Back à la Fac

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Evidemment, je savais que septembre était un mois compliqué. Evidemment, il y a beaucoup à faire en plus du boulot : la rentrée des enfants, le nouveau poste du Jules, les nouveaux emplois du temps de chacun, les inscriptions diverses et variées, l’intendance habituelle, la double dose de ménage depuis l’arrivée de Dumbledore et le temps à prendre pour son éducation… mais comme je n’aime pas me faciliter la vie, j’y ai ajouté un nouveau paramètre : la reprise d’études.

Comme si ma vie n’était déjà pas assez remplie, comme si j’avais besoin de m’ajouter un stress supplémentaire ?!

J’ironise. Mais oui, je l’ai fait, je me suis inscrite en licence de psychologie en formation à distance dans le but de me reconvertir professionnellement.
Oui, j’en a assez de travailler derrière un bureau, de répondre au téléphone, d’écrire des mails, d’organiser des événements, de faire de la communication sans jamais vraiment voir personne.
J’ai tellement passé de temps à travailler avec des gens sur internet que je ne sais plus avoir de vraies relations avec les gens. Je me suis retranchée depuis des années derrière mon ordinateur, bien en sécurité. Mais aujourd’hui, je veux sortir de cette zone de confort et faire un métier en contact direct avec ceux qui en ont besoin.

L’avantage d’être neuroatypique et de faire une analyse psychothérapeutique depuis 5 ans, c’est que je sais où j’en suis, qui je suis et ce que je veux faire désormais. J’ai le courage, la force, et désormais suffisamment de confiance en moi pour reprendre des études. Ce n’est pas sans craintes non plus, mais la peur de l’échec ne me paralyse plus. Je sais que je peux échouer, mais je suis prête à le vivre le plus sereinement du monde. On peut se planter, mais c’est comme le vélo ou le cheval, si on tombe, on se relève et on remonte en selle. Ma vie me l’a prouvé à multiples reprises, j’ai toujours su me relever lorsque j’ai trébuché sur des obstacles et au final, pas grand chose a su m’arrêter. Aujourd’hui, je veux utiliser cette force acquise au fil des ans pour me forger un nouvel avenir.

Mais, parce qu’il faut bien qu’il y en ait un, ce n’est pas sans problèmes.
Nous ne sommes que le 15 septembre et je suis déjà épuisée, non pas physiquement mais dans ma tête. Beaucoup trop de choses à penser pour la famille, le quotidien, le travail, mon inscription à la fac… Les cours qui vont commencer, je ne sais à quel moment je vais pouvoir intégrer le travail sur mes cours dans notre planning hebdomadaire… J’ai revu mon organisation, j’essaie de faire des emplois du temps, de planifier au mieux notre quotidien pour avoir le temps de bosser mes cours à la maison après le travail tout en conservant les activités de notre vie de famille et garder un peu de temps pour moi. On utilise depuis peu une appli pour les corvées des enfants afin qu’elles ne les oublient pas (j’en reparlerai), je fais des emplois du temps (bullet journal or not ?), je tente de m’organiser mais j’ai tant de choses à penser que je fatigue vite. Alors j’ai décidé de m’octroyer une heure par jour pour faire un peu de workout (Mens sana in corpore sano) et du yoga/méditation. Une heure par jour, c’est à la fois rien du tout et trop !

Cette heure, j’ai du mal à la trouver et quand je la prends, je suis toujours dérangée, soit par les enfants, soit par le chien, soit par une pensée parasite genre j’ai oublié d’étendre une lessive ou que j’angoisse à l’idée de tout ce que j’ai à faire (au travail, les cours qui vont commencer). Je ne sais pas vider ma tête. Je suis la cogitation incarnée !
Je sais que ma famille est derrière moi, j’espère que les enfants vont redoubler d’efforts pour m’alléger sur l’intendance de la maison, je sais que mon Jules y veillera, mais j’ai parfois ce petit doute « Et si j’avais visé trop haut, trop dur pour moi ? ». J’ai 37 ans, c’est maintenant ou jamais que je peux le faire, je peux réussir, je peux devenir art-thérapeute, peut être même psychologue, si j’ai le courage d’aller en master après la licence. Mais oui, parfois, je suis prise de doutes quand je me vois noyée dans un verre d’eau pendant cette rentrée, j’ai peur de ce stress que je m’impose alors que je n’ai de cesse de chercher à trouver la sérénité…
Et puis je réfléchis et je sais que lorsque la tempête du démarrage de l’année scolaire sera passée, que nous aurons trouver notre rythme de croisière, que tout roulera malgré quelques vagues parfois, je serai sereine.

Parce que je serai sur la bonne voie, sur le chemin de la reconversion.

3 réflexions sur “Back à la Fac

  1. Mère Geek dit :

    Bon courage !
    J’ai aussi le profil de cogiter en permanence, ce qui ajoute de la fatigue là où c’était pas nécessaire…je comprends bien le souci.
    Ta famille te soutient, alors tu y arriveras ! Je te soutiens par la pensée !

    • desgranges dit :

      Salut,
      je viens de tomber sur ton blog et sur cet article !!!!
      Est ce que tu peux me dire à quel fac à distance t’es tu inscrite STP?
      Merci

  2. marie dit :

    Lucile bonjour,
    J’ai fait ce choix il y a quelques années, j’ai aujourd’hui 39 ans. J’ai terminé ma licence par correspondance en septembre. C’est difficile au début mais tellement intéressant, passionnant. Une nouvelle aventure qui démarre…
    Pour ma part une de celle qui aura transformé mon histoire.
    Ne lâchez pas.

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