Le débat du Père Noël

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Il y a deux ans, suite à l’hospitalisation de Mia, j’écrivais cela que le Père Noël ne passerait plus chez nous. Aujourd’hui, Mia a combattu ses angoisses (avec beaucoup de courage, il lui reste plus qu’un vague phobie des araignées) et le Père Noël est de nouveau le bienvenu. Je crois bien qu’elle ne se souvient même plus de la peur que son existence et que la probabilité qu’il s’introduise dans la maison généraient chez elle. Mia demande à être une petite fille « normale ». Elle veut une fête d’anniversaire arc-en-ciel, des soirées pyjama avec ses copines, deux amoureux à l’école (parce qu’il semble que ces petits messieurs changent souvent d’avis) et elle veut aussi évidemment écrire une lettre au Père Noël. L’influence de la télévision et de l’école, sans aucun doute.

J’ai remarqué que, chez elle, la confusion était pourtant encore présente : « Nous irons dans les magasins chercher les cadeaux de ma liste » dit-elle. Et la question se pose maintenant de choisir si nous décidons de jouer le jeu du Père Noël à fond (avec un Adam qui ne demande que ça) ou si nous la laissons dire.

Alors que le premier catalogue de jouet vient de faire son entrée à la maison (la première quinzaine d’octobre, ils ne sont pas en retard), j’avoue que je me concentre plus sur la notion de raison. J’explique longuement à Mia qu’elle ne peut pas tout avoir (elle veut même des choses qui n’existent dans aucun catalogue) et qu’il va falloir faire des choix. Leur chambre déborde déjà de jouets en tous genres et nous avons décidé cette année de focaliser la fameuse lettre sur des cadeaux culturels et des sorties.

Adam, il est encore préservé. Ses petits camarades de classe ne sont pas très bavards et la folie de Noël semble l’épargner. Il va probablement calquer son enthousiasme sur celui de sa soeur.

J’ignore si, cette année, le folklore de Noël fera partie de la fête chez nous. C’est sûr, il y aura la décoration en famille du sapin, les heures de route pour rejoindre ma famille pour quelques jours de vacances, les bons repas qui embaument la maison, les paquets rutilants au pied du sapin. Quand j’étais petite, les enfants, les plus petits sous la supervision des plus grands, se cachaient pendant que les adultes faisaient des bruits de pas devant la maison et déposaient les cadeaux en prenant bien soin de laisser des traces de neige par terre. Il y a eu peu de déguisements (auxquels personne ne croit jamais) mais une sorte de jeu pour tous. Nous jouions tous à être des enfants, à croire le conte. Et si j’ai vite découvert le pot aux roses, j’aimais ça, cette ambiance et cette connivence là.

J’ai encore quelques semaines avant de réfléchir à une alternative, peut-être un détail qui la fera douter. Pas un énorme mensonge, non. Mais un indice qui retiendra l’attention des enfants et allume une petite flamme de magie dans leurs yeux. Parce que c’est aussi ça, la fête de Noël.

2 réflexions sur “Le débat du Père Noël

  1. Charlotte à lunettes dit :

    Merci pour cet article qui correspond exactement aux questionnements que j’ai en ce moment…
    Je n’ai pas d’enfant. Enfin si, j’en ai 23 dans ma classe de maternelle ! Et je ne sais pas trop comment me positionner vis à vis du Père Noel. Je n’ai pas très envie de leur mentir, mais ne pas en parler est très compliqué. Bref, je me pose des questions !

  2. Lorelei dit :

    ici la grande croit encore au père noel, mais ça ne sera plus le cas très longtemps je pense….
    mais même quand elle connaîtra le secret, j’espère qu’elle ne sera pas trop triste et qu’elle le préservera pour son petit frère!
    ici aussi déjà trop de jouets, donc je pense que ce sera qqs cadeaux et le reste en argent sur leur compte pour se faire des plaisirs dans l’année.
    bisous

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