31 bougies plus tard

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On ne fête jamais ses anniversaires de la même façon. Il y a le gâteau à la crème au beurre, entourée par la famille à s’y reprendre à 10 fois pour souffler deux bougies,  l’orgie de bonbons avec les copains de l’école, les lettres aux « big bisous bien baveux » enflammés des meilleures amies du collège (de qui on n’aura strictement aucune nouvelle deux ans après). Après, il y a les anniversaires d’adultes. Quand la responsabilité de la fête, des cadeaux et de la joie du moment est celle de la personne avec qui on partage sa vie. En 31 ans, j’ai eu de beaux anniversaires. Des plus marquants que d’autres, certainement. Mais tous comme des bouffées d’amour, de ma famille et de mes proches.

Je n’attends plus rien de la journée ou de la fête. C’est à dire que je ne cherche pas à mettre la pression à qui que ce soit et que je pense que j’ai passé l’âge d’inviter les autres à un goûter pour qu’il m’offre des cadeaux. Je ne me cache pas non plus 24 heures par coquetterie déplacée, parce que je pense aussi que l’humanité s’en fiche que je vieillisse. Au moins autant que moi.

J’ai 31 ans aujourd’hui. Et si il était temps de faire une sorte de bilan, je crois que je suis plus « moi » que je ne l’ai jamais été. Je sais désormais bien qui je suis, qui j’aime, ce que je déteste. Je ne bride plus rien. Je me permets d’être en colère ou triste. Je me permets d’être heureuse. Je m’enflamme pour un coup de coeur sans peur du jugement. Je me suis éloignée de ceux qui prennent sans donner, de ceux qui étouffent et de ceux qui assèchent. Et surtout je laisse de moins en moins aux autres la place pour me juger. Je paye mon tribut comme tout le monde, j’ai le droit d’exister.

En ces temps compliqués, je ne vais pas culpabiliser de ne pas avoir la tête à la fête. Je vais serrer fort contre moi ceux que j’aime, chérir le souvenir de mes proches qui sont plus loin. Je vais espérer pour tous, sécurité, confort et amour. C’est mon voeu d’anniversaire, que chacun, et chacune, rentre chez lui sans dommage et sans peur. J’ai 31 ans, je me sens si vieille parfois, je m’enflamme toujours avec fureur pour justifier mon existence… et je vire un peu Miss France.

Vivez fort, les amis. Et vivez surtout longtemps. Je vous embrasse tous.

4 réflexions sur “31 bougies plus tard

  1. Lucile de Guinzan dit :

    Eh bien ça sent la sagesse tout ça… Joyeux anniversaire et je te souhaite que celui-ci fasse tout de même partie des plus beaux :)

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