O. (Le Grand Mix, mai 2017)

 Voir O. en concert, pour la seconde fois. C’est presque un phénomène surnaturel pour celle qui a déserté les salles de concert il y a longtemps déjà (depuis un fameux test urinaire, tiens tiens…). Mais il a fallu une émission de radio, des mots qui piquent ma curiosité et une annonce. L’homme à la voix douce et posée proposait sa version d’Histoire d’O. à la Maison de la Poésie. Je venais de finir ce classique, j’ai pris ça pour un signe. J’ai découvert le lieu en même temps que le monsieur. Avec les oreilles, vu d’un oeil neuf les mots. Dans les fauteuils en velours, c’est le texte qui a primé. 

J’ai été conquise. Parce qu’avec si peu, il faisait du beau, du très beau. Quelque chose d’organique, de sensuel, qui me parle. Pour la seconde fois, samedi soir au Grand Mix de Tourcoing, O. m’a emportée. Ce sont des moments comme ça qui me rappellent pourquoi j’aime tant l’ambiance de la salle, voir les artistes en vrai, habités par leur musique. C’était pas grand chose : trois types sur scène qui remplissent l’espace comme une armée. Avec eux, pour moi, j’ai dansé.

Je ne voulais pas autre chose, pour me sentir vivante. Et je chéris ces moments de liberté, seule face à la scène, au milieu de la foule. Perdue dans la musique. Heureuse.

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