À trois, on y va

Presque 6 mois sans écrire. Après un an à remplir chaque jour des carnets que je transportais partout, la source s’est tarie, j’ai arrêté d’écrire. Peut-être parce que je voulais marquer le coup sur une scène importante, comme certains films anciens se finissent par un baiser des héros. Peut-être parce que je n’avais plus rien à dire, à raconter. Mais même si ces derniers mois ont été particulièrement difficiles pour moi, je ne crois pas que le quotidien m’a étouffée.

Je voudrais avoir pensé à remplir un outil statistique pour étudier si nous nous sommes moins écrit aussi, au quotidien. Si de mois en mois, nous avons échangé moins de sms. Même si les chiffres allaient dans ce sens, je crois que je n’ai jamais eu autant le sentiment qu’il est bien dans ma vie. Je porte sur ma peau et jusqu’à ce qu’il me vienne l’idée saugrenue de le recouvrir, un symbole de sa présence permanente. J’ai l’impression de l’avoir plus vu, aussi. Cette relation, elle a changé. Notre deuxième année ensemble est déjà bien entamée. Si j’ai arrêté depuis longtemps de croire que l’amour dure trois ans,  je vois bien que nous ne partageons plus les mêmes choses. Il y a quelques semaines, j’ai été frappée d’un sentiment de certitude, celle de sa présence pour longtemps dans ma vie. Comme je ne doute pas que Thomas continuera à faire partie de mon paysage pour des années encore, des décennies même, je me suis mise à croire, à physiquement croire, qu’il était aussi là pour les années à venir. C’est à la fois présomptueux et étourdissant. Et cela m’emplit d’une confiance que je n’avais jamais eu jusqu’à présent.

C’est bizarre de se dire que cette vie est devenue notre norme. Qu’elle nous parait simple et évidente. Que chaque membre de la famille a une place qui est la sienne et qui n’est plus remise en cause. Que nous sommes une famille, même. Et non pas un caprice, un coup de coeur éphémère, une histoire de cul sordide. Si vu de dehors c’est encore bizarre, de l’intérieur, je vous assure, c’est doux et joli. Magique un peu. C’est aussi pour ça que, pour nous, il y a si peu de résolutions, parce que continuer sur cette lancée, ce serait déjà beau.

Par hasard

Il y a quelques jours, au détour d’une conversation, une amie m’a dit : « Ce matin j’ai croisé ma grand-mère par hasard dans la rue et on a été boire un café ». Je ne croiserai jamais plus mes grands-mères, ni par hasard, ni même en prenant rendez-vous. Pourtant, je n’ai pas été triste. J’ai juste trouvé beau qu’une grande personne ait encore la chance de prendre un café avec sa grand-mère. J’ai perdu la première à 13 ans, la seconde à 27. J’étais donc déjà adulte. Pourtant j’ai l’impression d’avoir été, près d’elles, une éternelle petite-fille. Lire la suite

Les ballons

En face, on s’est dit, il y a une forêt. En face de la Tour Montparnasse, des arbres au 8ème étage. Je crois que d’ici on voit tous les monuments de Paris. Lire la suite

Sur toi

J’écris trop peu sur lui alors que c’est le compagnon à la hauteur de cette vie que j’ai choisi. 7 ans après le baiser alcoolisé, nous avons grandi côte à côte, complémentaires. Nous partageons un quotidien si… quotidien qu’il nous étouffe et pourtant, parfois, nous nous retrouvons comme au premier jour.  Lire la suite

L’anniversaire

Notre 7ème anniversaire. 7 ans depuis ce premier baiser, presque volé, dans ce bar de Saint Michel où nous n’avons plus remis les pieds, 7 ans depuis les baisers qui ont suivi sous la pluie devant Notre Dame. Lui, se rappelle des fesses mouillées quand il s’est assis sur un banc de pierre. Moi, je me rappelle du dernier regard quand on s’est quitté dans les couloirs du métro. La première fois qu’on se quittait pour mieux se retrouver.  Lire la suite

Les mots bleus

Il y a des mots que je trouve magnifiques, les mots d’un amoureux ou d’une amoureuse.
Ces mots me rendent systématiquement guimauve. Je ne suis pas une grande romantique pourtant. Enfin, je l’ai été, il y a longtemps.

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Son premier anniversaire

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Parce que c’est la petite dernière, c’est si douloureux de la voir grandir. Peut-être aussi parce qu’elle n’a plus besoin de mes bras, plus besoin de se laisser aller contre ma poitrine, plus besoin des battements de mon coeur pour s’endormir comme dans ses premières semaines. Alba, je me suis battue pour que notre lien perdure le plus longtemps possible. 7 mois et trois semaines à peine quand la première alerte a eu lieu à seulement 6 mois de grossesse. Maintenant, Alba a un an, c’est le bébé joyeux que j’avais pressenti. Et son bonheur de vivre contamine tous ceux qui l’approchent.  Lire la suite