Journée mondiale de la prématurité « Ma fille, ma bataille »

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Hier, avait lieu la journée mondiale contre la prématurité. Ce n’est pas un secret que depuis notre détour par le service néonat de l’hôpital Robert Debré en 2011 pour Mia (dans le cadre d’une infection, pas dans le cadre d’une prématurité), ce sujet me touche particulièrement. Pour les petits prémas, on a marché (et on a surtout récolté de l’argent), on a customisé des bodies pour les offrir aux familles et quand j’y pense, je file sur la page de PremUp pour faire un don à la hauteur de mes capacités du moment.

Cette année, plus que toutes les autres, cette journée était importante. Parce que je serrais contre moi ma préma de 36 semaines qui aurait pu l’être beaucoup plus, parce que cette chaleur contre moi était l’issue heureuse de presque 10 semaines de bataille contre mon corps, d’hospitalisations et de traitements.

Actuellement, 1 enfant sur 10 nait prématuré. Ils ne viennent pas tous au monde avec les mêmes chances. Alba a échappé au pire grâce à une excellente prise en charge de ma grossesse, qui a permis de la préparer à une naissance prématurée et à la faire rester au chaud le maximum de temps, de la 25ème semaine pour la première alerte à la 36ème semaine. À fréquenter les services « grossesses pathologiques » de deux hôpitaux, j’ai vu qu’ils étaient pleins. Pleins de femmes qui se battent, pleins de bébés qui auront de la chance ou pas. Je comprends d’ailleurs qu’on puisse penser que c’est en majorité la faute des mères si les bébés ne vont pas jusqu’au terme mais détrompez-vous. Les conditions de travail (et l’impossibilité de se faire arrêter) mais aussi des antécédents médicaux ou juste la faute à pas de chance (il n’y a a rien à faire pour éviter une infection) sont des vraies causes de la prématurité, et personne n’y peut rien. Aucune mère ne veut voir son enfant accroché à une machine, dans une couveuse où elle peut à peine le toucher pendant des semaines. Les mères ne sont pas responsables et ont besoin qu’on les aide, que la recherche les aide.

Alba est née un peu tôt, ce qui en fait une prématurée, mais pas trop tôt. Elle est petite (enfin de moins en moins) mais pleine de vie et n’a aucune séquelle. Nous avons cependant fait un petit tour (beaucoup trop long à mon goût) en service néonat. J’ai une nouvelle fois croisé les personnels les plus engagés qui soient, les parents en détresse ou résignés, les bébés en souffrance. Et j’ai mesuré ma chance.

Cette année, comme chaque année, j’ai fait un don. Et comme nous sommes tous concernés de près ou de loin, je vous invite à faire de même.

Cette année, comme chaque année, j’ai une pensée pour la Fleur de Sel de Marjoliemaman. Et cette année, j’ai aussi une pensée pour le Coco de Dada. J’en oublie évidemment mais il y en a tant d’autres. Parents courages, et bébés guerriers, je pense à vous.

2 réflexions sur “Journée mondiale de la prématurité « Ma fille, ma bataille »

  1. Emma dit :

    Née prématurée, j’ai eu beaucoup de chance. Je n’ai aucun « problème » mise à part une croissance retardé et une intelligence précoce déceler au collège. Je vis normalement et je souhaite à tous les bébés prématurés de vivre comme chaque enfant. :)

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