« On se voit à Cannes ? »

Question rituelle. Celle qui fait monter l’excitation, avec la publication des Cahiers du cinéma spécial Cannes et les mails du bureau des accréditations. J-1 avant le départ. La valise n’est pas prête mais la liste des rattrapages a été entièrement stabilotée (20 films, tout de même) et l’envie est là. On rêve des rues qu’on connait par coeur, des pan bagnats composés de 30% d’huile d’olive, d’une poignée de cerises sur la page, on rêve de la petite musique de Saint Saëns, du brouhaha dans la salle Lumière, des files d’attente, même, pour la salle Debussy. 

J-1 avant le plus grand festival de cinéma du monde. C’est la neuvième année consécutive pour moi et c’est ma relation la plus longue. On ne pourra jamais nous enlever ça, je reste fidèle au Festival de Cannes. Je peux remonter dans les souvenirs des 8 années précédentes, les sélections, quand et comment j’ai vu les films, les anecdotes de soirées, les différentes colocations. C’est le goût du GingerLove au petit déjeuner et du RedBull au dîner (au point qu’on se dit qu’il faudrait songer à se faire sponsoriser), la cérémonie d’ouverture qu’on suit dans le train retardé (accident de sanglier), devant la télé avec les colocs en smokings, et puis dans la salle Lumière finalement. C’est la pizza du port à dix et les bagels en plein cagnard. C’est la bière tiède et le champagne glacé.

Je n’imagine pas arrêter. Tant que j’ai la chance d’avoir un métier qui me permette de le faire, je compte bien continuer. Chaque année, les mêmes rituels aux mêmes dates et c’est finalement 4 mois qu’on consacre à en parler et à l’attendre. Enfin, ça commence. Et j’en serais.

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