Le chemin vers la propreté (n’est pas un long fleuve tranquille)

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C’est une phase que nous avons redoutons depuis le début de l’année. En effet, Adam n’a jamais montré aucun intérêt, aucun signe qui laisse à penser qu’il puisse avoir envie d’être propre un jour. Je me voyais déjà lui changer ses couches jusqu’à ses 18 ans.

Et puis, rentrée oblige, nous avons décidé de passer à la vitesse supérieure pendant l’été. Nous avons acheté des pull-ups Cars (échec de ce coté), nous lui avons trouvé de petits slips avec des super héros dessus, nous l’avons installé des heures sur le pot, nous en avons parlé avec lui. Pendant 1 mois, rien n’y a fait : Adam a adopté une attitude de mépris total vis à vis de la question, faisant mine de ne pas comprendre et salissant de son urine au petit bonheur la chance vêtements, sols et meubles. Nous avons essayé le dialogue et nous avons essayé les punitions. Vraiment rien n’a crée le déclic. Il était résigné, borné mollement, à n’en avoir rien à faire.

Et puis, j’ai été hospitalisée. Et puis le rapprochement avec Mia s’est opéré. Adam a pris conscience qu’il allait devenir grand frère (même si il est évident qu’il n’est pas prêt du tout à laisser tomber sa place de plus petit), qu’il allait rentrer à l’école où sa grande soeur est déjà scolarisée. Il a pris conscience qu’il fallait devenir propre comme ça. Nous n’y sommes réellement pour rien. Un matin, il a demandé à ne plus mettre de couches et c’est le cas chaque matin depuis. Il a appris à se retenir et, même si il y a encore quelques ratés, à faire dans son pot. Mia s’est aussi complètement impliquée dans le processus. C’est un chemin qu’ils font main dans la main. À chaque réussite, Adam est félicité chaudement par sa soeur (ce qui vaut toujours plus que les félicitations de ses vieux parents à ses yeux).

Avant d’être mère, j’ai beaucoup entendu que les enfants devaient être propres à 2 ans. Ma mère avait réussi l’exploit sur ses trois enfants (de son propre aveu, l’étape s’est déroulée dans la plus grande violence), ma grand-mère également. Et puis, j’ai eu des enfants. Aucun de mes deux enfants n’a été propre à ses 2 ans. Mia l’a été pour sa rentrée en toute petite section à 2 ans et 9 mois (et a eu une grosse rechute après son hospitalisation quelques mois plus tard), Adam à 2 ans et demi. Pour Adam, j’ai eu l’impression, pour la première fois, de forcer les choses. Il était évident qu’il n’était pas prêt mais nous avions besoin de cette propreté pour assurer sa rentrée. Et au final, cette étape est devenue une contrainte, un stress qui n’a pas lieu d’être. On reporte, une nouvelle fois, des objectifs de réussite sur nos enfants. À 2 ans, ils doivent être propres, savoir parler, savoir se tenir calmement, rester présentables. Je suis la première à souscrire à ces injonctions alors même qu’elles me semblent absurdes. J’y travaille donc. À respecter le rythme de mes enfants, respecter leur fatigue et leurs cris, respecter leurs humeurs et leurs caractères.

On essaye au quotidien de transmettre des valeurs et des notions de politesse. J’essaye maintenant de ne pas leur transmettre des contraintes et des objectifs qui les étouffent.

La preuve avec cet exemple : nous sommes sur la voie de la propreté. Et au final, nous n’en sommes absolument pas responsables.

8 réflexions sur “Le chemin vers la propreté (n’est pas un long fleuve tranquille)

  1. Laure dit :

    Et oui la pression environnante… Ne serait-ce que de la part des pédiatres. Il empile pas 5 cubes, il dit pas 10 mots allez hop orl et orthophoniste…(le rdv est toujours pas pris).
    Je n’étais dis que je ne subirais pas cette pression mais je ne sens coupable qu’il ne parle pas… En fin de compte le vrai combat c’est de les laisser évoluer a leur rythme, ne pas commencer a leur mettre de la pression alors au »ils au

  2. Laure dit :

    Et oui la pression environnante… Ne serait-ce que de la part des pédiatres. Il empile pas 5 cubes, il dit pas 10 mots allez hop orl et orthophoniste…(le rdv est toujours pas pris).
    Je n’étais dis que je ne subirais pas cette pression mais je ne sens coupable qu’il ne parle pas… En fin de compte le vrai combat c’est de les laisser évoluer a leur rythme, ne pas commencer a leur mettre de la pression alors qu’ils auront toute la vie pour la subir.
    J’avoue que ton article me rassure un peu aussi, car chez nous le pot semble un peu lointain, on verra dans quelques mois

  3. mamanpdawan dit :

    Je compati mon fils aura 3 ans en novembre et nous avons passé l été sur la propreté…. Même s’il y a un mieux il n était clairement pas pret, aucune verbalisation quand il a envie et rien à faire d être mouillé ou plein de caca….j’ai encore peur pour la rentrée et j’espère que la.maîtresse sera conciliante!

  4. Peach dit :

    C’est drôle parce que sujet qui semble tant stresser les parents ne m’a jamais préoccupé. Autour de ses 2 ans 1/2, nous avons acheté un pot et un réducteur de toilettes, lui avons expliqué comment ça marchait et c’est tout.
    Mon mec s’en préoccupait ponctuellement en disant qu’il fallait qu’il s’y mette, en l’asseyant – sans succès- sur les toilettes une fois par mois.
    Le pot ne l’a jamais intéressé, les toilettes plus, mais je pense que c’était par imitation.
    Je lui en ai parlé, régulièrement, mais juste en lui demandant s’il avait envie d’aller sur les toilettes. La réponse était négative à chaque fois.
    Et puis un matin, un mois après ses 3 ans, il a demandé à ne pas mettre de couches. Il y a eu deux accidents de pipi ce jour-ci et le lendemain, et c’était fini.

  5. Mademoiselle Farfalle dit :

    Ici la Miss n’est rentrée à l’école qu’à 3 ans passés. Donc on l’a laissé faire à son rythme, sans pression. Elle a été continente à 2 ans et demi de jour et de nuit. Pour Raoul ça a été plus compliqué. Rentrée à l’école à 2 ans et demi, un premier échec 6 mois plus tôt et une rentrée absolument pas continent. Et puis… ça s’est fait… Après un mois avec 5 changes par jour, il a été continent. Pour l’instant de jour seulement. Et vu le poids de la couche le matin, ça ne risque pas de changer tout de suite…

  6. Lorelei dit :

    ma fille a 5 ans et a encore des accidents la journée parfois….Elle va bien sûr à l’école, en général ça se passe bien là bas, sauf deux fois l’an dernier où il y a eu pipi deux jours de suite. Elle nous disait qu’elle ne sentait pas qu’elle avait envie de faire pipi, on a regardé du côté médical mais rien.
    et la nuit elle met toujours des couches….
    à côté de ça elle est très précoce au niveau des apprentissages scolaires, elle saute une classe à la rentrée. Je suis sûre que tout ça est lié.
    bizz

  7. Totote dit :

    Le stress de la propreté à deux ans est un phénomène très francais et en effet, il est probablement lié à la rentrée en petite section… En Angleterre, les enfants vont à l’école à 4 ans et les parents laissent faire. C’est intéressant de voir la tendance s’inverser dans les deux pays pourtant puisque de plus en plus de parents outre-Manche se lancent dans l’education à la francaise de manière générale. Je pense qu’elle s’inverse aussi coté Francais. Bonne nouvelle!
    Ma fille est rentrée en petite section à quasiment 3 ans et demi. Elle était propre depuis un an. Cela s’est fait tout seul.
    Au regard de sa personnalité et de son caractère je ne l’aurais jamais imaginée aller à l’école plus tot… Un autre débat intéressant :)

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