoms de chacune. Les 3 dindes glousseuses sont des anciennes élèves, what a surprise ! J’écoute d’une oreille distraite…jusqu’au sursaut surpris de la fille endormie, à l’évocation d’un spectacle de fin d’année. Mon esprit cède à la panique, et j’imagine déjà 10.000 excuses pour ma future absence de ce « moment agréable pour les professeurs et pour les élèves » qu’elle dit.

Le cours commence (enfin) après 10 minutes de blabla. Dinde glousseuse n°1 se jette sur la prof pour prendre un CD et mettre la musique. Je me mets dans le fond, loin des regards, quitte à ne rien voir. A chaque minute qui passe, à chaque pas, geste que j’essaie de reproduire, l’espoir caché d’être en fait une grande danseuse au don inexploité s’effrite. La prof me reprend plusieurs fois, pour finalement me dire que je suis raide comme un soldat. Connasse. Je tente vainement de reproduire la chorégraphie toute simple qu’elle veut nous apprendre. Rien n’est coordonné, tout part en vrille. Je sue. J’ai soif. A bout d’une heure, le cours s’achève.

Mon bilan : A 26 ans, prendre son premier cours de danse se révèle forcément plus compliqué qu’à 8. L’ambiance fifille qui s’en dégage me gonfle particulièrement. Et j’ai peur de ne jamais vraiment être à l’aise dans ce groupe éclectique de mamans, copines, filles mal à l’aise et dindes glousseuses. Malgré tout, j’ai envie de persévérer. Pour avoir, enfin, une passion à moi, une activité pour moi. Pour apprendre et progresser aussi (j’espère). Et pour me mettre à l’épreuve (sale sado). Le 1er cours étant passé, j’ose espérer que les prochains seront plus faciles. Et même si je n’y ai pas vraiment trouvé de plaisir, je pense qu’en progressant, ça arrivera.

Mais comment font les femmes ?

27 sept 2011 Par Lucile    1 commentaire     Rangé dans : Cinéma, Maternité

Samedi, j’ai pris la décision d’abandonner ma petite famille (Thomas avait décidé de préparer un dîner en amoureux, il fallait bien que je m’éclipse sinon je l’aurais houspillé tout le temps) pour m’offrir une petite séance ciné en solo. Un tube de mentos aux fruits dans une main, mon dernier achat fringue dans l’autre, une tâche de truc séché non identifié sur le bas du pull, on peut dire qu’à cet instant j’ai l’air de la dinde type qui va voir Mais comment font les femmes. ça tombe bien, c’est ce que j’ai prévu de voir.

Je vous annonce tout de suite que la bande annonce et l’affiche m’avaient déjà un peu refroidie et que c’est avec un à priori très négatif que j’ai donné sa chance à cette comédie. Et pourtant je ne suis jamais contre l’idée qu’un film réhabilite le travail des femmes au quotidien fait de grosses responsabilités et de petites choses indispensables. Mais ce film… comment vous dire…

Je ne serais pas de celles qui disent que Sarah Jessica Parker a un visage chevalin, blah blah blah, juste pour vanner mais j’ai sérieusement du mal à m’identifier à cette femme. Kate a donc un travail qu’elle adore dans le monde de la banque (c’est bien amusant d’ailleurs, cette volonté des scénaristes de réhabiliter le monde de la banque en ce moment dans les salles) et est juste sur le point de voir se concrétiser tous ses efforts, mais elle a aussi un mari (parfait, et qu’elle aime) et deux beaux enfants. Kate envie et craint les mères au foyer (des mères au foyer parfaites représentées par des néo-Paris Hilton) qui peuvent s’occuper de leurs gosses correctement alors qu’elle non. Elle déteste aussi son collègue masculin qui n’a pas tout ses soucis et choppe ainsi le maximum de contrats.

Ce que le film ne réussit certainement pas, c’est de rendre Kate sympathique. C’est aussi de la rendre réaliste, et ça, c’est même encore plus grave. Pas besoin d’avoir un job haut placé dans la finance pour que concilier famille et travail soit une plaie. Je suis sûre que je croise des vendeuses, des esthéticiennes ou des dames de cantine qui rament autant à gérer leurs horaires pourris et le stress du travail avec les devoirs de leurs enfants et le dîner du mari.

Bien sûr, dans le monde merveilleux d’Hollywood, l’argent n’est jamais un problème, c’est pourquoi Kate ne fait son job que par plaisir. On comprend moins alors, pourquoi elle fait autant chier avec ses multiples obligations si elle s’en rajoute des tonnes en plus juste pour le plaisir.

Kate compte aussi beaucoup sur les autres. Pour réussir son travail, elle a besoin de sa fidèle assistante qui, elle, n’a pas d’enfant et peut donc cumuler les heures supplémentaires pour fignoler les dossiers et les powerpoints. Elle a aussi besoin de son mari et de la nounou pour gérer ses enfants, qu’elle ne voit finalement que très peu. Comme une blague, elle s’étonne que son fils de 2 ans ne soit pas capable de sortir un vrai mot et finalement que sa première phrase soit « bye bye, mama ». Moi à sa place, j’aurais pleuré.

Mais si ce film m’a énervé c’est parce que j’ai déjà croisé une Kate dans ma vie. Quand je suis arrivée à Paris, dans ma prime jeunesse, je suis devenue babysitter dans les beaux quartiers. Une galère, croyez moi. J’ai été la babysitter de deux adorables monstres de 5 et 7 ans qui portaient quotidiennement des fringues à la valeur équivalente à mon salaire mensuelle et jouaient exclusivement avec des jouets en bois bilingues. Et je peux vous dire qu’elles me détestaient. Elles me détestaient de les emmener à la danse, de préparer leurs sacs de piscine pour le lendemain, de leur préparer le dîner et de leur faire un bisou pour leur souhaiter une bonne nuit. Et elles m’ont fait craquer. Comme les 3 autres babysitters que j’ai pu croiser dans cet appartement parisien cossu. Oui, car on se relayait à 2 ou 3 pour couvrir toute la semaine et parfois les week-ends. La mère, la fameuse Kate, bossait dans le prêt à porter, était clairement une « fille de » et le père dans la banque, je ne l’ai croisé qu’une poignée de fois en quelques mois de travail. Cette Kate, là, je lui ai parfois demandé si elle avait conscience de la haine de ses filles envers nous et de la dangereuse demande permanente d’attention dont elles commençaient à faire preuve. Elle m’a répondu sans sourciller que le bonheur de ses filles était dépendant du sien et que si elle était heureuse, ses filles le seraient aussi. Que les montées de violence de ses chères petites anges n’étaient que des caprices d’enfant. Que la lueur de mépris et parfois de haine dans leurs beaux yeux bleus n’étaient qu’un fantasme.

J’ai détesté cette personne. Comme je déteste ce film. Je crois, bien sûr qu’on peut atteindre l’épanouissement personnel en étant maman (et heureusement). Je ne crois pas que cet épanouissement soit la clé de tout et soit prioritaire. Et vous ?

J’ai testé pour vous… la mooncup

21 sept 2011 Par Lucile    21 commentaires    Rangé dans : Beauté, Histoires de filles, Maternité

Oui, vous allez me dire, c’est pas très glam. Et pourtant c’est un sujet qui commence à faire son petit bonhomme de chemin sur la toile et de plus en plus dans nos vagins. Enfin c’est surtout du mien dont il s’agit maintenant. La mooncup, j’y ai réfléchi quelques mois avant de me lancer, parce qu’un peu comme tout le monde les alternatives (tampons et serviettes hygiéniques) ont beau être pas écolo du tout et parfois pas pratiques, on est quand même sacrément habituées. L’envie m’est venue après l’accouchement, dans mon espèce de délire écolo qui m’a poussée à utiliser des couches lavables (et à ne pas le regretter) et à utiliser le maximum de produit bio ou naturels pour notre fille. Et puis, je me suis lancée.

Je l’ai commandée sur le site Intime Nature, parce que Marie qui le gère est très sympa sur twitter et parle bien de ses produits et aussi parce que je me voyais mal poser ça sur le comptoir du Biocoop d’à coté pour me faire encaisser par le vendeur bio le plus mignon de sa génération. Elle est arrivée, dans son petit pochon en coton à ruban coulissant et l’objet m’a presque paru girly. Attention, au premier abord, et même pour moi qui m’était préparée, une mooncup est assez imposante. Si, comme moi, vous portez un nuvaring (mais si, vous savez, l’anneau contraceptif qui se change une fois par moi et qui n’est pas remboursé par la sécu) vous ne serez pas dépaysée et du coup, vous savez que ça rentre.

Parce que c’est surtout ça, le problème de la mooncup. On a un objet de quelques beaux cm dans les mains et on doute toujours a) que ça va rentrer tout seul b) que ça ne va pas gêner au quotidien. Et c’est vrai que comparé à un tampon tout mignon, tout doux ce n’est pas engageant. J’ai donc décidé de tester la bête avant d’avoir mes règles, ce qui est conseillé et… et bien c’est rentré (incredibeul, non ?)

Bon… je ne vous cache pas que je n’imagine pas que j’aurais pu m’en servir avant d’avoir un enfant. Faut avoir de la place là dedans, ne pas avoir peur d’y mettre quelques doigts et donc ne pas avoir de tabou avec cette zone de votre corps. Mais la mooncup a aussi l’avantage de ne pouvoir être changée que toutes les 8 heures (ça dépend de votre flux, mais honnêtement si vous la remplissez en une fois, je vous paye un diabolo) et donc de ne pas être une activité à part entière de la journée. Et bien posée, on n’y pense plus. Ce qui est plus difficile à croire, je le conçois mais est bien une réalité après les 2/3 premiers jours d’adaptation.

MES A PRIORI SUR LA MOONCUP

  • Je vais m’en fiche plein les doigts
  • Je n’arriverai jamais à la poser toute seule… encore moins à la déloger.
  • c’est trop gros et ça ne sera donc pas confortable
  • Etre confrontée ainsi à ses secrétions, c’est crade.
  • Et comment, je vais faire si je dois la changer à l’extérieur, hein ? (genre au travail ou chez mes beaux parents)

LA VERITE SUR LA MOONCUP

  • Il faut être assez violente (ou pas douée) pour se salir avec une mooncup. En effet, bien positionnée, elle fait action de ventouse (ce qui empêche les fuites) et il faut donc délicatement faire pression pour la déloger. En poussant légèrement (comme pour accoucher… ou pour faire caca diront certaines), la mooncup se détache en emmettant un joli bruit… bah de ventouse qu’on détache et sort sans heurts et donc sans éclaboussures.
  • En fait, il y a une technique pour poser la mooncup. Il suffit de plier deux fois la partie large de la mooncup et de maintenir le pliage avec deux doigts. Après l’insertion, la mooncup reprend sa forme initiale sans qu’on ne sente rien. Et pour la faire descendre… je vous en ai parlé plus haut. Si même une empotée comme moi peut le faire, vous imaginez la simplicité…
  • C’est gros à la vue mais en fait complètement adapté à notre physionomie. Croyez moi, j’y ai fait passé un bébé de 3 kilos (certaines de 5) donc je sais de quoi je parle.
  • Les règles, ce n’est pas le truc le plus propre du monde, il faut en convenir. Seulement, la mooncup permet vraiment de se rendre compte qu’en fait nous ne perdons qu’une infime quantité de liquide. Vite rincé à l’eau et vite oublié (pour celles qui ne sont pas à l’aise), c’est quand même plus propres que les vieilles serviettes qui embaument la poubelle de la salle de bain ou les tampons qui bouchent les toilettes.
  • L’avantage de la mooncup, et dont je vous ai parlé avant, c’est qu’elle ne se change que très rarement. Du coup, malgré des journées de dingue au boulot, vous devriez pouvoir ne pas avoir à la changer sur place, pareil avec les beaux parents si vous êtes en visite, sinon enfermez vous quelques minutes dans la salle de bain quand vous vous brossez les dents. Bien malin celui qui devinera ce que vous faîtes.

Vous l’aurez compris, la mooncup a encore fait une victime. Moi qui était sceptique mais curieuse, je suis maintenant convaincue. C’est un système économique (profitez en, la mooncup dans ses deux tailles est actuellement en promotion sur Intime Nature), simple et écologique (c’est vraiment jouissif, cette impression de moins jeter). Comme Les afficionados du tampons et les accros à la serviettes hygiéniques sont deux clans à part avec des des défauts et des qualités, la mooncup s’avère être une troisième alternative cohérente et légitime et, au moins, à envisager.

A propos du site Intime Nature, où j’ai passé ma commande, il propose des coupes menstruelles donc (aka mooncup) mais aussi des serviettes hygiéniques réutilisables (pour moi qui utilise des couches lavables, ce n’est pas choquant, donc je vous jure que ce n’est pas aussi contraignant que ça en a l’air) aux motifs très sympa, des cotons démaquillants réutilisables aussi et tout un tas d’accessoires autour de l’hygiène féminine responsable. En plus, comme je l’ai déjà dit, le site propose actuellement tout un tas de promotions fort alléchantes… n’hésitez plus !

EDIT : On me signale que les promotions durent jusqu’à ce vendredi. So go, go, GO !

Et pour celles qui veulent en savoir encore un peu plus et veulent se taper une bonne tranche, je vous conseille cet article. Tiré d’un excellent blog bien sûr que vous allez pouvoir compulser comme des foufous (ou fofolles).

[DIY] Ma nouvelle guirlande Origami Power

20 sept 2011 Par ElooOO°°    2 commentaires    Rangé dans : DIY

Cela fait maintenant un peu plus d’un an que nous avons posé nos valises et nos meubles dans cet appartement. Après avoir passé plusieurs mois séparés, cet espace représentait pour nous un nouveau départ. Quelques jours à peine après notre installation, je commençais un nouveau travail, qui m’a vite éloigné de notre nid, pas si douillet. L’aménagement s’est donc fait très vite, sans réel travail de décoration. Durant l’année qui s’est écoulée, nous avons pris le temps de découvrir notre quartier, de crapahuter dans ses rues, de choisir nos nouveaux endroits préférés, nos cantines ; et puis l’hiver arrivant, nous voici revenus dans notre chez-nous, avec l’envie de personnaliser enfin ses grands murs blancs qui nous entourent.

J’ai toujours beaucoup aimé bidouiller, bricoler, peindre les objets qui m’accompagnent dans mon quotidien. J’étais en fait une amatrice de DIY qui s’ignore. C’est en me baladant sur Mydiy (qui recense le meilleur des sites américains) que j’ai découvert ce tuto qui propose de fabriquer une chouette guirlande grâce à une méthode (presque) toute simple d’origami.

Ni une, ni deux, je récupère une vieille guirlande qui traîne :

Je coupe un carré dans une feuille blanche pour m’entraîner au pliage des cubes, en jetant des regards hagards sur le tuto de Wit And Whistle. Le coup de main se prend finalement assez vite, une fois qu’on a pigé le truc (ce qui peut demander plusieurs heures d’entraînement, je le conçois). Pendant que mon chat bronze sur le bureau (un jour, je vous raconterai l’histoire du chat qui bronze), je fais le tri dans mes feuilles à motifs (merci Un beau jour). Et je me lance…

Un, puis deux, puis trois, puis vingt, les cubes s’enchaînent à une vitesse phénoménale et je vois avec plaisir ma nouvelle guirlande prendre forme peu à peu. Une fois terminée, je suis sous le charme. Malgré son côté girly, Monsieur est heureux de voir ce nouvel objet rejoindre notre déco under construction. Merci donc Wit & Whistle pour cette idée géniale.

Reste plus qu’à trouver un endroit pour l’accrocher… Va juste falloir se mettre d’accord… C’est pas gagné…

 

Le petit café du monde entier

19 sept 2011 Par Lucile    4 commentaires    Rangé dans : Maternité, Paris

 

Le samedi c’est le jour des sorties en famille. A Paris, avec toutes les possibilités de la ville et la curiosité grandissante de la petite Mia, nous n’avons que l’embarras du choix en ce qui concerne nos petites aventures hebdomadaires. Samedi dernier, le rendez-vous était pris de bon cœur avec le Petit café du monde entier. Parce que c’est notre voisine du quatrième étage qui vient d’ouvrir les lieux (la maman des deux petites filles adorables qui appellent mon chat puant « el gato »), parce que le concept est aussi curieux qu’il est judicieux (un lieu pour tous les enfants autour de la découverte du monde et pour découvrir ou pratiquer le maximum de langues étrangères) et parce que nous ne sommes toujours friands de lieux parisiens « bébé friendly » (il n’y en a pas tant que ça quand même).

Toute la petite famille, donc, sauf Rob le chat qui est resté à faire la sieste s’est mise en branle malgré les bourrasques de vent frais du mois de septembre, histoire de faire découvrir à Mia en chemin le bruit des feuilles jaunies craquantes et une autre partie de notre quartier. Et c’est au 95 rue du chemin vert, dans un local beaucoup plus grand et spacieux que ce à quoi nous nous attendions que nous avons été accueilli les bras ouverts. Vous le serez aussi si vous venez partager une tasse de thé ou une part de gâteau et même si votre fille bave sur tout ce qui est à son goût, à n’en pas douter.

Mia a donc profité de l’espace de jeux avec d’autres enfants. Plus d’enfants que de bébé d’ailleurs mais ils ont été très calmes et doux et, un beau petit mec a même caressé la tête de mon dino de fille. Elle a plongé avec délice ses petits pieds dans le tapis en imitation herbe. Elle a regardé partout pendant que ses parents discutaient à bâtons rompus avec leurs voisins de table tout en dégustant des parts de gâteaux maison tout à fait délicieux (cake à la carotte et à la cannelle, gâteau au citron et son glaçage au sucre… il y avait aussi un gâteau poire chocolat que nous n’avons pas goûté…. à mon grand désespoir) et de boissons à des prix ridiculement non-parisiens (entre 2 et 4 euros pour du thé bio parfaitement préparé et une citronnade maison).

J’ai pris aussi le temps de visiter les lieux malgré l’affluence (un chouette anniversaire était organisé) et la salle d’activité de groupes avec sa porte coulissante, son bar où on est servi comme à la maison, sa boutique (des jouets bio, en bois ou les deux, je ne sais pas… très sympa en tout cas) librement disséminée ça et là mais surtout en hauteur, son mur d’expression et ses meubles partiellement de récupération qu’on peut déplacer à l’envi m’ont vraiment enthousiasmée. Ce café du monde aux allures d’auberge espagnole, de mini Babel (et non pas de mini Babybel… parce que ça ne veut rien dire) tient ses promesses et, en plus d’impressionner par la vague de chaleur humaine et de convivialité qu’il produit, promet de très belles choses.

Un peu loin pour devenir notre Q.G., nous y retournerons pourtant c’est certain.

Le petit café du monde entier, 95 rue du Chemin vert 75011 Paris. Ouvert du mardi au samedi de 10h à 19h. N’hésitez pas à aller faire un tour sur le compte facebook, twitter ou sur le site officiel pour découvrir les multiples activités qu’il propose déjà.

Mobilité et liberté

16 sept 2011 Par Lucile    4 commentaires    Rangé dans : Maternité

 

Il faut se faire une raison, Mia grandit. 8 mois dans quelques jours et son évolution depuis deux semaines est spectaculaire. D’un bébé calme et jovial, elle est devenue cette presque petite fille au fort caractère qui crapahute dans tout l’appartement (avec un système de déplacement inédit, une sorte de mélange de 4 pattes/rampage/roulade et poussée des pieds sur les murs). Sa curiosité naturelle la pousse à repousser les limites de l’humainement possible et elle suit donc son ami Rob le chat sous le lit parental, découvre avec joie le système complexe de connectiques électriques derrière la télévision et met un point d’honneur à tester la résistance au vomi de tout ce qui traîne (ou pas) dans la maison. Un chéquier, un moleskine, la pile de fiches de paye et de déclarations d’impôts… mais aussi la queue de Rob le chat ou un livre sur la cuisine à la vapeur ont déjà subi ses assauts.

Des cris stridents battent la mesure de ses aventures. Et il est impossible de ne pas pouvoir suivre sa trace qui met en éveil les cinq sens puisque la petite laisse derrière elle, flaques de vomi et trainées (miam) et, tel un petit train à vapeur, s’exclame à chaque nouvelle halte.

Je n'ai pas encore acheté de parc. Longtemps contre l'idée d'enfermer ma fille et de la priver de sa liberté de mouvements, je commence à peine à changer d'avis et vais devoir, avec tous les autres achats à faire, penser serieusement à la location d'utilitaire… Oui, maintenant, je n'ai pas plus de 20 secondes de répit avant de devoir lever les yeux vers elle pendant ses périodes d'éveil mais la liberté qu'elle découvre et le plaisir qu'elle prend n'ont, à mon sens, pas de prix.

Bien sûr, la maison n'est pas sécurisée du tout. C'est même un nid à miasmes et à poils de chat avec des zones complètement à risques. Malheureusement ces zones à risques sont aussi ses préférées. L'application qu'elle met à débrancher les cables qui lui tombent sous la main est digne d'une future électricienne. Sa manie de se faire tomber des piles de magazines dessus, par contre, je ne sais pas ce que ça peut bien vouloir dire pour son avenir.

Cette semaine de découvertes, pour elle comme pour moi, a été riche en émotions. Je me souviens encore, la semaine dernière, avoir passé des dizaines de minutes à m'inquiéter sur le net de ce stade de l'évolution du bébé ("ma fille n'est-elle pas en retard ?" "à quel âge font-ils du quatre-pattes ?").Et même si elle ne maîtrise pas encore le quatre-pattes, il m’arrive déjà de regretter la période « légume ». Un but pour ce week-end donc ? La désinfection totale des sols de l’appart et le déménagement de tous les objets à risques ainsi que la sécurisation des zones qui craignent. Hummm… j’ai hâte.

J’ai testé pour vous… le salon Beyond Beauty Paris

15 sept 2011 Par Lucile    7 commentaires    Rangé dans : Beauté

Je vous le dis tout de suite, je ne suis pas blogueuse beauté. Je suis une blogueuse femelle qui se soucie de son apparence (vous l’aurez remarqué), curieuse en matière d’innovation et très portée sur les ingrédients naturels. Je ne reçois pas des kilos de produits onéreux pour en parler sur ce blog (ni sur aucun autre), je ne tutoie pas les attachées de presse de grands groupes de cosmétiques. C’est pourquoi j’ai accepté la gentille invitation de Joliebox de me rendre sur le salon Beyond Beauty un peu dans l’optique d’une journaliste d’investigation.

Préinscription sur un site en ligne deux semaines avant l’event de l’année pour les beauty addicts, je reçois un mail de confirmation avec un code qui ne marchera jamais pour retirer mon fameux « badge électronique ». Le matin de ma visite au salon, je lutte pour trouver le numéro de téléphone de quelqu’un sur place qui me confirme que je ne devrais pas avoir de soucis à entrer avec les justificatifs correspondants. La précaution est nécessaire, je suis pas sortie du quartier depuis presque une semaine et j’ai pas super envie de me taper Belleville-Porte de Versailles pour rien.

A l’arrivée, c’est le drame. Un toyboy me refuse le droit à l’entrée et la Cruella qui lui sert de boss me refoule sans chercher à comprendre le problème. On m’oriente gentiment vers la caisse afin que je me déleste des 35 euros de l’entrée. Bien sûr. Je commence à perdre mon calme et je rappelle tous mes interlocuteurs du matin afin d’avoir à nouveau quelqu’un sur le salon en interne. Je tape un scandale au téléphone en expliquant mon problème à quelqu’un… qui est à 2 mètres de moi. Et je peux vous vous dire qu’on ne m’a rien épargné : les explications fastidieuses qui durent des plombes pour un clair problème d’informatique, l’humiliation d’entendre un long silence répondre au nom de mon blog sur la demande d’un attaché de presse du salon (oui, c’est bon, je le sais que je suis pas Babillages), le regard rayon laser qui toise la femme au foyer échevelée face aux mannequins de l’organisation. J’ai pourtant eu de la chance de tomber sur Sephora (ironie du sort, s’appeler Sephora sur un salon de la beauté) qui, après 45 minutes de supplices, a pris la décision unilatérale de m’éditer le badge auquel j’avais logiquement droit.

Entrée sur le salon. Des centaines de stands sur la thématique commune de la beauté, des entreprises de conditionnement de shampooing aux régimes protéinés en barquettes. Je me dis que c’est l’occasion de distribuer quelques cartes de visite, de récupérer de la documentation pour de futurs articles, de me renseigner sur des gammes qui pourraient m’intéresser et je commence à me focaliser sur les produits pour bébé et les produits bio. Autant vous le dire tout de suite, que, vu l’accueil sur certains stands maquillages (très jolis au demeurant) et malgré mon joli badge presse (vous voyez l’humiliation ? Bah quelque chose comme ça) j’ai vite déchanté sur les raisons de ma présence ici. La représentante d’un gros stand m’a même carrément virée comme une malpropre (alors que je lui demandais de la documentation) en me disant qu’elle n’avait pas besoin qu’on parle de ses produits (déjà trop de publicité, vous comprenez) et qu’ils ne cherchaient que des distributeurs.

J’ai pourtant fait quelques rencontres dont j’aurai l’occasion de vous parler plus tard. Des nouveaux produits de la marque Pulpe de Vie (dont un masque pour les yeux juste top), à la nouvelle gamme bébé bio Coslys en passant par mes chouchous, les produits Omum (des cosmétiques pour futures mamans très concentrés), à venir sur le marché en début d’année prochaine. Et puis le fameux système du tampon pour ongles (afin de se faire une vraie manucure chinoise pleine de fleurs ou de délires girly) Konad que je vais tester très bientôt. Je suis aussi passée sur le stand JolieBox afin de les remercier de leur gentille invitation, de leurs fantastiques boîtes et grappiller aussi quelques informations sur les prochaines. Mais si l’accueil a cette fois été très chaleureux (et même si j’ai bien senti que je les saoulais, les pauvres) je n’ai pas pu en savoir plus que la boîte d’octobre allait être très spéciale et que la personnalisation est prévue dans le courant de l’année prochaine. Rien de plus que les autres, donc.

Bilan de cet après midi sur LE salon professionnel de la beauté : je suis une merde et mon blog est pourri.

Ce qu’il m’en reste : 1 badge ironique (mais vu que je me suis battue pour l’avoir, je vais pas le jeter tout de suite), 1 grosse pile de documentation inutile (et parmi elle quelques dossiers que je vais garder), des rencontres traumatisantes, méprisantes et agressives (et deux ou trois gentilles personnes avec le sourire qui savent vendre leurs produits), 1h40 perdus dans les transports en commun, 1 échantillon de dentifrice (si, si, je vous jure).

Je ne critique pas le staff du salon qui a fait son maximum (malgré la pénurie de sacs en plein milieu du salon, pas très pro), ni la gentille assistante de l’attachée de presse (qui ne devait pas savoir que j’étais une nobody parce qu’elle m’a souri) ni les stands où j’ai été bien accueillie (allez… 3) mais je ne peux pas cautionner les regards méprisants et l’interrogatoire auquel m’ont soumis certains exposants (je pense que si j’ai eu un badge presse c’est que je ne l’ai pas eu dans un kinder surprise). J’ai aussi vu des gens carrément accuser de vol des visiteurs sur les stands, pour vous donner une idée de l’ambiance. Toute naïve que j’étais, je pensais débarquer dans un monde glamour, justement « beyond beauty », mais il faut croire justement qu’aller discuter avec les marques directement sans passer par les attachées de presse est un crime de lèse majesté (mais pour qui te prends tu, sale blogueuse) ce qui ne pose aucun problème d’habitude dans le monde du cinéma et de la culture, les milieux que je fréquente plus pour le travail, je tiens à le signaler.

Merci quand même à JolieBox et, chères lectrices, sachez que mes incursions de desperate housewife dans le monde de la beauté sont loin d’être finies. Je ne suis pas maso mais je ne désespère pas qu’on me laisse une chance d’accéder au saint des saints.

Le complexe du prénom

13 sept 2011 Par ElooOO°°    9 commentaires    Rangé dans : Histoires de filles

Comme vous avez dû le deviner grâce à mon subtil pseudo, IRLement parlant, je m’appelle Elodie. Elo pour les intimes. Lolo pour certains membres de ma famille (btw, merci les gars pour ce surnom honteux). Mais apparemment, le prénom Elodie ne doit pas particulièrement bien me coller à la peau. Depuis quelques années, il me pose en effet pas mal de problèmes…

Tout commence en mai 1985. Un magnifique bébé (moi) plein de cheveux (encore moi) né quelque part. Avec lui (moi), la galère commence. Pour mes parents déjà, choisir un prénom à un bébé chevelu a été tellement compliqué, qu’ils se sont arrêtés à 1. Elodie, donc et point final, après avoir hésité avec Aurélie (on le comprend) et Ségolène. D’ailleurs, je tiens à remercier tout particulièrement mon père, pour ne pas avoir cédé sur ce dernier point. J’imagine l’angoisse de porter un tel prénom depuis 2007 et je rends hommage à toutes ces Ségolène(s) pleines de courage…


(Désolée pour la qualité médiocre de cette image, mais quand on n’a pas d’idée d’illustration, il reste toujours le gif moche pour LOLer)

A l’école, Elodie s’est révélé un prénom plutôt passe-partout. Toujours à 2 dans une classe, à 6 ou 7 dans une école, je me fondais dans la masse. Les ennuis ont commencé quand je me suis lancée dans le monde des grands, le monde du travail. J’ai d’abord testé le job(de merde) où on te dit cash : ah bah y’a déjà une Elodie ici, ça va pas le faire, change de prénom ! WhatWhatWhat ? Bon, j’imagine que j’aurais dû fuir en courant mais devant l’opportunité d’un tout premier emploi, on accepte souvent beaucoup trop de choses. N’ayant pas de 2ème prénom, j’ai proposé le premier qui me passait par la tête. Je me suis donc fait appeler Julie pendant 1 an et demi, au point de ne même plus réagir quand un collègue sympa m’appelait par mon vrai prénom. Croyez-moi, c’est assez schizophrénique comme façon de bosser. N’en pouvant plus, de ça et du reste, j’ai finalement claqué la porte.

J’ai ensuite bossé à droite et à gauche, mais surtout à droite (dans le 16ème). Et puis, je me suis retrouvé ici. Dans une jolie Clinique parisienne, où tout va presque pour le mieux dans le meilleur des mondes. SAUF. Sauf que mon prénom me pose encore des problèmes. Apparemment, toutes les Elodies ont dû subitement disparaître du monde du travail (ou sont des grosses feignasses qui ne veulent pas bosser) mais personne, ou en tout cas ni mon PDG ni les prestataires, ne retient mon prénom.

Mademoiselle ou Laetitia font souvent partie du vocabulaire de mon PDG quand il s’adresse à moi (mais vu son âge et son nombre d’employés, je l’excuse). Son plus grand moment, qui est depuis devenu une running joke avec pour mes collègues, a été lors d’une réunion. On parle informatique, technologie, web, etc. Etant la seule de notre génération 2.0 ici, on me nomme comme future responsable du projet, forcément. On parle ensuite documentation, classement. Et, PAF, le drame. Mon PDG, tout fier de lui, s’exclame : Alors là, ça tombe bien ! Aurélie est Archiviste ! Silence. Rires nerveux de mes collègues. Je souris et réponds : Elodie et Documentaliste – de formation. Mais ce sera finalement la réunion d’hier qui restera dans les annales. Quand après avoir trouvé une idée géniale, (minute de gloire à la limite de l’applaudissement)(mon PDG : Ah, elles sont douées mes collaboratrices !)(tout ça), le prestataire termine dans un grand élan emphatique par un : Bravo Audrey ! Fou rire dans la salle. Grâce à lui, je suis bonne pour me faire appeler « Audrey…hihihi » par mes collaborateurs pendant les 6 prochains mois…

VDM.