Les ballons

En face, on s’est dit, il y a une forêt. En face de la Tour Montparnasse, des arbres au 8ème étage. Je crois que d’ici on voit tous les monuments de Paris.

Et la Tour Montparnasse qui ondule

Et la Tour Eiffel qui scintille.

Le maître des lieux dit « j’aime que les gens ici se sentent à l’aise ». J’ai le goût du champagne dans la bouche, l’amertume de l’angoisse de ne pas être à ma place. Sous mes pieds, le gazon synthétique et la nuit douce qui me caresse les épaules. Un trop plein d’émotions et les larmes coulent sur mes joues. Cachée dans un recoin de cette terrasse absurde, je pleure et j’entends juste à côté les rires et la musique. Il y a du beau partout et il m’écrase. Ce soir, personne ne le sait mais c’est un anniversaire sans date. Celui de la traversée de Paris, la nuit, avec les ballons. Et le matin, les ballons au sol en bouquet. Ce soir, les ballons touchent le plafond. Dans ma tête ils s’envolent haut dans le ciel. Le ciel où la Tour Montparnasse ondule et où la Tour Eiffel scintille. Ce soir, je suis moi et il est lui.

Je me suis habituée, depuis, à ces moments là. La douceur, la générosité, l’évidence. Pas à la vue, encore. Pas aux possibles que ça ouvre. Un peu plus d’un an de ça.

C’est l’anniversaire de cette bravade « ce soir, je vais réaliser un de tes rêves ». Et il l’a fait.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *