Mon festival de Cannes

chaussures

Pour la cinquième année consécutive, je me rends au mythique Festival de Cannes. Cette année, c’était inespéré. Un hasard de calendrier a permis que je m’offre mon pèlerinage. Même si cette année, j’y crois moins, même si cette année, je ne le sens pas. Pourtant chaque année, mes conditions de (sur)vie pendant le festival s’améliorent : mon fameux badge presse a pris une couleur qui me permet de voir tous les films que je veux sans avoir à faire trop la queue, je dors maintenant dans un lit et non plus par terre (je me suis même offert le luxe de prendre le supplément serviette et draps), je connais suffisamment la ville pour ne jamais chercher longtemps un spot, un truc à manger ou du wifi, je connais suffisamment de personnes agréables pour partager autour d’un verre de passionnantes conversations théoriques et avinées sur le cinéma.

Genpin – accoucher différemment

 

Je me suis autorisée une sortie en solo à Paris la semaine dernière, et à cette occasion j’ai pu voir au Reflet Médicis, Genpin, documentaire de la réalisatrice japonaise Naomi Kawase. Si je ne suis pas fan d’habitude de son univers très contemplatif, son style rend véritablement hommage au sujet de ce documentaire : la clinique hors du commun du docteur Yoshimura à Okazaki.

Si vous avez déjà vu le documentaire de Gilles de Maistre, Le premier cri, vous êtes déjà familiarisé avec le concept de cette maternité hors normes. Le docteur Yoshimura (78 ans) base son approche de l’accouchement sur un mélange savamment dosé de techniques modernes et de bon sens ancestral. Pour lui, les complications liées à l’accouchement d’aujourd’hui sont liées à des contraintes environnementales et il est nécessaire de revenir à des principes simples et sains pour accoucher en accord avec la nature et ses propres limites. Les femmes suivies sont donc actives jusqu’au bout (actives dans un sens particulier puisqu’elles cirent les sols et les murs et coupent du bois ou encore jardinent tout en adoptant des positions physiologiques qui vont les préparer à l’accouchement) et échangent en communauté sur l’aventure qui les attend. Quand tout se passe bien, elle peuvent bénéficier d’un accouchement « sur tatami » en présence de leurs familles, sans intervention médicale mais entourée de sages-femmes et du regard bienveillant du docteur prêt à faire son travail si besoin.

Plusieurs choses sont uniques dans l’approche de ce praticien : d’abord, sa volonté de ne pas tourner le dos à la médecine moderne (il utilise l’échographie pour le suivi et a tout le matériel nécessaire à la bonne pratique de sa spécialité) mais surtout sa façon de mêler convictions intimes (celle d’accoucher naturellement) et logique physique et mentale (les pratiques qu’il préconise sont, à mon sens, une des meilleures préparations à l’accouchement possible). Donc pas de délire new age et de dérive sectaire dans cette maternité perdue en pleine forêt où les accouchements se déroulent presque sans un cri.

Parce que, plus que le témoignage des femmes qui ont eu la chance de profiter de la sagesse de ce médecin, c’est bien les accouchements filmés qui coupent le souffle. On ne voit ici nulle souffrance inutile, nulle agression de la mère ou de son enfant et finalement ces mises au monde sont autant de preuves que sa méthode fonctionne. Mais tout n’est quand même pas tout rose dans le monde du docteur Yoshimura et la mort, comme toujours quand on parle de naissance, attend parfois au tournant. Les risques ne sont jamais niés ou minimisés et le discours du médecin à ce propos est on ne peut plus philosophe et humain. Il ne nie jamais la réalité mais réfute juste les logiques monétaires de la médecine moderne qui conduisent à des erreurs, des gestes douloureux ou des décisions prises par l’égo.

Au sortir de la séance, j’ai tout de suite cherché à me procurer un livre de ce médecin exceptionnel. J’ai fait chou blanc en ce qui concerne une édition française ou américaine (et je ne lis pas encore le japonais) mais je compte bien parler de tout cela avec ma sage-femme pour voir ce que je peux en tirer. Ce documentaire a fait grandir en moi l’espoir d’un accouchement différent, en accord avec mon corps, mon esprit et le corps médical. Bien sûr, vous avez bien compris que je vous conseille d’aller découvrir ce document avant qu’il ne quitte les salles obscures. Si je vous souhaite d’être aussi touchés que moi par cette initiative, vous ne pouvez de toute façon pas rester indifférents.

Et c’est reparti pour un tour…

 

Dans quelques jours et pour la quatrième fois consécutive, je prendrai un train matinal pour me rendre dans la belle ville de Cannes. 10 jours sans ma famille mais aussi 10 jours et autour d’une quarantaine de films, une vingtaine de robes, des litres de cocktails, de démaquillants et de crème solaire et des dizaines d’ampoules. Aussi étrange que cela puisse paraître, le festival de Cannes (et même si j’y travaille sans relâche) est aussi MON moment à moi dans l’année. Comme une parenthèse dans mes vies de ma maman et d’épouse où seule compte ma passion pour le cinéma.

Depuis 4 ans, mon organisation du festival est entrée dans une dynamique positive. J’y vais chaque année avec une meilleure accréditation, on m’offre de plus en plus de cadeaux pour partir et je suis bien loin maintenant de quémander des accès aux soirées qui me font envie (enfin, pas toutes les soirées qui me font envie, mais c’est déjà pas mal). Difficile donc de ne pas devenir accro à tout ce luxe, cette énergie, ce monde décalé un peu fou.

J-2 avant le grand départ. Comme d’habitude, je ne suis pas prête. Je suis aussi un peu anxieuse de casser mon rythme, de quitter ma famille. Et si ce monde, je ne le méritais plus ? Mais cette sensation disparaitra quelques minutes après le départ du train, ou avant que j’entre pour une nouvelle fois dans le Palais des Festivals. Je commence ici une série d’articles sur le festival le plus glamour au monde, ses codes, mes aventures. En espérant que comme toujours, elles soient encore plus folles que dans mes rêves les plus fous. Que la magie opère, une fois encore, sur la maman qui va monter les marches.

[RESULTATS] Concours Arrietty

Arrietty est la dernière sortie au cinéma des studios Guibli en France, un conte à mi chemin entre les rêves d’enfants et les réalités du monde des adultes. Basé sur un roman anglais, ce film doux amer raconte l’histoire de la jeune Arrietty, chapardeuse dont le peuple a la particularité d’être de toute petite taille et d’emprunter divers items aux habitants de la maison où ils vivent. Adapté aux spectateurs les plus jeunes comme les plus âgés, comme toute production Ghibli qui se respecte, nous vous offrons l’opportunité ici de gagner l’un des deux DVD du film mis en jeu ou l’une des deux coffret de la bande originale Recueil de chansons. Pour cela, c’est tout simple, vous avez jusqu’au lundi 3 octobre (12h00) pour nous raconter dans les commentaires un de vos rêves d’enfant (si rien ne vous vient, vous pouvez toujours inventer ou en emprunter un, justement, à un de vos enfants). Pour obtenir une chance supplémentaire d’être tiré au sort, vous pouvez devenir fan de la page facebook du blog, n’oubliez pas alors de le préciser dans votre commentaire. Les 4 commentaires gagnants seront tirés au sort par une main innocente (c’est à dire, pas par moi)

Voilà, je crois que tout est clair. Nous annoncerons le nom des 4 chanceux en début de semaine prochaine. Bonne chance à tous !

EDIT : le concours est désormais terminé. Merci pour votre participation !
Les résultats seront publiés prochainement sur Les filles électriques.

EDIT BIS : Les gagnants de ce concours sont Célia Charpentier, Andaf, Duende Antoine et Salinger 9. Merci à ces heureux gagnants de m’envoyer rapidement leurs adresses postales sur le mail des filles électriques (lesfilles AT lesfilleselectriques POINT com). A très vite pour un nouveau concours !

© 2010 GNDHDDTW © 2011 Buena Vista Home Entertainment, Inc.

 

Ma rencontre avec Bertrand

 

Maintenant que je suis une maman modèle qui travaille à la maison tout en s’occupant de sa turbulente (non, j’déconne) fille de 8 mois, les moments de glamour s’espacent. Oui, moi qui avait pris pour habitude de vider les open bar de champagne pour les soirées de sorties de films, de foncer en festivals me faire 5 films par jour, mettre des robes de soirée en plein jour et regarder les stars à quelques mètres de moi d’un œil blasé, je nettoie plus souvent des couches lavables que je n’arpente les tapis rouges. Étonnant, non ?

Pas tellement en fait, vu la belle révolution que représente ma fille. C’est pourquoi je saute sur l’occasion, dès qu’elle se présente à moi, de rencontrer mes artistes préférés, ceux qui font encore vibrer la petite parcelle d’esthète derrière mon costume de femme au foyer. La maison close, c’est un peu chez moi en fait… hahahaha

Bertrand Bonello, j’ai vu de lui Tiresia et Le pornographe. Deux films forts, aux univers en demi-teintes, tragiques, poétiques et surtout d’une beauté époustouflante. L’Apollonide, qui vient de sortir dans les salles, j’ai pu le découvrir pendant le dernier festival de Cannes. Une claque comme toujours, visuelle d’abord. Et puis j’ai été touchée par la douceur du regard du réalisateur, le respect, l’admiration qui transpire de l’écran pour ces femmes.(ma critique du film ici, pour ceux qui le veulent)

Vous imaginez donc mon excitation quand on m’a proposé de rencontrer le fameux Bertrand. Une excitation qui a laissé place à l’angoisse. Un esthète pareil, un puit de culture et un artiste aussi complet ne va t-il pas être dégoûté à la vue du misérable personnage que je suis ? (oui, je suis au top de ma confiance en moi).

Mais j’ai enfilé mon costume de super intervieweuse. J’ai trouvé une garde pour ma fille, enfilé les talons hauts (les très hauts), une robe moulante (mais pas trop) avec un décolleté avantageux (j’ai pas lésiné de ce coté là), essayé de me rappeler de mes bases de maquillage et gratté les multiples taches de nourriture séchée sur ma tenue. Je n’ai pas assorti mon sac à main avec mes chaussures, parce qu’il faut pas déconner quand même, Bertrand ne porte pas tous les jours sa cravate étroite sur chemise blanche.

Cet artiste qui me touche autant, dont je crois avoir percé le mystère de ce qu’il nous laisse à voir de son talent, je n’avais rien à lui demander. A part un autographe… ou un rôle dans son prochain film. J’ai donc décidé de le laisser parler. Parler de lui, de sa passion pour la musique, de son amour du cinéma, de ses projets avortés et futurs. Nous avons papoté ainsi plus de 30 minutes (c’est long en interview). Et puis il a fallu se séparer. J’avais encore tellement à lui demander, et puis envie de partager un verre avec lui, le voir travailler.

Je ne vais devoir que me contenter de m’émouvoir de ses films.  Je suis repartie pleine de la grâce et de la beauté de son regard mais sans autographe et sans rôle dans son prochain film.

L’apollonide, souvenirs de la maison close, par Bertrand Bonello. Sortie le 21 septembre 2011

 

Mais comment font les femmes ?

Samedi, j’ai pris la décision d’abandonner ma petite famille (Thomas avait décidé de préparer un dîner en amoureux, il fallait bien que je m’éclipse sinon je l’aurais houspillé tout le temps) pour m’offrir une petite séance ciné en solo. Un tube de mentos aux fruits dans une main, mon dernier achat fringue dans l’autre, une tâche de truc séché non identifié sur le bas du pull, on peut dire qu’à cet instant j’ai l’air de la dinde type qui va voir Mais comment font les femmes. ça tombe bien, c’est ce que j’ai prévu de voir.

Je vous annonce tout de suite que la bande annonce et l’affiche m’avaient déjà un peu refroidie et que c’est avec un à priori très négatif que j’ai donné sa chance à cette comédie. Et pourtant je ne suis jamais contre l’idée qu’un film réhabilite le travail des femmes au quotidien fait de grosses responsabilités et de petites choses indispensables. Mais ce film… comment vous dire…

Je ne serais pas de celles qui disent que Sarah Jessica Parker a un visage chevalin, blah blah blah, juste pour vanner mais j’ai sérieusement du mal à m’identifier à cette femme. Kate a donc un travail qu’elle adore dans le monde de la banque (c’est bien amusant d’ailleurs, cette volonté des scénaristes de réhabiliter le monde de la banque en ce moment dans les salles) et est juste sur le point de voir se concrétiser tous ses efforts, mais elle a aussi un mari (parfait, et qu’elle aime) et deux beaux enfants. Kate envie et craint les mères au foyer (des mères au foyer parfaites représentées par des néo-Paris Hilton) qui peuvent s’occuper de leurs gosses correctement alors qu’elle non. Elle déteste aussi son collègue masculin qui n’a pas tout ses soucis et choppe ainsi le maximum de contrats.

Ce que le film ne réussit certainement pas, c’est de rendre Kate sympathique. C’est aussi de la rendre réaliste, et ça, c’est même encore plus grave. Pas besoin d’avoir un job haut placé dans la finance pour que concilier famille et travail soit une plaie. Je suis sûre que je croise des vendeuses, des esthéticiennes ou des dames de cantine qui rament autant à gérer leurs horaires pourris et le stress du travail avec les devoirs de leurs enfants et le dîner du mari.

Bien sûr, dans le monde merveilleux d’Hollywood, l’argent n’est jamais un problème, c’est pourquoi Kate ne fait son job que par plaisir. On comprend moins alors, pourquoi elle fait autant chier avec ses multiples obligations si elle s’en rajoute des tonnes en plus juste pour le plaisir.

Kate compte aussi beaucoup sur les autres. Pour réussir son travail, elle a besoin de sa fidèle assistante qui, elle, n’a pas d’enfant et peut donc cumuler les heures supplémentaires pour fignoler les dossiers et les powerpoints. Elle a aussi besoin de son mari et de la nounou pour gérer ses enfants, qu’elle ne voit finalement que très peu. Comme une blague, elle s’étonne que son fils de 2 ans ne soit pas capable de sortir un vrai mot et finalement que sa première phrase soit « bye bye, mama ». Moi à sa place, j’aurais pleuré.

Mais si ce film m’a énervé c’est parce que j’ai déjà croisé une Kate dans ma vie. Quand je suis arrivée à Paris, dans ma prime jeunesse, je suis devenue babysitter dans les beaux quartiers. Une galère, croyez moi. J’ai été la babysitter de deux adorables monstres de 5 et 7 ans qui portaient quotidiennement des fringues à la valeur équivalente à mon salaire mensuelle et jouaient exclusivement avec des jouets en bois bilingues. Et je peux vous dire qu’elles me détestaient. Elles me détestaient de les emmener à la danse, de préparer leurs sacs de piscine pour le lendemain, de leur préparer le dîner et de leur faire un bisou pour leur souhaiter une bonne nuit. Et elles m’ont fait craquer. Comme les 3 autres babysitters que j’ai pu croiser dans cet appartement parisien cossu. Oui, car on se relayait à 2 ou 3 pour couvrir toute la semaine et parfois les week-ends. La mère, la fameuse Kate, bossait dans le prêt à porter, était clairement une « fille de » et le père dans la banque, je ne l’ai croisé qu’une poignée de fois en quelques mois de travail. Cette Kate, là, je lui ai parfois demandé si elle avait conscience de la haine de ses filles envers nous et de la dangereuse demande permanente d’attention dont elles commençaient à faire preuve. Elle m’a répondu sans sourciller que le bonheur de ses filles était dépendant du sien et que si elle était heureuse, ses filles le seraient aussi. Que les montées de violence de ses chères petites anges n’étaient que des caprices d’enfant. Que la lueur de mépris et parfois de haine dans leurs beaux yeux bleus n’étaient qu’un fantasme.

J’ai détesté cette personne. Comme je déteste ce film. Je crois, bien sûr qu’on peut atteindre l’épanouissement personnel en étant maman (et heureusement). Je ne crois pas que cet épanouissement soit la clé de tout et soit prioritaire. Et vous ?

La guerre est déclarée

Un couple, Roméo et Juliette. Un enfant, Adam. Un combat, la maladie. Et surtout, une grande histoire d’amour, la leur…

Voila comment sont résumés 1h40 de bonheur en barre, de vie qui lutte et qui gagne, d’amour qui bouillonne et qui mute. Valérie Donzelli, je vous en ai déjà parlé ici, je la suis depuis son premier long métrage, La reine des pommes où la réalisatrice/comédienne faisait déjà preuve de beaucoup de courage, beaucoup d’humour et surtout beaucoup de créativité à mettre en scène la rupture amoureuse. Dans La guerre est déclarée, c’est sa propre histoire qu’elle raconte, celle qu’elle a vécu avec Jérémie Elkaïm, le père de son enfant et acteur principal du film. A 18 mois, leur fils est donc atteint d’une tumeur au cerveau et le couple, jeune, vivant et beau, décide de se battre, de mener sa guerre contre la maladie et contre ses dommages collatéraux.

Pas de larmes ici, autres que d’émotion. Pas de pathos surjoué, de médecins dramatiques, de monstre médical, mais les aventures d’un couple moderne qui ne refuse rien d’autre que de se perdre dans la maladie. Une leçon involontaire de vie et de courage, de légèreté aussi. Et une leçon de cinéma surtout. Car sans se laisser submerger par ses émotions personnelles, le couple cherche avant tout à raconter une histoire, l’histoire universelle de la vie en marche par le biais d’artifices visuels, de chansons (dont une particulièrement est d’autant plus touchante qu’elle est interprétée par les acteurs), de ces petits riens qui rendent la vie, et le cinéma beau… une lampe, une fête foraine, un sourire, un baiser.

J’ai eu l’opportunité de voir La guerre est déclarée pendant le festival de Cannes, alors que le buzz n’était pas monté, que j’étais vierge ou presque de tout renseignement sur le film. Très vite, je me suis laissée submerger. J’ai pleuré, beaucoup. J’ai reconnu le service de néo-nat où j’ai passé mes premiers jours de maman, les blouses horribles avec les liens qui craquent, les vestiaires où trônent toujours quelques photos de gamins qui s’en sont sortis (jamais plus d’une dizaine, ce qui n’est pas très rassurant), les portes blindées et les interphones au fond d’un couloir toujours vide. Je ne me suis pas battue pendant des années contre un monstre invisible et mortel. Ma fille non plus. Mes 5 jours de cauchemar, mes 5 premiers jours de maman, m’ont quand même permis de comprendre la passivité obligatoire d’une telle épreuve, l’impuissance même, et le temps qu’il faut occuper pour ne pas devenir fou. J’ai entendu aussi les mamans appeler ce même service pendant la nuit pour savoir si tout allait bien et passer des heures dans un fauteuil à ne rien faire d’autre que compter les bip.

Même si ce film a la force de parler à tous, des personnages si beaux qu’ils touchent le public dans sa globalité, La guerre est déclarée est un film nécessaire à toutes les mamans (et les papas) actuels et en devenir. Une leçon de parentalité dans son ensemble, de remise en place de la valeur du couple et de la personne, de l’importance des choix égoïstes au quotidien, et de cette troisième personne, qu’on connaît à la fois tellement et si peu et qui nous dépasse parfois.

Et c’est aussi tellement plus, tellement de poésie, tellement d’amour. Que ce serait un crime de manquer ça au cinéma.

La guerre est déclarée, un film de Valérie Donzelli avec Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm. Sortie dans les salles le 31 août 2011