Ces week-ends là…

J’ai de la chance d’avoir parfois ces week-ends là, ceux où le soleil brille, où chaque instant est un moment où je me sens vivante. 

Il faut bien que ça commence avec des larmes, celle d’Alba et les miennes. Une vraie séparation, un sentiment de violence. Je me demande pourquoi je pars. Mais mes affaires sont prêtes, déjà, et je m’habille en printemps, alors tout ne peut qu’aller bien. Le petit déjeuner dans la gare, selon mon humeur, et le thé qu’il faudra faire attention de ne pas renverser. Dans le train, dormir quelques minutes, toujours en fin de voyage et arriver à Paris comme rentrer dans un rêve.

Le parfum de thé sec dans l’escalier qui mène à l’appartement où je dépose mon gros sac en cuir. Et après cette étape, je suis légère.

Légère comme la petite robe de printemps, les lunettes de soleil bleues, comme croiser Claire Denis au Cinéma du Panthéon pour une projection en 35mm de Trouble Every Day un samedi à 11h, comme aller promener les suricates multicolores au Jardin du Luxembourg, manger un couscous en terrasse à Montorgueil avec Spiderwoman, et puis des glaces. Légère comme dormir la fenêtre ouverte, enveloppée dans les bruits de la ville autour.

Des larmes, encore, aussi. La fatigue, le déchirement. toujours dans le taxi qui me ramène à la gare, le dimanche à 22h. On me tend un bonbon à la framboise et le léger est revenu. J’ai pris avec moi, dans mon sac, les suricates du Luxembourg, la balle funky qui fait de la lumière, les mots écrits dans le carnet bleu. Mes batteries rechargées par le soleil timide, je suis prête, après ce week-end là, à cette semaine là.

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