La grande aventure immobilière : une issue heureuse

Capture d’e?cran 2016-04-14 a? 15.44.59

Presque un an après la première discussion avec nos propriétaires sur le sujet, nous sommes enfin, à notre tour, les propriétaires d’une maison à nous. Pas celle que l’on croyait au départ, beaucoup plus tard que prévu (la vendeuse a trouvé de bon ton de rajouter une semaine d’attente, honnêtement même si c’était très rageant nous n’étions plus à ça près) mais enfin… nous possédons cette maison près de l’école de nos enfants, près du métro, près d’une grande ville où nous sommes si bien. Une maison où j’ai mon bureau à moi et où les enfants sèment déjà des jouets partout dans le salon.

C’est un peu étrange de revoir une dernière fois le notaire ventru qui ne parle qu’en maximes (« la confiance n’exclut pas le contrôle » « il vaut mieux fait que parfait »), de ne rester que 30 minutes lors de la « cérémonie de remise des clés » (on dirait le nom d’une épisode de télé-réalité) et de se quitter là, devant la porte, avec de nouvelles clés arc-en-ciel à la main et une nouvelle histoire à écrire.

Je crois bien qu’il a fallu 48h avant que je commence à me sentir chez moi dans cette maison où tout respire l’autre. Peut-être était-ce la faute des murs colorés (trop), des radiateurs repeints dans des couleurs improbables, des babioles pendues aux voilages kitsch ? Il a fallu d’abord dépersonnaliser. Une grande opération encore en cours mais qui prend doucement forme.

Parce qu’on a des enfants, ce déménagement se passe aussi différemment des derniers. Pas de célébrations particulières mais une bonne dose d’organisation a été nécessaire. À repeindre, enduire, poser des sols et déplacer des cartons nuit et jour, on puise dans nos ressources. Mais ces moments où on se retrouve tous dans le salon à trinquer à la grenadine ont une saveur particulière. Le temps est encore aux changements mais il appelle un futur stable.

Il y a 6 ans, les débuts chaotiques de cette histoire ne présageaient pas le beau et le doux. Nous avons désormais trois enfants, deux chats, une maison et un Scénic à notre actif. Et nous n’avons pas perdu notre sens de l’aventure. Cette étape passée, nous regardons en avant d’autres objectifs, d’autres souvenirs, d’autres buts à atteindre. C’est comme ça qu’on avance et qu’on grandit ensemble. Et que sans le vouloir particulièrement, on vieillit ensemble, à notre unique manière, savoureuse et épuisante.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *