Homéopathie et grossesse

 

Vous l’aurez compris, pour cette grossesse j’ai pris le temps de m’y mettre mais j’ai décidé de faire les choses bien. Je me suis donné le temps de m’écouter (parfois), d’expérimenter (plus souvent), de partager (avec vous mais aussi avec ma super sage-femme). Dans cette optique, j’ai en tête une forme de projet de naissance, j’ai mis Thomas à contribution avec des massages quotidiens et j’ai aussi accepté un protocole complet d’homéopathie.

Il faut savoir que l’homéopathie, en temps normal ce n’est pas ce vers quoi j’irai naturellement. J’ai toujours préféré un médicament efficace quitte à ce que celui ci soit violent pour mon estomac ou me laisse K.O. (c’est le cas de mes pilules contre la migraine, mais franchement qui supporte une migraine ophtalmique en attendant juste qu’elle passe ?). Pourtant la grossesse est pour moi un moment de pause, de détoxification. Je ne prends plus rien, je ne bois plus, je me sens plus perméable aux détails, aux changements alimentaires par exemple mais à quantité d’autres choses aussi (l’odeur d’une huile essentielle qui influe sur mon humeur ou mes douleurs, des rituels quotidiens qui me permettent de supporter les « petits » tracas de la grossesse). Donc quand on me l’a proposé, je me suis dit que si l’homéopathie pouvait faire quelque chose pour moi c’était maintenant.

La méthode fait débat encore aujourd’hui, certains ne lui accordent qu’un effet placebo et si le protocole (composé spécialement dans mon cas par ma sage-femme, il ne faut pas reproduire sans avis spécialisé ce qu’on lit sur les forums) est assez contraignant à suivre en fin de grossesse, il l’est encore plus le jour de l’accouchement. Des granules à suçoter tous les 1/4 d'heures, voilà l'emploi du temps lié à l'homéopathie et qui devrait m'occuper et occuper Thomas qui, encore une fois, a la responsabilité de vérifier mes prises et de surveiller l'heure. La fin de grossesse a annihilé mon scepticisme naturel mais ce que j'apprécie c'est de pouvoir y mêler mon mari, garnir sa petite trousse pour le jour J de tubes et de micro-missions qui l'occuperont et lui feront partager ce moment avec moi. Comme je fais entièrement confiance à ma sage-femme (qui ne sera pas celle qui m’accouchera, le seul vrai défaut de mon parcours), je fais entièrement confiance à Thomas pour prendre au sérieux son importance auprès de moi.

Ces derniers jours, je cauchemarde souvent que j’accouche seule à la maison. Plus le temps passe et moins c’est probable mais j’y vois un besoin de lâcher-prise, un besoin d’être entourée pendant comme après…  Famille comme amis, il est peu probable que l’arrivée de mon fils ne réunisse autour de nous plus d’une poignée de personnes. Pourtant, comme beaucoup de détails qui me touchent particulièrement en ce moment, le fait que quelqu’un se soit donné la peine de réfléchir à ce protocole homéopathique pour m’aider et me soulager, est une idée qui me donne de la force. Et c’est pourquoi je le suis scrupuleusement. Verdict de son efficacité : dans quelques semaines.

Une réflexion sur “Homéopathie et grossesse

  1. working mom dit :

    j’ai eu aussi un mini-protocole à suivre dicté par la sage-femme et placebo ou pas (je suis aussi une sceptique de nature) mais après une des prises sensée accélerer le travail ou en tout cas le rendre efficcace, les contractions ont commencé alors que ma poche des eaux était fissurée depuis 7 heures!

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