Mon premier rouge

C’est un tweet anodin d’Anne Claire qui a eu l’effet, chez moi, d’une madeleine de Proust. J’ai pensé à l’été de mes 16 ans. Mon papa m’avait offert pour mon anniversaire un blouson en cuir de pilote de l’armée (façon Top Gun) puisque c’était la dernière année qu’ils étaient en cuir et que le nouveau modèle était moins beau. Ma relique. Mon blouson doudou qui ne plait pas à tout le monde mais dont le poids sur mes épaules suffit à me faire sentir en sécurité. À l’époque, je n’aurais pas accepté avec autant de plaisir un tel cadeau si je n’avais su le mettre en valeur.

En pleine lecture du Lolita de Nabokov, j’avais imaginé mon style comme une version contemporaine, une sorte d’army lolita. Avec mon blouson de garçon, mon faciès nouvellement débarrassé d’un appareil qui le défigurait, j’osais enfin les tops girly aux couleurs acidulées. Pendant cet été, où clairement je construisais mon identité, ma mère s’est défaite d’un rouge à lèvres Agnès B commandé au Club des Créateurs de Beauté. La couleur, qui ne lui convenait pas, allait devenir mienne. Après recherche aujourd’hui, je retrouve son nom : Rose d’Orient. Un rose discret mais brillant, parfait pour des débuts, apprendre le geste, découvrir la sensation, le goût et l’odeur de cet accessoire très féminin.

Je me souviens du tube en métal mat qui ne quittait pas la poche d’un blouson qui ne me quittait pas non plus. Et, plus de 10 ans après, il me prend l’envie d’en commander à nouveau un tube. Peut-être le ferais-je. Ce qui est sûr, c’est que quand ma fille sera assez grande, nous ferons ensemble sa première commande au CCB. Si c’est encore possible, nous commanderons des produits miracle Cosmence, craquerons sur une dizaine de vernis mini b. aux couleurs futuristes (ceux qui me restent aujourd’hui le sont en tout cas) et elle fera son apprentissage des couleurs avec la gamme Agnès B. Comme moi, comme beaucoup.

J’ai testé pour vous… le corsaire Lytess

J’ai toujours été curieuse de nature et les produits de la marque Lytess m’ont toujours fait de l’œil étant donné que je suis plus que sceptique de leur efficacité sur le principe. Mais pourquoi donc continueraient-ils à vendre autant de boîte de corsaires et autres culottes montantes si cela n’avait pas un quelconque effet sur nos rondeurs ? Il y a deux semaines mon cerveau a buggé comme ça lui arrive parfois et je suis donc ressortie d’une parapharmacie avec une boîte de corsaire Lytess 10 jours chrono en main. Autant vous dire que je ne la ramenais pas (vu que le taux de probabilité de m’être faite avoir était autour de 80% – quasiment autant que les chiffres énormes de réussites inscrits sur la boîte) mais que j’ai quand même enfilé la chose dans la cabine d’essayage du premier H&M venu parce que ça m’amusait aussi un peu. Et parce qu’on sait jamais… SUR UN MALENTENDU… ça pourrait marcher vraiment.

Au quotidien, le corsaire Lytess est confortable à porter (sauf que la ceinture remonte quasiment sous mon soutien gorge et que c’est pas super confortable quand on est assise), pas trop moche (je comprends celle qui portent la version fuseau pour sortir, moi avec le corsaire je peux pas parce que ça fait un peu trop années 80 pour moi) et invisible sous les vêtements (en plus, en ce moment ça tient chaud). La gamme Lytess, pour ceux et celles qui ne connaîtraient pas encore fait partie des nouveaux cosméto-textiles qui sont censés faire agir des produits amincissants encapsulés dans le textile au moindre contact et mouvement.

Sur le papier : Le corsaire que j’ai acheté est censé en 10 jours seulement faire perdre jusqu’à 2,03cm de hanche (attention c’est précis) et 1,4cm de cuisse. Bien sûr, il faut le porter en continu sur les 10 jours et au moins 8 heures par jour. Il est conseillé de se bouger un peu pendant l’opération et de faire attention à son alimentation.

En vrai : j’ai perdu un demi cm de hanche et la même chose au niveau des cuisses. On en peut donc pas dire que ce ne soit pas efficace, c’est juste que c’est pas flagrant au niveau de l’œil. C’est quand même prometteur pour la gamme de fond (donc celle qui annonce un effet pour 1 mois d’utilisation) d’autant plus que c’est une méthode absolument pas contraignante au quotidien. Je ne pense pas investir dedans tout de suite cependant, je trouve que ces produits ne sont pas donnés et je vais essayer de me bouger un peu plus d’abord. Plus qu’avant tout le corsaire a eu un effet psychologique sur moi et que j’ai consciencieusement fait des séries d’abdos pendant toute la durée du test… je crois bien que l’aspect financier m’aura dissuadé de lui même d’un échec et que je voulais absolument que ça marche.

 

Coup de coeur beauté LA ROCHE POSAY

J’ai découvert il y a peu l’existence de la gamme cosmétique La Roche Posay. Accro à Effaclar depuis des années (un gel moussant et plusieurs crèmes pour le visage anti-imperfections tellement efficaces), je cours souvent en pharmacie et parapharmacie directement au rayon de la marque pour faire le plein de ses produits miracle. Quel plaisir donc de découvrir au hasard d’un rencontre blogueuses toute une gamme cosmétique aussi colorée que bonne pour la peau. Celle ci est d’ailleurs très complète avec du fond de teint, de la poudre, des fards à paupières, liner, mascara, vernis et rouges à lèvres. C’est sur ces deux derniers, puisque de nouvelles couleurs sont à l’honneur pour les beaux jours, que j’ai décidé de me concentrer aujourd’hui.

VERNIS SILICIUM :

Deux nouvelles couleurs estivales viennent, en effet, de compléter une gamme très complète : Corail et Rose vif. Je ne sais pas si, comme moi, vous enchaînez souvent sans discontinuer les manucures mais si c'est le cas vous devez remarquer que vos ongles s'abiment, se dédoublent ou jaunissent. Et bien ce n'est pas le cas avec les vernis La Roche Posay qui sont à la fois fortifiants, protecteurs et hypoallergéniques. Enrichis en silice, les vernis intègrent aussi un filtre UV. Et c'est là qu'on prend conscience de la particularité de la marque en matière de cosmétiques : la volonté d'intégrer du soin (et quels soins !) à des couleurs d'actualité et une efficacité évidente. Petit plus côté accessoire : vous pouvez aussi trouver des ventes de bijoux de qualité pour "faire briller" vos mains.

vernis silicium, La Roche Posay : 9,70 euros les 6mL

 

NOVALIP DUO :

Toujours dans cette optique de soin, La Roche Posay vient de sortir Novalip Duo. Un rouge à lèvres longue tenue (après test, je peux vous assurer 3 à 4 heures de tenue sans filer) disponible en 12 magnifiques couleurs et qui contient 46% d’actifs nourrissants en son cœur. Le plus de ce rouge à lèvres : le confort, autant à l’application (on a franchement l’impression de s’appliquer un baume à lèvres bien riche) qu’à l’utilisation (il ne bouge vraiment pas et a résisté à un sandwich rosette de la SNCF). Et comme tous les produits de la gamme, ce rouge à lèvres est hypoallergénique, sans paraben, sans parfum et donc haute tolérance.

novalip duo La Roche Posay 16,90 euros.

J’ai également, de mon coté, craqué pour un liner de la marque et je teste bientôt le mascara Respectissime. Soyez en sûres, entre La Roche Posay et moi l’histoire d’amour a encore de beaux jours devant elle.

GingerLove

 

Cette semaine, grâce à SmartStore, j’ai découvert ma nouvelle boisson préférée : GingerLove. GingerLove est une boisson à consommer chaude (je pense que je la préfère comme ça) ou froide à base de gingembre et d’agrumes. Si vous la trouvez en sachet, la poudre se dissout instantanément dans l’eau mais la boisson est aussi conçue pour être servie toute prête dans des cafés (d’où le partenariat en France avec Alto Café). C’est une boisson belge à l’origine, d’où la légère difficulté pour s’en procurer à ce jour.

Quelques dizaines de minutes seulement après la dégustation, GingerLove étend son pouvoir énergétique sur moi au point que je me sente aussi excitée qu’après 2 Redbull (le goût dégueulasse et les ingrédients chimiques en moins). C’est pourquoi je l’ai tout de suite élue « boisson officielle du Festival de Cannes 2012″ au moins en ce qui me concerne. Je compte bien en faire des réserves pour en boire au moins 1 par jour.

C’est une boisson entre le Tang orange (pour ceux qui se souviennent), le cappuccino (pour la mousse onctueuse) et le gingembre confit et qui évoque pour moi autant la gourmandise que le réconfort. Sa fraîcheur est aussi étonnante et l’effet est multiplié si on la boit encore fumante. Vous voyez bien quand j’en parle que je suis juste devenue accro. La crise de manque se fait déjà sentir… mais que vais-je devenir ?  :-)

 

GingerLove est disponible à l’achat sur leur site internet, dans les cafés Alto Café et au Centre Pompidou à Paris.

Girls – Voice of a generation ?

Je parle rarement ici de série TV, même si j’en regarde quand même pas mal, mais je prend aujourd’hui la plume pour vous faire partager mon énormissime coup de cœur pour la nouvelle série produite par le réalisateur/producteur Judd Apatow : Girls. En fait celui ci fait profiter de son nom et de son aura (il avait produit la série culte de NBC Freaks and geeks, il y a maintenant plus de 10 ans) à cette série qui est quasiment l’œuvre exclusive (écrite, réalisée et interprétée par) de la jeune Lena Dunham (et je dis jeune parce qu’elle a 1 an de moins que moi et qu’autant de talent et de maturité chez une meuf de 26 ans, ça m’éblouit).

Girls c’est l’histoire de 4 new-yorkaises qui n’ont rien hérité de Sex and the City à part quelques rêves fous d’argent et d’oisiveté. Elles ne savent pas encore ce qu’elles vont ou doivent faire et encore moins comment, mais avant d’envisager un avenir qui de toute façon se présente comme morose, elles doivent subvenir à leurs besoins. Parce que c’est précisément là que se situe la série : dans cet entre-deux entre l’adolescence et l’âge adulte, ce moment où on est lâché dans la nature par des parents qui arrêtent brutalement de payer votre rente (si tant est qu’ils vous en payaient une).

Pour Hannah, éternelle stagiaire qui se rêve écrivain, le réveil est rude. Ses amies ne sont pas mieux loties. C’est dans un univers sombre, clinique (je retiens une scène de levrette tout à fait déconcertante), franchement déprimant que se déroule l’intrigue de Girls. Et l’attente de la suite, des prochains épisodes est presque douloureuse tant Lena Dunham semble écrire le présent et l’avenir d’une génération en crise, moins obnubilée par la théorie (les doutes, les rêves, les amours contrariées) comme les précédentes que par des considérations financières nécessaires à sa survie. L’envol du nid est universel mais les conjonctures elles (omniprésence des réseaux sociaux qui prennent le pas sur le dialogue, crise économique mondiale), sont inédites. Le portrait est divertissant bien que glaçant et surtout tellement juste.

Girls sur HBO à partir du dimanche 15 avril 2012

Pour ce que ça change

 

J’ai eu hier une conversation sur twitter qui a vite dévié sur les implications et les changement de vie auxquels il faut être prêt en devenant parent. J’y repense souvent moi-même, non sans nostalgie, à ma vie d’avant et pourtant il suffit d’un moment de surprise de ma fille pour balayer tout ça sur son passage.

Nouveaux parents, futurs parents,

Préparez vous à avoir à votre charge un être que vous allez souvent détester (si, si) pour ne l’aimer qu’encore plus fort. Un être capable des pires atrocités (je ne donne pas de détails, mais imaginez ce qu’un bébé et une couche que vous venez de changer et n’avez pas encore scellée peuvent faire ensemble) et de comportements aléatoires qu’il impose à la cantonade comme bon lui semble (ne vomir que quand il y a des invités, rejeter son lait à demi-caillé sur vous 10 minutes avant une grande soirée). Dans les premiers mois de sa vie, le bébé avec qui vous avez des interactions limitées ne vous renverra que vers son propre langage et vos limites d’adultes, vous ne comprenez rien et avancez à tâtons dans un monde parfois hostile et souvent exclusif.

À cela il faudra ajouter l’inquiétude permanente liée à l’état de parent et sa grande amie : la culpabilité. Cette donnée qui apparait pour les femmes pendant la grossesse devient une constante de votre vie, vous êtes coupable de fautes dont la peine va de 5 ans de prison avec sursis à la perpétuité selon les jurés : coupable de ne pas avoir stérilisé un biberon avant de le donner, coupable de ne pas allaiter, coupable de ne pas assez vous consacrer à l’éveil de votre enfant, coupable de préférer le voir dormir plutôt qu’être dans vos jambes, coupable de ne pas l’habiller comme une gravure de mode chaque jour que dieu fait et j’en passe.

Même si 9 mois théoriques permettent de mieux apprécier cette idée, du jour au lendemain on passe de la liberté totale à la plus belle des prison dorée. Plus jamais, vous n’allez vivre sans vous occuper ou penser à l’être qui vous est cher. Si l’on apprécie d’autant plus les soirées entre filles c’est finalement pour déverser sa bile sur son conjoint absent ou le manque de crèches en France (ou s’extasier sur les progrès de son rejeton) et conclure que le temps de l’insouciance est bien fini.

À coté de ça, on apprend à apprécier les choses simples (comme le dit si bien une fameuse marque de jambon). Ce que ceux qui n’ont pas d’enfants voient comme un symptôme d’aliénation n’est en fait que la vision, enfin, des vraies moments de la vie. Pour vous donner un exemple, j’ai du passer 10 minutes à regarder ma fille prendre un sac en papier que j’avais ramené d’une virée shopping et le traîner partout en le remplissant des objets qui s’offraient à elle sur son chemin. De temps en temps, elle en délaissait un pour en choisir un autre et c’est avec fierté et application qu’elle faisait ses petites courses dans notre salon sans se soucier de quiconque. Moi qui passe ma vie à chercher un idéal de beauté au cinéma, je peux vous assurer que j’ai manqué de pleurer devant ce spectacle naïf, devant cet instinct de reproduction abouti, devant cet embryon d’indépendance.Bien sûr à raconter c’est ridicule et pour un œil extérieur ça l’est encore plus.

Être parents c’est aussi se battre contre tous, toujours. Contre le jugement des autres, contre sa propre famille (donner des limites à de nouveaux grand-parents est un calvaire), contre l’état qui délaisse de plus en plus ses jeunes citoyens, contre la politique des villes et des transports qui laissent souvent les poussettes sur le carreau.

Je crois que la parentalité aujourd’hui est une guerre à mener que l’on a pas choisi mais que beaucoup de jeunes parents acceptent avec courage. Chaque matin, j’enfile ma tenue de combat (celle qui  ne craint plus les taches) et je m’engouffre dans la bataille des premières couches, des premiers repas, des premiers moments sur le pot. Toutes ces premières fois… quand je pense qu’on a sacrifié une partie de notre vie à fantasmer sur une poignée de dépucelages (premier baiser, premier rapport, premier festival de Cannes,…) et que ma vie aujourd’hui n’est faîte que de nouveautés et de découvertes… Ceux qui ne vivent pas ce bonheur ne savent pas ce qu’ils ratent.

 

Ma recette d’Ajo Blanco

Il a quelques temps et pour la première fois, nos amis les plus proches sont venus nous rendre visite dans notre nouveau palace de Picardie. Une épreuve, croyez moi, autant pour ces parisiens convaincus (et je les comprends) que pour nous, nouveaux provinciaux pas encore fiers de l’être. J’ai donc mis les petits plats dans les grands pour une fois dans ma cuisine encore inexistante. Et pour l’occasion, j’ai testé un plat qui m’obsède depuis des années : l’ajo blanco. Comment est ce possible d’être obsédée par une recette de soupe froide andalouse à base d’ail et d’amande ? Simplement parce qu’il y a des millions d’années j’ai lu le recueil de nouvelles érotiques de l’australienne Linda Jaivin « Mange Moi » qui évoquait nonchalamment ce plat. Depuis, il revient régulièrement à ma mémoire et je n’avais encore jamais eu l’occasion de le cuisiner. C’est enfin chose faite et la recette est approuvée comme je m’y attendais.

Ajo Blanco pour 6 personnes :

200g de raisin blanc sans pépins, 2 têtes d’ail, 250g d’amandes émondées, un verre d’eau, deux verres de lait, 2 pommes golden, 10 tranches de pain de mie sans croute, de l’huile d’olive, du sel, du poivre.

Dans un blender, mixez vos deux têtes d’ail avec 200g d’amandes émondées, 10 tranches de pain de mie sans croute, le lait, l’eau, 100g de raisin que vous aurez préalablement pelé (oui, je sais, c’est long), une belle rasade d’huile d’olive, du sel et du poivre selon votre goût. Réservez ensuite votre soupe au réfrigérateur.

Dans un plat à part, pelez et découpez 100g de raisin (en deux) et les deux pommes (en petits cubes). Mélangez les fruits avec 50g d’amandes émondées.

Après le service de votre soupe (bien froide), proposez à vos invités d’incorporer selon leur goût la préparation de fruits et d’amandes. Le mélange a l’air étrange comme ça, mais je vous jure que c’est très gourmand et juste irrésistible.

Le soleil qui n’est pas là où on l’attend.

Je ne vous apprends rien si je dis juste qu’il fait froid en ce moment, que le boulot commence à me peser, que je vois mon mari de plus en plus fatigué et que mon teint de vieux lavabo me fait craindre les miroirs autant qu’un célèbre personnage de Bram Stoker. Et puis il y a aussi la lame de fond, une sorte de filtre sur ma vie depuis ces derniers mois qui assombrit mes jours et me fait (parfois) pleurer quand je vois ou pense à une femme enceinte. J’ai envie de tourner la page, envie de prendre du soleil, de changer de tête, de partir loin (ou ailleurs).

Comme un rêve un peu fou, je me retrouve parfois perdue dans des fantasmes de voyages à l’autre bout du monde, de longues séances de contemplation des cerisiers en fleur dans la campagne japonaise, de visite de Rome, de Florence, de Madrid, de découvertes gourmandes, de langues exotiques.

L’année ne semble pourtant pas partir dans ce sens… Des priorités plus terre à terre prennent le dessus sur mes rêves égoïstes, une nouvelle cuisine à aménager, la voiture à réparer… Je me demande parfois quand je suis devenue adulte. Quand toutes ces choses que l’on ne touchait pas du doigt il y a quelques temps sont devenues mon quotidien. J’y pensais à propos de l’action de changer une roue. Ce n’est pas quelque chose que l’on fait et auquel on pense quand on a 13 ans, 17 ans, 21 ans… pourtant cela fait partie des nouvelles occupations de ma vie, du cadre des possibles, des éventualités à prévoir, délirantes, concrètes, saugrenues comme remplir une feuille d’impôt, savoir gérer un service clientèle au téléphone, comprendre les dossiers de la CAF ou de l’assurance maladie, planter des tomates, changer des couches.

Il y a chez moi depuis le déménagement, une XBOX 360 à laquelle nous n’avons jamais touché, enrubannée de scotch de déménageur. Je la laisse en évidence dans le salon comme un symbole de cette évolution subie et consciente. Jamais je n’ai 40 minutes pour l’installer et jouer à quoi que ce soit qui ne pourrait et ne devrait être utilisées à autre chose, jamais je n’aurais 50 euros à sacrifier dans un jeu vidéo même si ça me fait plaisir. Les rêves d’ailleurs, de frivolité et d’oisiveté s’envolent et laissent place à d’autres joies, un instant de communion magique avec ma petite famille sur une autoroute de Picardie en pleine nuit, le sentiment inégalable de ne pas me tromper de voie, je suis là où je devrais être, ou en tout cas je suis qui je devrais être.

 

Et pour ceux qui ont le temps et le plaisir de voir d’autres paysages, je ne peux que vous conseiller le site Mon Nuage, guide tout terrain très bien ficelé que je garde dans un coin de ma tête au cas où…

J’ai testé pour vous… SmartStore

 

En grande testeuse de produits (de beauté mais pas que), je me devais de prendre ma carte annuelle chez SmartStore, le concept qui me faisait de l’œil depuis des mois déjà. Attention, foodistas, beautystas, ce concept est pour vous, pour 10 euros l’année seulement vous devenez titulaire d’une carte de membre qui vous permet de venir retirer en boutique 5 échantillons de produits par semaine, d’autres échantillons sont testables sur place. Selon les marques et vos envies, la taille des échantillons varie d’une bouteille de boisson gazeuse bio 1,5 L  que vous emporterez chez vous dans son intégralité aux petits sachets de crèmes de jour que l’on connait bien, de sachets de thé en vrac (qui permettent quand même de faire facilement deux boules à thé bien remplies) au masque tissu pour le visage (vous savez, ceux qui sont vendus par 4 ou 5 et coutent un bras).

Bien sûr, pour profiter pleinement de cette « boutique », il n’existe qu’une seule adresse (8, rue Blanche 75009 Paris) mais elle est plutôt centrale et permet de faire une respiration bienvenue lors de sessions shopping acharnées (là, je parle pour moi). Derrière le comptoir, un mec qui n’est donc pas un vendeur, sexy à souhait, vient vous servir, répondre à vos questions, propose à boire. Dans le fond de cet étonnant lieu, une pièce dédiée à des articles de créateurs et d’artistes en éditions limitées pour agrémenter votre intérieur de raretés de charme à un prix modique (je n’ai manqué de m’étrangler que pour les 80 euros d’une coque iphone sublime, des erstaz de lunettes d’une des deux chanteuses du groupe Brigitte valent 10 ou 15 euros).

À mon avis, le prix de la carte est vite rentabilisé et le lieu, le concept, l’expérience viendra certainement enrichir certains blogs beauté ou fooding (tout le monde ne reçoit pas des produits gratuitement). Adepte d’une consommation responsable, pas mal de produits bio dans les rayons, la boutique permet aussi de se faire un véritable avis d’avant d’acheter en boutique (mais pas la leur) et de devenir ainsi le maillon acteur d’une chaîne de consommation. Mais le site internet est aussi très bien fait, c’est pourquoi je vous invite à aller y faire un tour. De mon coté, j’y retourne déjà cette semaine, le rendez vous que je pensais bi-mensuel s’est en fait multiplié puisque je suis conquise.

Des baumes partout

Soyons claire dès le départ, je suis une accro aux baumes à lèvres (*tous en chœur* « Bonjour Luciiiiile »). J’en achète souvent et les fourre un peu partout (dans mes sacs, mes vestes, et d’autres endroits moins classiques) pour être sûre d’en avoir toujours un à portée de main. Mia l’a vite remarqué et est parfois tombée par hasard sur une de mes petites boîtes colorées (ou sticks) dans mes cachettes secrètes. Avec les années, on peut dire que j’ai déjà bien commencé à faire le tour de la question et j’ai constitué une team de chouchous tout simplement irrésistibles.

 

Baume en stick CARMEX à la cerise :

J’ai découvert le baume CARMEX il y a 4 ans (déjà !) lors d’un voyage au Japon où il est culte. L’année dernière JolieBox l’a rappelé à mon bon souvenir et j’ai traîné depuis sans discontinuer un stick à la fraise dans mon sac à main préféré. Je viens tout juste de craquer pour sa version cerise sur le site CometeShop mais je sais qu’il ne me décevra pas. C’est mon baume préféré pour l’extérieur et vous savez pourquoi ? Parce que son mélange de camphre, de phénol et de menthol (et de cire d’abeille) est extrêmement frais à porter et raffraichit les esprits en cas de coup de vent (l’effet est un peu similaire à mâcher du chewing gum menthol extra fort la bouche ouverte quand il fait un peu frais dehors, c’est pas poli mais c’est jouissif). Bien sûr, il nourrit parfaitement les lèvres et fait une bouche bien brillante.

3,50 euros les 4,25g

 

Baume Sphere Tangerine EOS :

Mon nouveau préféré. Le baume sphère EOS se démarque par sa forme si particulière et très ergonomique mais aussi par ses ingrédients naturels et en grande partie bio. Très fruité et sucré sur les lèvres, le baume à la mandarine a trouvé sa place à coté de mon lit comme un dernier geste beauté câlin avant de me coucher. C’est aussi le préféré des blogueuses américaines qui craquent pour son design cocooning futuriste.

5,50 euros

 

 

Baume gourmand Noix de Pécan/Miel MONOPRIX :

Comme toute parisienne de coeur qui se respecte, j’ai pas mal traîné dans les allées du Monoprix près de chez moi. Et je ne sais plus quand j’ai découvert ce petit baume gourmand mais il était soldé (étonnant) et j’ai craqué sans état d’âme.

Je vous avoue tout de suite, on sent plus la noix de pécan que le miel avec ce baume à appliquer directement au doigt (un bon choix puisque le geste gourmandise y est de suite) mais la texture est la bonne, fondante un peu onctueuse. Ce baume est au fond de mon sac de voyage, celui pour les week-ends, comme un minuscule moment de détente à portée de main, une bulle qui rappelle la maison.

3,50 euros les 10mL

 

 

Lip Bome ERBORIAN :

Celui là, c’est mon chouchou des chouchous. Mon préféré depuis des années (4 ans au moins), celui que je perds régulièrement au fil des déménagements et des ruptures et que je retrouve toujours miraculeusement (le pot n’est pas très gros) après des jours et des jours de recherches hystériques.

C’est aussi le baume à lèvres le plus cher que j’utilise (15 euros quand même) mais sa texture riche qui répare tout (il peut aussi s’appliquer sur n’importe quelle zone sèche) est incomparable. J’ai une très grande confiance en cette marque coréenne qui ne m’a jamais déçue, dont les produits soins sont aussi chics qu’efficaces. Ce baume à lèvres en est la preuve. Où se cache t-il donc chez moi ? Partout où j’ai besoin de lui, pas trop souvent pour ne pas avaler le pot en 15 jours à peine… c’est mon baume réconfort, celui des soirées difficiles et des réveils en fanfare, je dois vous avouer n’avoir aucune idée de là où il se cache à l’heure actuelle mais je sais qu’au moindre coup de pompe il sera là pour moi.

15 euros les 7g