Pourquoi tu pleures ?

Aujourd’hui, j’ai envie de pluie. Plus aquatique que jamais pour supporter les prochaines journées, les plus dures. Dans cette épreuve, il y a des parenthèses qui font du bien. Des attentions qui sauvent la tête. Et contrairement aux apparences, je fais plus que survivre. Car je serais trop égoïste et trop aveugle pour ne pas voir l’amour (de Thomas en particulier, qui met ses souffrances en sourdine pour s’occuper de moi) et la vie qui bouillonne dans ma fille.

Je vois maintenant l’ironie de la situation, la banalité et les opportunités qu’elle représente. Je sais que quand la douleur physique sera passée, j’aurai envie d’écrire. Des films me touchent. Contrairement à ce que j’ai pu croire, j’ai encore des envies et des projets. Et cet électrochoc me ramène à un état que j’avais oublié avec les années, je ne veux plus temporiser. Je pleure parce que c’est long et que je ne veux plus attendre, porter à l’intérieur de moi autre chose que la mort. Mais je pleure d’impatience, comme un caprice, de frustration comme une petite fille. Ma vie ne reprendra pas là où je l’ai laissée, cette expérience est une nouvelle force et un nouveau départ.

Je veux voir le monde et donner du sens. Je veux créer des choses en retour pour que le vide qui m’habite ne soit pas vain. Je veux aimer ma fille comme elle le mérite, mon mari autant qu’il m’aime et je veux remercier ceux qui me soutiennent alors qu’ils n’avaient pas à le faire. La page est tournée ou le sera dans quelques heures, la cicatrice restera mais je suis prête à reprendre le contrôle de ma vie. Cette parenthèse tragique est désormais tournée ici mais n’hésitez pas à venir partager, échanger. Merci à tous, à Rob le chat, aux fontainebleau, à l’amour, à Benjamin Biolay et à la pluie qui nettoie tout.

3 mois et puis quoi ?

(on me pardonnera à posteriori le manque d’imagination dont j’ai fait preuve pour le choix de cette photo de une mais je peux vous assurer que l’illustration de cette  note est tout sauf facile et les mots semblent à mes yeux plus importants que la justesse iconographique)

Il y a trois jours, je me présentai à l’accueil des urgences de ma campagne comme enceinte de 10 semaines. Je regarde maintenant avec un œil ironique la première note de blog sur le sujet, gentiment au chaud  dans la section brouillon, écrite le matin même sur la mode et la grossesse. Oui, aujourd’hui je devais annoncer en grandes pompes, toute fière, l’agrandissement de notre famille. Les appels téléphoniques aux membres de la famille pas encore au courant avaient été planifié pour ce week-end. Le choix même de cet appartement dans lequel nous vivons maintenant nous laisse désormais avec un chambre vide.

Je sais que c’est compliqué de vous annoncer une interruption de grossesse alors que vous n’étiez même pas au courant de la nouvelle. C’est un peu cruel aussi, un peu comme d’annoncer une rupture alors qu’une des deux parties ignorait l’existence même de la relation. On apprécie pas. Et on est obligé, pour comprendre, de regarder en arrière plutôt qu’en avant. Ce qui me fait penser à une anecdote singulière à propos de Thomas. Quoi qu’il mange, il est extrêmement important pour lui de savoir quelle bouchée sera la dernière, la conscience de celle ci décuplant son plaisir et clôturant sans frustration son repas. J’aurais aimé connaître à l’avance ma dernière journée de grossesse, pour en profiter vraiment et non pas découvrir à postériori que ces derniers jours de projets n’ont existé que sur des bases morbides.

Si j’écris aujourd’hui sur le sujet, c’est que je pense avoir dépassé la phase critique de prise de conscience (et parce que si je ne dépasse pas ma douleur je m’attends à ne pas tarder à recevoir des appels dont la substance sera « ce n’est pas la fin du monde, reprends-toi ma vieille »). Je vous ferais grâce des détails gores, de la semaine obligatoire d’attente pour confirmation de diagnostic (est ce que j’espère toujours secrètement que le cœur arrêté de mon bébé ait repris le travail entre la poire et le fromage ?), des médicaments, de la menace de curetage sous anesthésie générale, des contractions, de la douleur et de la culpabilité . Non, je préfère vous parler de la honte. C’est peut-être ça, pour moi, la plus grande découverte de cette expérience douteuse.

Si le corps des femmes est habilité à générer et supporter des états médicaux incongrus (la grossesse en est la preuve), rien ne vous prépare à appeler, penaude, le service des consultations pour annuler les rendez-vous pris en avance pour les prochains mois, annuler la première échographie, appeler aussi les personnes « au courant » pour leur faire part de cet échec (sans trop laisser transpirer la douleur puisque ce serait indécent et incompris). Personne ne vous prépare à vous sentir comme une merde à la vue d’un ventre déjà arrondi qui ne sert maintenant qu’à rendre l’enfilage de jean désagréable. Après l’acceptation personnelle de cette nouvelle, il va me falloir encore gérer la honte de décevoir mes proches, au pire de les faire souffrir et dans le pire du pire des cas, leur indifférence (« de toute façon, tu en feras un autre » ou « au moins, tu as déjà ta fille »).

Dans le domaine, la grossesse arrêtée est peut-être l’état le plus ingrat de la femme. Vue comme un oiseau de mauvaise augure par les autres femmes aux formes déjà pleines qui ne viennent aux urgences gynécologiques « que » pour cause d’accouchement imminent, vous êtes aussi la bête noire des médecins échographes qui préfèrent, bien sûr, annoncer des bonnes nouvelles. Et après coup même, quand le gros du travail a été effectué dans votre tête entre les quatre murs de votre appartement, difficile de survivre au choc physique de la descente d’hormones, à cette sensation de corps vide et inutile. Du jour au lendemain, les projets des mois à venir sont balayés et il reste tout à reconstruire.

Très vite pourtant, je me suis laissée aller à une frénésie de nouveaux projets dans le but de donner du sens à cette horreur et de ne pas oublier le deuil que je vais devoir faire (voilà de quoi faire sourire les cyniques, oui, croyez le ou non, il y a un deuil à faire d’un fœtus de trois mois), le deuil de la personne dont on argumentait déjà du prénom, qui avait déjà sa chambre dans notre appartement et déjà une place dans notre famille. Le deuil d’une vie à 4… pour l’instant.

Merci aux soutiens de toujours, aux anti-douleurs et aux plats à base de fromage. Comme disent ceux qui ne comprennent rien, la vie continue. Malgré ce texte brouillon écrit sur un coup de tête, je témoigne ici de tout mon respect à celles qui ont vécu, vivent ou vivront la même chose.

My Little (Flirt) Box – Février

 

J-1 avant la St Valentin, il était temps que je reçoive cette My Little Firt Box tant attendue. De mon coté, c’est toujours un succès et si les produits ne sont pas dans de très grandes quantités, je ne doute pas une seconde de tous les essayer et les apprécier. Et toujours des marques très haut de gamme : Carita (je rêvais d’en essayer), Yves Saint Laurent, Make Up For Ever mais aussi L’Oréal et l’Occitane.

En plus des produits plus bas, la box recèle encore les trésors uniques crées pour les boîtes : cette fois ci en plus d’un carnet où consigner ses exs vous aurez des bons de flirt, une recette coquine et gourmande (la pâte à tartiner sur son amant) et les divers scénarios du rencard avec ses checklists en plus du little notebook.

 

Un rouge à lèvres Rouge Caresse L’Oréal Paris de la couleur cheeky magenta. Une couleur dans la tendance du printemps mais un peu difficile à porter si vous n’assumez déjà pas complètement de porter un rouge (rose) à lèvres. En tout cas avec le temps qu’il fait je me sens toujours un peu plus habillée avec un bon vieux carmin, même si je pense essayer vite cette couleur détonnante.

 

 

Un soin sérum anti-âge Forever Youth Liberator d’Yves Saint Laurent. 15mL de sérum anti-âge et comme je commence à en avoir plusieurs de ce type dans les diverses box, je me demande si je ne vais pas en faire profiter ma maman. C’est un produit qui me convient (je commence tout juste à utiliser des produits anti-âge) mais je pense que les plus jeunes se sentiront lésées, dommage.

 

 

Encore une taille voyage (mais généreuse) pour cette Crème de cachemire Carita (30mL). Un produit qu’il me tarde d’essayer puisque les produits Carita me faisaient de l’oeil depuis longtemps et le temps se prête à l’utilisation intensive de produits nourrissants pour le corps.

 

 

 

Toujours une taille voyage (30mL) pour ce shampoing quotidien lait nacré Carita. C’est le premier produit alternatif que je remarque dans ces boîtes puisque le notebook ne le mentionne pas mais fait mention d’un masque nutri-réparateur-baume fouetté de la même marque. Je ne sais pas si je préfère l’un ou l’autre des produits puisque je n’en connais aucun mais je préfère que nous ayons des boîtes égales ou vraiment personnalisées pour plus d’égalité.

 

 

 

Make Up For Ever, la marque qui fait baver les beautystas nous offre ici un mini mascara Smoky Lash. Parfait pour se faire des yeux de biche pour le big day et même pour les autres jours, ce mascara est toujours l’occasion de tester un nouveau modèle et, pour moi, une marque que je n’ai encore jamais acheté.

 

 

 

Une bougie relaxante l’Occitane aux huiles essentielles. Certaines auront à la place une crème pour les mains à la rose mais cette fois ci c’est précisé dans le notebook. Personnellement c’est le genre de produits que j’adore et cette bougie sent bon, c’est la deuxième que je reçois avec My Little Box (dans celle de Noël il me semble) mais je ne suis pas déçue.

 

C’est une Little Flirt Box bien sérieuse face à GlossyBox qui sort le rose et les senteurs capiteuses et ce n’est pas plus mal. La St Valentin n’est pas fêtée par tout le monde et ses dérives kitsch ne font pas non plus l’unanimité. Encore un bon point pour My Little Box qui confirme son positionnement chic et smart.

La CAF et moi

 

Je vous préviens cet article sera mon article punk de la semaine (voire du mois). Car quoi de plus insensé, de plus surréaliste qu’une lettre d’amour (sincère) à la caisse d’allocations familiales. Je vous préviens encore, avec eux, je suis un bisounours et c’est pas faute d’avoir fait mes armes en « discussions non-sensiques avec des fonctionnaires blasés et sous payés au téléphone ». Des problèmes avec la caisse d’assurance maladie, ça oui. Avoir quelqu’un du pôle emploi au téléphone, une plaie (béante même la plaie)… mais pour ce qui est des relations entre les agents de la CAF et moi… comment vous dire… je dois parler leur langage ou avoir le cul bordé de nouilles parce que je n’ai jamais (JAMAIS) eu à me plaindre de leurs services au téléphone.

Oui, comme toute institution qui se respecte le coût de l’appel est trop cher en rapport avec le temps d’attente qui est toujours trop long. Oui, le répondeur, où-tu-dois-faire-plein-de-numéros-avec-des-dièses-au-bout, ne reconnait jamais ton numéro à toi et tu te retrouves de toute façon avec un agent au bout du fil. Mais moi, ça tombe bien, j’aime bien engueuler un vrai humain au téléphone (ou snober une meuf qui propose d’écrire mon nom « Lusille »).

La CAF, c’est toujours ceux qui m’ont fait voir une lumière au bout du tunnel. Et je sais que si vous êtes ou si vous avez été enceinte, vous savez de quoi je parle. Rapidité d’exécution et simplicité à défaut d’avoir toujours de la convivialité. En plus, leur site est (presque) clair et pratique. Et je ne vous parle pas de leur site destiné à simplifier les modes de garde qui est tout simplement génial et montre qu’à défaut de proposer une solution dans ce marasme il prouve au moins qu’ils s’en soucient.

Comme beaucoup, j’ai râlé (et pas qu’un peu) de situations ubuesques, j’ai pleuré (les hormones, tout ça) suite à des conversations qui n’allaient nulle part et me laissaient un peu comme une pauvresse en haillons dans la neige, je me suis arraché les cheveux à cause de la montagne de papiers chiants à compléter (et parfois juste à quémander à d’autres services aléatoires) mais en définitive je ne sais pas ce que j’aurais fait sans eux et je les remercie. Parce que leur métier n’est pas facile, parce que ce ne sont pas les agents qui créent les protocoles et les dossiers, parce qu’au final ils font tout ça pour nous et pas pour eux. Alors, quoi que je dise à l’avenir, je ne retire pas cette déclaration d’amour ponctuelle mais sensée : MERCI LA CAF.

Pierre Lapointe, seul au piano

 

Premier concert dans ma province. Un signe des dieux presque puisque c’est en voyant l’affiche dans une rue encore sans nom que nous avons pilé avec le camion de déménagement le jour même de celui ci. Pierre Lapointe, je l’ai découvert avec mon nouvel amour. Comme Mathieu Boogaerts (j’avais déjà écouté un album de lui avant sans en saisir la profondeur et la justesse) ou l’intégrale de Maxime LeForestier. Son bal des suicidés ou 27-100 rue des partances ont rythmé les moments les plus doux et les plus délicats de ma grossesse qui sont aussi ceux du début de notre histoire. Comme une page tournée sur notre ancienne vie, où les affiches de cette tournée avaient croisé notre route à Belleville sans avoir trouvé le temps ou l’organisation pour en profiter. Ici, c’est possible. Et ce qui résonne comme une promesse électorale n’a jamais été aussi juste et aussi vrai.

Notre première sortie en amoureux donc. Babysitter et tout le toutim, une babysitter trouvée sur twitter sinon ce ne serait pas nous. Et puis, la chance, encore, qui nous caractérise. Des billets commandés sur internet au dernier moment et nous nous retrouvons quand même au deuxième rang (personne devant nous) du bon coté de l’imposant Steinway noir. Et puis c’est la rencontre avec cet artiste dont on sait que c’est une chance qu’il joue pour nous, ici. Une star dans son pays qui enchaîne les salles moyennes pas toujours pleines en France. Qui vend à peine ses albums pourtant disques d’or. Un artiste accessible, intelligent, drôle, complexe, impénétrable.

C’est par le rire qu’il impose son style et ses chansons qui trouvent leur résonance dans un univers ultra contemporain et poétique, violent et doux, arrondi et cassant. Se définissant lui même comme un schtroumpf dépressif et poète, le qualificatif est on ne peut plus juste puisque ses grimaces, ses saillies grossières (et hilarantes) ouvrent la porte à des caresses douloureuses et délectables.

C’était ici, la dernière date de sa tournée avant son retour au pays et l’enregistrement d’un nouvel album. Et comme un dernier geste de générosité (trois chansons en rappel pour lesquelles il ne s’est pas fait prié) il nous a même offert un Q&A honnête et sincère, sans tabou et sans fioritures. Parlant de son rapport à la dépression et de sa psy comme il évoque ses souvenirs d’adolescence, la marque de ses chaussures ou ses chanteurs fétiches, il se dévoile à nous avec toute la richesse qui le caractérise, comme une boule de création à l’état pur qui ne demande qu’un peu de reconnaissance. Ce qu’on lui donne, volontiers.

N’hésitez pas à découvrir ses albums et en particulier celui de cette tournée : Pierre Lapointe, seul au piano. Je vous en laisse un aperçu façon medley pour attiser votre curiosité…

 

Imposer ses choix

Il y a quelques heures j’ai lu le désarroi d’une maman dont les choix pour les premiers jours de son enfant ne semblent pas vouloir être respectés par les grands parents. La question étant de refuser que quiconque à part ses parents ne prenne le petit dans ses bras avant ses 1 mois. Je ne juge pas cette position qui m’apparaît même dans un sens logique bien que difficilement réalisable. J’ai aussi le souvenir d’avoir étudié un peu la question du « projet de naissance », ce papier que l’on remet à l’équipe d’encadrement avant l’accouchement pour qu’il soit fait selon nos désirs si c’est possible, et d’avoir vite laissé tombé puisque je me suis dit à l’époque que c’était un détail et je ne voulais déranger personne.

Ne déranger personne. Si il y a bien une chose que j’ai appris de la naissance de ma fille c’est bien ça, mon plus gros défaut, cette volonté de ne « déranger personne ». Décider de moi-même de ce qui était obligatoire ou pas juste pour le bien-être des autres avant le mien. Ne jamais appeler quand ça va mal pour ne pas déranger. Minimiser la souffrance. Minimiser les épreuves. Aujourd’hui, j’ai bien conscience de ce handicap et je fais tout pour me soigner. J’essaie d’imposer mes choix. Mes idées, mes envies. J’impose mes bonheurs comme mes souffrances et je dis merde à ceux que ça n’intéresse pas. Avoir un enfant c’est aussi découvrir ses limites et voir qu’on ne peut pas totalement absorber le facteur surprise de celui ci : ma fille pleure dans un lieu public ? Plutôt que de me fouetter pendant des semaines avec des orties sur la nuisance que j’inflige aux passants, j’admets enfin que ma fille est un bébé, qu’il lui arrive de pleurer, que parfois c’est de ma faute et que parfois non. Et surtout que généralement dans la seconde, je ne peux rien y faire. Heureusement que cette situation ne se présente que très rarement mais c’est un exemple de ce que l’on s’inflige en tant que parent aujourd’hui. Et la question des grands parents est elle aussi très épineuse, puisque j’ai été confrontée dans ma famille comme dans ma belle famille à des désaccords réglés intelligemment mais pas toujours à mon avantage.

En oubliant mes envies, en m’oubliant moi-même et finalement en limitant les libertés de ma fille, je me suis fourvoyée. J’espère ne plus refaire cette erreur, pour un autre bébé ou pour celle avec qui je partage déjà ma vie. Je veux désormais imposer ma façon de faire, ma façon de voir puisque c’est celle que j’ai choisi en tant que maman et donc la seule qui vaille. J’admire énormément les femmes qui savent et cherchent, loin des considérations sociales, familiales ou financières, imposer la vision qu’elles ont pour leur bébé et elles-mêmes. Ces femmes, quelles que soient leurs décisions, sont une inspiration au quotidien pour de petites fourmis comme moi, des apprenties mamans. Car après tout, si je n’arrive pas à gérer un conflit ou un débat d’adultes, que va t-il se passer quand ma fille exprimera elle aussi ses désirs ? Apprendre à dire non maintenant, c’est aussi préparer ce qui arrive à grand pas.

GiveAway – Ma Boîte à Beauté

 

Après le coup de coeur de la boîte de février, nous avons la chance de vous proposer un petit giveaway en partenariat avec Ma Boîte à Beauté. 5 chanceuses vont donc pouvoir découvrir cet outsider plein de promesses sur le marché de la box beauté mensuelle. Je vous renvoie directement vers mon article du début du mois pour découvrir le contenu (si vous le souhaitez) de cette boîte naturelle comme on les aime. Sachez juste que pour l’instant, c’est le seule box (depuis mon addiction qui date du mois de juillet dernier) où TOUS les produits sont actuellement testés et approuvés et que je compte bien investir dans certains modèles taille réelle (l’huile d’argan, en particulier).

Pour gagner une de ces 5 boîtes (qui est en fait un beau pochon, c’est plus écolo), il vous suffit de nous laisser un petit commentaire sous cet article avec un petit avis sur le bio en cosméto. Vous pratiquez ? Oui ? Non ? Pourquoi ?

Chez les filles électriques, c’est un grand oui le plus souvent possible et on reviendra vite vous parlez de nos chouchous.

Vous avez jusqu’au dimanche 12 février à midi, nous tirerons au sort via Randomizer dans la journée. Les gagnantes recevrons un mail de notre part pour récupérer leurs coordonnées afin de recevoir vite leur cadeau. Bonne chance à toutes !

***** CONCOURS TERMINE *****

Et les gagnantes sont :

1. lyly mue

2. JEZEQUEL

3. martylo

4. Nat.

5. luna668

Bravo à elles ! Un mail vous sera envoyé afin que vous nous communiquiez vos adresses postales.

Ici, on teste une poubelle

Et là, vous me demandez : « mais comment et pourquoi en arrive t-on à tester une poubelle sur LFE ? » La réponse est simple : si vous avez un bébé ou que le souvenir de cette période bénie ne remonte pas trop loin, vous SAVEZ quelle est la teneur odorifère d’une dizaine de couches usagées (soit 2 à 3 jours). Si vous n’en avez pas, imaginez pire que des déjections félines laissées à l’abandon pendant plusieurs mois. Bref, bien ou mal portant, un bébé et ses couches ça fouette. Et si l’odeur du bébé est grandement améliorée par les produits Mustela (au point qu’on les confonde, combien de gens m’ont dit en sentant ma fille : « hummm, elle sent le bébé » c’est une grave erreur puisque le bébé au naturel sent le vieux fromage), l’odeur des couches, elle, est laissée à l’appréciation des parents. Plusieurs choix s’offrent à nous donc :

  • Les couches lavables (testées et approuvées pendant 8 mois, elles n’étaient plus adaptées par la suite à notre fille) : quand elles sont sales, on les lave. Pas besoin donc, de (trop) stocker, juste de faire tourner la machine souvent.
  • Les sacs à couches parfumés ou pas (testés et approuvés aussi) : Certaines marques proposent de petits sacs individuels à couches. Pour l’écologie, je conseille ceux à bas de pomme de terre, qui ne sont pas parfumés mais sont au moins biodégradables. C’est souvent ce que j’utilise en déplacement ou pendant les sorties.
  • Les poubelles à couches (testée et approuvée) c’est donc ce qui nous amène aujourd’hui.

Une poubelle à couches c’est un des délire number one de la maman contemporaine (avec le sac à langer de créateur en cuir et d’autres items tout à fait indispensables). Un système qui empêche les odeurs tout en étant esthétique dans la salle de bain. Personnellement, après avoir bavé devant au moment de ma liste de grossesse, j’avais abandonné l’idée puisque le papa de Mia a une tendance à dire que tout ce qui n’existait pas dans les eighties est facultatif. Mais j’ai enfin eu gain de cause quand la Korbell Plus est arrivée à la maison. D’une contenance de 26L, on peut y fourrer l’équivalent d’une semaine de couches sans problème autre que l’odeur. Et c’est là que Korbell fait la différence et propose autre chose qu’un contenant à bombes chimiques. La poubelle est aussi vendue avec un système de sac unique en son genre dans le sens où ce n’est qu’un gigantesque sac que c’est à vous de découper et de nouer pour créer en un autre (je ne sais pas si je suis claire).

 

L’intérieur de la poubelle est même pourvu d’un petit système de découpe et vous pouvez donc jeter les couches à votre convenance, souvent si vous ne supportez pas l’odeur, moins souvent si vous avez la flemme (surtout que le système de fermeture de la poubelle masque pas mal) tout ça sans faire de gâchis de plastique. Je viens à l’instant de commander une nouvelle recharge de poubelle pour une dizaine d’euros (ce qui équivaut à à peu près 2 mois d’utilisation) et honnêtement, Thomas comme moi sommes convaincus par le système. Mia aussi, puisqu’elle n’arrête pas de la tripoter quand elle en a l’occasion et là, un petit plus fait la différence encore : un système de loquet qui bloque l’ouverture supérieure et empêche les bébés de glisser leurs petites mains dedans. Ils ont bien pensé à tout chez Korbell.

 

Korbell est distribué en France par Gamin tout terrain, je vous conseille d’aller sur leur site très bien fait pour trouver les points de vente près de chez vous.

80 m²

80 m², c’est à la fois peu pour une petite famille et immense pour nous qui n’avons pas toujours connu le simple fait d’avoir une chambre avec une porte (l’intimité, quoi). 80m2 c’est aussi le luxe d’avoir deux salles de bain alors que Thomas a encore le souvenir d’avoir eu un appartement avec des toilettes sur le palier (à un autre étage que le sien, c’est plus amusant). C’est aussi un duplex avec son « centre de vie » (un grand salon/salle à manger et une cuisine honorable) et « l’étage des enfants ». Une sorte de rêve fou, un délire d’adultes alors que dans nos têtes on quitte à peine nos studios respectifs.

Bien sûr, il faut les meubler ces 80m², en faire un havre de paix et de confort mais aussi lui donner l’image de nos rêves et nos espérances (ce à quoi on peut ajouter : « pour en jeter plein la vue à nos futurs invités »). Et là, c’est la désillusion : se rendre compte que dans les appartements étriqués de Paris nous avions si peu amassé. Même si j’ai l’excuse du divorce, le coup est rude. Quoi ? Presque trente ans (bon, dans quelques années quand même) et nous n’avons pas un meuble que nous aimerions garder. Pas un investissement décoratif qui nous tienne à cœur ?

Et oui, investir dans une lampe design ou dans le canapé de nos rêves a un coût et surtout relève de considérations d’adultes. Est ce que nous aurions passé ce cap ? On dirait bien… En tout cas, même si je visualise déjà les aménagements dont je rêve, même si j’ai déjà marqué mon territoire (voir photos ci dessous), il va en falloir du temps pour l’avoir enfin notre vrai nid. Petit à petit comme on dit.

Le nouvel animal totem

Les règles de la maison, en gras et en grand dans notre salon

Personnalisation de la porte d’entrée à la masking tape

Et bientôt, razzia chez Home24 et autres en me basant sur les conseils et inspirations de Bluebuerry Home (j’adore sa table basse/palette) ou encore Cocon de décoration… ;-)

Quitter Paris

 

J+10, c’est fait. Ma famille et mes cartons sont posés dans une ville moyenne de province de région à mauvaise réputation (mais quelle région n’a pas mauvaise réputation quand on vient de Paris ?). Pour arriver à cette situation dont je ne maîtrise pas encore les tenants et les aboutissants, il a fallu agir vite, comme on retire un sparadrap, comme j’aborde les séparations et les épreuves de la vie. Tourner la page et passer à autre chose avant d’avoir le temps d’avoir peur et de revenir sur nos pas.

Comme 90% des parisiens et parisiennes, je ne suis pas née à Paris, j’y ai vécu quelques brèves années d’enfance dont je ne me souviens pas puis j’en ai fait ma maison avant d’avoir 20 ans. Paris s’est imposé comme une évidence. A Paris, je suis à l’aise, la vie est logique à défaut d’être douce et le champs des possible m’épanouit sans m’écraser (même si, comme 90% des parisiens et parisiennes, je ne vais pas à toutes les expos où je voudrais aller, ni aux restaurants, ni même dans certains quartiers). Je découvre les salles de projection des Champs Élysées, les restaurants de la Bastille, les quartiers japonais et chinois, les boulangeries qui ferment après 22h, les rues qui ne sont jamais vides ou même jamais vraiment sombres.

Bien sûr qu’on ne profite jamais à 100% de Paris et on passe même une partie de son temps à vouloir en sortir pour un week-end ou des vacances, mais la ville qui grouille est toujours, rassurante, à ouvrir ses bras. Paradoxalement, malgré les petits appartements (et je pense bien avoir été chanceuse sur ce point), je ne me suis jamais sentie oppressée. Malgré la pollution, je n’ai jamais aussi bien respiré. J’ai arpenté les rues sans voir la saleté du sol mais bien les trésors qui s’y cachent, une librairie ancienne, un immeuble de caractère avec cour, parfois un concert de rue, un pigeon avec un seul œil et une seule patte (oui, ça arrive, non ce n’est pas un trésor mais c’est quand même marrant).

Puis, il y a eu LA séparation, celle qui fait craindre de croiser untel ou untel dans la rue (si vous habitez Paris, vous savez comme cette ville peut aussi être petite). Et à peine le temps de se remettre, qu’il y a eu Mia. Mia avec tout le bonheur et les rires qu’elle nous apporte, m’a aussi fait voir une autre facette de Paris. Un Paris cruel, où les poussettes n’ont pas le droit de cité, où les bébés sont regardés comme des extra-terrestres (je me souviendrais toujours de cette phrase anodine lancée par je ne sais plus qui à propos de ma fille endormie : « c’est incroyable, on dirait une petite personne ». Euh oui, ils ont juste des habits de bébé, des chaussures de bébé, et on les pousse dans un truc encombrant parce qu’ils ne marchent pas). Bien sûr, certaines me diront qu’avoir un enfant à Paris est possible et je suis convaincue que les activités culturelles pour les plus jeunes de la capitale sont une vraie chance (j’attends avec impatience de pouvoir emmener Mia au théâtre ou au cinéma) mais avoir un bébé à Paris… ça c’est une aberration. Enfin c’en est une si vous n’avez pas les moyens de vous occuper de votre enfant à plein temps (et donc d’attendre que le troisième bus refuse de prendre votre poussette car trop de monde ou de perdre 1h30 et votre dos pour 4 stations de métro avec escaliers) ou que vous n’avez pas les moyens que quelqu’un d’autre s’en occupe à votre place. Moi, je me suis occupée de ma fille, parce que c’était possible et parce que j’en avais envie. Seulement j’ai aussi arrêté d’avoir une vie propre. J’admire beaucoup (ou je les déteste, ça dépend de l’heure de la journée) les jeunes mamans qui profitent de la vie par je ne sais quel miracle ou chance. Pendant presque 1 an, mon seul plaisir a été quelques rares manucures qui ne tenaient pas une journée à cause de ma vie de femme au foyer.

Encore une fois, je ne m’en plains pas. Il me suffisait de remonter la rue pour voir la tour Eiffel s’illuminer. Les restaurants, les bars, les cinémas et les théâtres nous tendaient les bras (et rien que l’idée était en soi rassurante). Et nous avions aussi Elo et Antoine. Toujours prêts à rendre service sans se plaindre et même avec le sourire (enfin, après que Mia ai arrêté d’être une bombe à retardement à vomi).

A un moment, j’ai eu envie d’espace. J’ai aussi eu envie de profiter de l’argent gagné autrement que dans un loyer ahurissant. J’ai aussi eu envie que ma fille rencontre d’autres enfants de son âge et pas seulement des trentenaires (fort sympathiques au demeurant) bobos dans des soirées pour adultes (attention, soirées pour adultes ne veut pas dire tout nus, juste qu’il y a des l’alcool). Alors il a fallu se faire violence, oublier les égos qui criaient que revenir à la campagne (oui moins de 50 000 habitants c’est la campagne pour moi) c’était une régression sociale. Je ne suis pas fière de ce que j’ai fait et je ne crie toujours pas sur tous les toits le nom de ma nouvelle ville (aussi, parce que je pense que c’est une ville de passage avant une solution qui nous convienne à tous mieux) mais je remarque déjà que mes journées se dilatent. Que la liste des activités obligatoires diminue, que je ne sens pas obligée de faire des choses (ce qui a un effet très néfaste sur mon travail, j’en conviens), que, de toute façon, la liste des choses possibles a diminuée aussi. Et dans un sens ce n’est pas si mal. Cette semaine, je vais redécouvrir ce que ça fait de ne pas se croiser tout le temps et de vivre ensemble en partageant la garde de Mia. Cette semaine, nous allons nous en occuper ensemble, comme une vraie famille. Et j’ai hâte.