Une histoire de taxi

France, Paris, Taxi Sign, Night Lights /4285-20163

 

Si je regarde en arrière, j’ai finalement pas mal pris de taxis ces dernières années. Pour des déplacements en province (en festivals de cinéma principalement) mais surtout à Paris. Comme beaucoup, j’ai eu une majorité de déconvenues avec ce mode de transport. Il y a eu les refus de courses pourtant enceinte et chargée parce que j’allais à Gare du Nord et que ça n’arrangeait personne (et à d’autres occasions, bien sûr). Il y a eu les « conversations » douteuses aux accents sexistes et racistes de café du commerce (et où on prie dans sa tête pour que la voiture arrive plus vite encore à destination). Il y a eu les courses rallongées qui font gonfler la note. Il y a eu les allusions graveleuses. Il y a eu le mal au coeur parce que le conducteur se croyait dans un des fameux films de la franchise de Luc Besson.

Pour ne pas dresser qu’un portrait noir, il y aussi eu des courses idéales dans un Paris désert au petit matin (non, je rentrais pas de soirée, je me rendais à un direct à la radio). Il y a eu ce moto-taxi qui m’a vue démunie devant la Gare de Lyon avec ma grosse valise et m’a permis de faire une correspondance dans une autre gare que je n’aurais pas pu faire sans son aide. Il y a ces taxis de province qui ont eu des conseils judicieux sur la ville où je débarquais. Et puis ceux qui permettent de profiter de la soirée et de rentrer en toute sécurité.

Depuis quelques mois, je ne prends plus que des Uber (pas d’Uber Pop encore à ce jour). Plus simple, plus clair (si surfacturation il y a, elle est précisée dès le départ), plus safe (pas de conversations déplacées). Et puis finalement moins cher. Je n’en suis pas fière, ce n’est pas par snobisme. C’est finalement parce que quand je choisis de prendre un taxi c’est que j’en ai vraiment besoin. Ça m’a trop coûté de devoir pleurer à moitié pour qu’on accepte ma course à contrecoeur (pour finalement faire des réflexions ou souffler pendant tout le trajet). Je n’en pouvais plus d’être punie et honteuse de ne pas aller assez loin, de ne pas avoir attendu à la bonne borne, de ne pas avoir de liquide, d’avoir des paquets à mettre dans le coffre, et d’aller dans des gares à des heures de pointe.

Quand je suis arrivée à Paris il y a 10 ans, je traînais ce vieux fantasme du taxi à l’américaine. Celui qu’on hèle dans la rue et qui a toujours une histoire à raconter sur la ville. Depuis, j’ai déchanté. J’ai préféré me tourner vers un système qui n’est pas tout rose non plus (Uber reste une branche de multinationale aux méthodes contestables) mais qui me respecte en tant que cliente. Et malheureusement, l’actualité me donne raison (comme à des centaines d’autres clients qui ne reviendront pas).

 

4 réflexions sur “Une histoire de taxi

  1. Walter dit :

    Bonjour travaillant avec les taxis ( je suis voiturier) je ne peux que confirmer ton propos. Très peu sont propres, bien habillé, la place à l’avant qui n’est pas un garde manger. Ils n’ont pas voulu augmenté les licences dans les grandes villes, les clients se tournent vers des solutions où tu connais le prix de la course tu es sur d’avoir une voiture rapidement. Ils n’ont pas su se remettre en cause et améliorer le service.

  2. Walter dit :

    Bonjour travaillant avec les taxis ( je suis voiturier) je ne peux que confirmer ton propos. Très peu sont propres, bien habillé, la place à l’avant qui n’est pas un garde manger. Ils n’ont pas voulu augmenté les licences dans les grandes villes, les clients se tournent vers des solutions où tu connais le prix de la course tu es sur d’avoir une voiture rapidement. Ils n’ont pas su se remettre en cause et améliorer le service à offrir aux clients

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