Aujourd’hui on aborde ici un passage quasi-obligé de la grossesse (je dis quasi parce qu’il y en a toujours qui en réchappent) : le malaise vagal.
Selon wikipédia Le malaise vagal, aussi appelé lipothymie vagale, choc vagal ou syncope vaso-vagale ou vagale s’il y a perte de conscience, est un malaise dû à une activité excessive du système nerveux parasympathique via la Xe paire de nerfs craniens appelée nerf vague. Ce malaise est la traduction d’un ralentissement du rythme cardiaque ou bradycardie associé à une chute de tension artérielle, aboutissant à une hypoperfusion cérébrale.
Si vous n’avez pas fait médecine, le malaise vagal est en fait une perte de connaissance après une suite de symptômes (bouffée de chaleur, vue trouble, douleur dans la nuque, nausée ou vomissement…) qui résulte d’un dysfonctionnement cardiaque. Je vous préviens, j’ai déjà été hospitalisée pour ça, c’est tout à fait bénin même si il est conseillé de voir un cardiologue par la suite pour éventuellement dépister un problème plus grave (déjà fait aussi de mon coté, il n’y avait rien à signaler).
En fait, comme je suis une habituée, je vous conseille de vous asseoir n’importe où (et de préférence par terre – même si c’est sale -) et de vous faire amener un verre d’eau. Essayez de vous poser quand les symptômes apparaissent et pas quand vos jambes commencent à vous lâcher (vous avez en théorie quelques minutes devant vous) et ne vous souciez pas du regard des gens.
Un malaise vagal peut vous valoir quelques jours de repos forcé prescrit par le médecin, il ne faut donc pas oublier d’en informer l’équipe médicale qui suit votre grossesse ou même d’aller chez votre gynécologue pour un check up suite à cet épisode.
Le secret en fait, c’est de ne pas paniquer et de s’offrir un peu de temps à soi après. Un temps à soi allongée, au calme avec une grande bouteille d’eau et quelque chose à grignoter.
Si vous en parle aujourd’hui c’est parce que j’ai fait le premier malaise vagal de ma seconde grossesse. Devant la caisse d’un grand Ikéa de région parisienne. Avec deux caddies à pousser et des gens partout autour. Pourtant, en vieille briscarde je n’ai pas paniqué quand ma vue s’est rétrécie, que je me suis mise à transpirer comme une vache et que je n’étais plus capable que de bredouiller quelques mots. J’ai filé à une caisse libre en face, me suis assise sur le fauteuil de la caissière absente (grave erreur, j’aurais pu me péter la gueule) alors qu’un gentil monsieur me faisait venir un verre d’eau. Je me suis sentie partir mais la sensation n’a du durer que quelques secondes et j’ai pu me reprendre. 10 minutes plus tard, Thomas avait géré les deux caddies comme un chef et j’ai pu en empoigner un comme déambulateur jusqu’à la voiture.
Le malaise vagal n’est pas un symptôme agréable de la grossesse (c’est même une vraie plaie si vous voulez mon avis), il n’est pas dépendant de votre état supposé de fatigue et vous pourrez avoir bien mangé avant que vous en ferez un quand même (à priori il y a même plus de risques si vous mangez trop riche). Il faut voir ça comme une coupure de courant généralisée, je pense, comme un signal que votre corps vous dit stop. C’est un peu violent, ce n’est pas toujours facile à gérer (encore moins avec une petite fille de 18 mois qui pendant ce temps là en profite pour essayer de faire bugger une machine à carte bleue) mais c’est un mal nécessaire.
Je souhaite beaucoup de courage à celles qui, comme moi, en souffrent et beaucoup de repos. De mon coté, ce n’est qu’une phase, si ça peut vous rassurer, qui ne dure que pendant le second trimestre. Encore un peu de patience !






































