Bubble tea for two
Depuis mon premier essai, il y a quelques mois déjà, je suis assez amoureuse des bubble tea, ces boissons taïwainaise à base de thé et de grosses perles de tapioca. Alors que beaucoup de gens en sont déjà accro, je remarque autour de moi qu’ils sont encore beaucoup à ne pas encore avoir sauté le pas. C’est bien dommage puisqu’il existe déjà plusieurs bubble tea cafés dans tout Paris (mon QG est en plein Belleville, j’y passe aussi souvent que je peux).
Le grand avantage du bubble tea c’est qu’il est personnalisable à l’envi, c’est donc la boisson idéale qu’il fasse chaud ou froid, que vous ayez des envies de fruits ou de sucre. La boisson se compose comme suit (et chaque partie est à définir avec votre serveur donc n’hésitez pas à prendre votre temps pour lire la carte) :
- Un thé : au lait, vert ou noir
- Une température : froid, chaud ou tiède
- Un arôme : alors là franchement, la liste est quasi-infinie. J’ai une préférence pour le miel mais la carte du Bubble Tea où je vais doit bien proposer une vingtaine d’arôme de fruits ou d’épices.
Certains Bubble tea cafés proposent de la gelée de tapioca à la place des perles. La gelée est aromatisée et je ne vois pas trop comment la consommer même avec la paille géante… il faudra que je me laisse tenter un jour.
J’ai vu certaines personnes se plaindre de mal à l’estomac après l’ingestion du bubble tea. Elles ne doivent pas très bien supporter la digestion du tapioca. Personnellement je mâche consciencieusement et avec grand plaisir ces grosses billes gluantes et je n’ai pas de problème particulier. Une autre chose aussi, le bubble tea n’est pas à proprement parler une boisson bon marché. Elle se situe plus dans la fourchette (et la taille des gobelets est assez équivalente) de Starbucks avec des prix entre 4,50 et 6,50 euros. Maintenant que vous êtes prévenus, ne tardez plus, l’expérience est assez dépaysante et c’est délicieux.
GingerLove
Cette semaine, grâce à SmartStore, j’ai découvert ma nouvelle boisson préférée : GingerLove. GingerLove est une boisson à consommer chaude (je pense que je la préfère comme ça) ou froide à base de gingembre et d’agrumes. Si vous la trouvez en sachet, la poudre se dissout instantanément dans l’eau mais la boisson est aussi conçue pour être servie toute prête dans des cafés (d’où le partenariat en France avec Alto Café). C’est une boisson belge à l’origine, d’où la légère difficulté pour s’en procurer à ce jour.
Quelques dizaines de minutes seulement après la dégustation, GingerLove étend son pouvoir énergétique sur moi au point que je me sente aussi excitée qu’après 2 Redbull (le goût dégueulasse et les ingrédients chimiques en moins). C’est pourquoi je l’ai tout de suite élue « boisson officielle du Festival de Cannes 2012″ au moins en ce qui me concerne. Je compte bien en faire des réserves pour en boire au moins 1 par jour.
C’est une boisson entre le Tang orange (pour ceux qui se souviennent), le cappuccino (pour la mousse onctueuse) et le gingembre confit et qui évoque pour moi autant la gourmandise que le réconfort. Sa fraîcheur est aussi étonnante et l’effet est multiplié si on la boit encore fumante. Vous voyez bien quand j’en parle que je suis juste devenue accro. La crise de manque se fait déjà sentir… mais que vais-je devenir ? :-)
GingerLove est disponible à l’achat sur leur site internet, dans les cafés Alto Café et au Centre Pompidou à Paris.
Ma recette d’Ajo Blanco
Il a quelques temps et pour la première fois, nos amis les plus proches sont venus nous rendre visite dans notre nouveau palace de Picardie. Une épreuve, croyez moi, autant pour ces parisiens convaincus (et je les comprends) que pour nous, nouveaux provinciaux pas encore fiers de l’être. J’ai donc mis les petits plats dans les grands pour une fois dans ma cuisine encore inexistante. Et pour l’occasion, j’ai testé un plat qui m’obsède depuis des années : l’ajo blanco. Comment est ce possible d’être obsédée par une recette de soupe froide andalouse à base d’ail et d’amande ? Simplement parce qu’il y a des millions d’années j’ai lu le recueil de nouvelles érotiques de l’australienne Linda Jaivin « Mange Moi » qui évoquait nonchalamment ce plat. Depuis, il revient régulièrement à ma mémoire et je n’avais encore jamais eu l’occasion de le cuisiner. C’est enfin chose faite et la recette est approuvée comme je m’y attendais.
Ajo Blanco pour 6 personnes :
200g de raisin blanc sans pépins, 2 têtes d’ail, 250g d’amandes émondées, un verre d’eau, deux verres de lait, 2 pommes golden, 10 tranches de pain de mie sans croute, de l’huile d’olive, du sel, du poivre.
Dans un blender, mixez vos deux têtes d’ail avec 200g d’amandes émondées, 10 tranches de pain de mie sans croute, le lait, l’eau, 100g de raisin que vous aurez préalablement pelé (oui, je sais, c’est long), une belle rasade d’huile d’olive, du sel et du poivre selon votre goût. Réservez ensuite votre soupe au réfrigérateur.
Dans un plat à part, pelez et découpez 100g de raisin (en deux) et les deux pommes (en petits cubes). Mélangez les fruits avec 50g d’amandes émondées.
Après le service de votre soupe (bien froide), proposez à vos invités d’incorporer selon leur goût la préparation de fruits et d’amandes. Le mélange a l’air étrange comme ça, mais je vous jure que c’est très gourmand et juste irrésistible.
[Recette] Crème de poireaux au Kiri
Avec les beaux jours qui reviennent, j’ai envie de fruits et de légumes. Cuisiner et prendre le temps de bien manger font désormais partie de mon quotidien (merci M. mon ex-Directeur pour tout le temps libre que vous m’avez accordé !). Alors, Monsieur (mon mec, pas mon ex-Directeur) et moi faisons le marché une fois par semaine, pour acheter de quoi nous mitonner de bons petits plats. Je surfe ensuite sur le net, et surtout sur l’Art et la Cuillère, à la recherche de recettes originales. Et parfois, un petit miracle se produit. Comme lundi soir, devant Top Chef. J’ai plongé ma cuillère dans un doux liquide, avant de découvrir un goût qui m’a littéralement renversé sur le canapé. Ma passion pour la crème de poireaux au Kiri et ses croûtons maison au bacon était « née ».
Pour cette recette, je me suis largement inspirée de celle trouvée sur le net. Mais comme toujours, n’ayant pas tout les ingrédients dans mon frigo, je l’ai arrangé à ma sauce. Et ça donne :
Ingrédients pour 4 bols (et 2 gourmands) :
• 2 poireaux
• 2 pommes de terre
• 1 oignon
• 3 kiris
• 2 Kub or
• Du pain
• Du bacon (selon votre humeur)
La recette :
Pour la crème de poireaux au Kiri :
• Bien rincer les poireaux, enlever la partie la plus foncée, puis émincer comme vous voulez.
• Eplucher et découper l’oignon.
• Faire rissoler le tout avec de l’huile d’olive, du sel et du poivre dans une sauteuse.
• Pendant ce temps, préparer une casserole d’eau (suffisamment pour couvrir vos poireaux).
• Mettre cette eau à bouillir avec 2 Kub or.
• Une fois les Kub or bien dissous, verser l’eau dans votre sauteuse (au minimum à hauteur de légumes).
• Ajouter les pommes de terre coupées en petits morceaux.
• Laisser mijoter jusqu’à la cuisson complète des pommes de terre.
• Retirer du feu et ajouter 3 Kiri.
• Passer le tout au mixeur ou au blender.
Pour les croûtons au bacon :
• Préparer ensuite des petits morceaux de pain (de préférence rassi).
• Arroser les d’huile d’olive et passer les au four quelques minutes.
• Pendant ce temps, découper le bacon en morceaux.
• Le faire revenir dans une poêle.
• Ajouter ensuite les croûtons et bien mélanger le tout.
• Verser la crème dans de jolis bols. Ajouter les croûtons et les morceaux de bacon sur le dessus.
• Déguster ensuite en amoureux devant un bon film (ou Top Chef).
Bon je ne suis pas une experte en blog cuisine, mais j’espère que vous vous régalerez autant que nous si l’envie vous prend de suivre cette recette.
I’m (not) Julia Child et …
Royco, ma minute craquante
Depuis l’arrivée de Mia, les multiples régimes et le manque de temps me font souvent oublier les petites pauses gourmandises, où, il faut bien le dire, une cuillère de pâte à tartiner ou une poignée de cornichons faisaient mon bonheur. Il y a peu, Royco me l’a rappelé. 2 minutes de préparation pour 15 petites minutes de bonheur. Le souvenir de mes années fac (plusieurs fois la même année, en fait) à potasser, une tasse fumante à la main et la pause aire d’autoroute à chaque trajet en dehors de notre belle capitale. Car c’est un fait dont je ne me vante pas beaucoup, je suis la spécialiste officielle des soupes instantanées. Je peux vous dire exactement quelle soupe vous trouverez et où (dans quelle aire d’autoroute, gare, supermarché), si ils ont une pénurie de soupe à la tomate (celle qui me fait craquer) et si la machine est mal réglée (si machine il y a). La soupe instantanée c’est vraiment le top de la comfort food pour moi, le petit miracle du quotidien (quoi ? Des croûtons craquants et une soupe onctueuse en seulement deux minutes ?!? Mais c’est INCROYABLE !!!) et je découvre ce plaisir oublié grâce à ma fille (qui me met en état de stress permanent) et aussi grâce à Royco (LE spécialiste de la soupe instantané, un peu comme moi sauf que lui, il les fait).
Si je vous parle aujourd’hui de cette marque c’est que Royco lance une grande campagne de promotion de ses nouvelles soupes. Une prouesse technologique pour les amateurs : une soupe de légumes avec de petits croûtons qui restent bien craquants et donc jouissifs. En effet, du 17 au 21 octobre et un peu partout en France (dans les grandes villes mais aussi dans les kiosques à journaux et dans le quotidien 20 minutes), Royco vous étouffera sous une quantité d’échantillons gratuits (plus d’un million annoncé). Je sais pas vous, mais moi, rien que l’idée de ce million de sachets de soupe distribués, ça me donne envie de nager dedans. En parallèle de ça, un nouveau site a été lancé avec des astuces, des bons plans et un jeu-concours et une quantité d’opérations promotionnelles chez vos revendeurs habituels.
Depuis des années que je consomme de la soupe instantanée Royco, j’ai pu apprécier l’aspect vraiment détente du produit et ses qualités gustatives et nutritionnelles. Aujourd’hui, la marque vous propose de découvrir cette minute craquante (je vous conseille toutefois pas de boire en une minute, d’un parce que c’est trop bon et de deux parce que vous risquez de vous brûler la langue), cette pause de 11h ou de 18h… mais aussi de 11h15 et de 16h45. Parce qu’il y a pas d’heure pour une soupe Royco. Je peux vous dire même que d’expérience personnelle, la petite soupe de tomate de 8h13 c’est la meilleure de la journée.
Les meilleures soupes des paresseuses
Le 21 septembre dernier est sorti un nouveau tome de la série « Les petits guides des paresseuses » (vous trouverez le blog dédié ici), un indispensable pour cet hiver : Les meilleures soupes des paresseuses. Des dizaines de recettes faciles, de la plus light à la plus gourmande, toujours pour 5,90 dans un petit guide qu’on peut aisément laisser trainer dans sa cuisine. Moi, la soupe, je plébiscite. Dès que la température se met à descendre, j’ai constamment une marmite qui frémit d’expérimentations originales ou de classiques qui fonctionnent toujours. Le livre de Marie Donzel est promis chez moi à de belles heures de gourmandises, en solo ou en famille. Chez les filles électriques, la soupe, simple ou sophistiquée, on l’adore, on la dévore et on la partage. Vous aussi, adoptez la soupe attitude.
Et pour fêter, la sortie de ce chouette guide, laissez moi partager MA recette de soupe de la saison : Le velouté de champignons à l’huile de truffe.
2 grosses échalotes, 1kg de champignons frais (champignons de Paris, pleurotes, girolles, cèpes, selon vos goûts et ce que vous trouvez en magasin), 1/2 litre de bouillon de poule, 2 cuillères de crème fraîche épaisse, de l’huile d’olive, de l’huile de truffe blanche, du sel, du poivre du moulin et des baies roses.
Dans l’ordre il faut donc : faire revenir les échalotes hachées dans l’huile d’olive. Y ajouter les champignons coupés grossièrement pour les faire dorer. Mouiller le mélange à niveau avec du bouillon de poule puis laisser cuire. Quand les champignons sont bien cuits, passer le tout au blender en ajoutant la crème, le sel, le poivre et les baies roses. Servir directement à l’assiette en ajoutant en touche finale un trait d’huile de truffe blanche selon votre goût (honnêtement, quelques gouttes à peine suffisent).
Je la sers en ajoutant une cuillère supplémentaire de crème fraîche épaisse et quelques baies roses moulues, mais vous pouvez aussi l’agrémenter d’une chantilly à la truffe (crème liquide entière, quelques gouttes d’huile de truffe dans le siphon et c’est parti) et d’une fleur de bourrache (pour ajouter un peu de couleur).
Enjoy !
Le défi : cuisiner des cornes de gazelle
Vendredi, pour faire plaisir à Monsieur, je me suis lancée dans la réalisation de cornes de gazelle. Motivée, les cheveux bien attachés, j’ai sorti les ingrédients du placard un à un, j’ai tout disposé sur la table, respiré un grand coup, et quand faut y aller… Cette recette, je l’ai déjà réalisée il y a 5 ans. A l’époque, dans mon premier appart, je me rappelle vaguement avoir (transpiré et) galéré. Depuis, j’ai attendu d’avoir suffisamment refoulé le souvenir pour me relancer dans cette mission suicide.
- 1ère étape : réunir les ingrédients
Pour réaliser des cornes de gazelle, il faut 250g d’amandes en poudre, 75g de sucre en poudre, 135g de beurre salé tempéré, 250g de farine, du sucre glace, de l’eau de fleurs d’oranger et 1 pincée de sel.
- 2ème étape : réaliser la pâte d’amande
Mélangez les amandes en poudre avec le sucre et 40g de beurre. Bon, jusque là, ça va… Ajoutez ensuite 1 cuillère à soupe d’eau pour obtenir une pâte lisse. Travaillez cette pâte avec les doigts, et galérez pour essayer d’obtenir une putain de pâte qui tienne en boule, sans s’effriter (de trop). Laissez reposer 30 minutes environ.
- 3ème étape : faire la pâte à biscuits
Commencez par faire fondre le reste de beurre dans une petite casserole à fond épais (pour les psychorigides qui suivent la recette à la lettre), ou au micro-ondes pour les gens pragmatiques (comme moi). Mélangez-le ensuite avec la farine. Ajoutez le sel et remuez bien. Et là, les mecs et les meufs, l’enfer commence. Car faire une « pâte ferme » avec des ingrédients pratiquement tous solides relève de l’exploit. Du coup, après 10 minutes, un mal aux bras et 20 litres de transpiration, j’ai triché en mettant un peu d’eau dans la pâte. Au final, le résultat ressemblait à ça :
- 4ème étape : la confection des cornes de gazelle
Préchauffez le four à 150°C (th 5) ou attendez un peu, comme moi, parce que fabriquer des cornes de gazelle ça prend une blinde de temps. Farinez légèrement votre plan de travail et étalez la pâte à biscuits. Découpez des petits rectangles très fins. Formez ensuite de petits boudins de pâte d’amandes et déposez-les au milieu de chaque rectangle, comme ceci :
Roulez la pâte et donnez-lui la forne d’une corne de gazelle (enfin essayez désespérément et puis abandonnez pour faire des croissants de lune bizarroîdes). Déposez-les sur une plaque prélablement beurrée et farinée.
Vous remarquerez que ma plaque est en fait une grille recouverte d’une plaque en silicone (et d’aluminium, puisque les mecs qui fabriquent les plaques en silicone doivent cuisiner dans des fours-nains), ni beurrée, ni farinée parce que je suis un peu rebelle. Mettez votre plaque/grille au four pendant environ 15 minutes. Surveillez bien la cuisson, il ne faut pas que les cornes de gazelle brunissent.
- 5ème étape : terminer la préparation
Arrosez rapidement les cornes de gazelle d’eau de fleurs d’oranger. Faites-les rouler délicatement dans le sucre glace. Alors là, si quelqu’un(e) a une astuce pour avoir un glacage uniforme je suis preneuse, parce que j’ai dû colmater le sucre glace avec un peu de bave pour qu’il tienne (ahem…). Laissez refroidir avant de déguster.
Alors, j’avoue qu’esthétiquement le résultat est LOIN d’être parfait, mais gustativement on se rapproche des cornes de gazelle qu’on déguste dans le salon de thé en bas de chez moi. Depuis la dernière fois, j’ai réussi à mieux gérer la confection des biscuits (parce que mettre une pâte dans une autre pâte ce n’est pas hyper évident pour les nazes de cuisine comme moi). Si l’expérience vous tente, vous pouvez essayer cette recette, ou me donner vos conseils pour que ma prochaine réalisation (dans 5 à 10 ans) soit encore meilleure.
Le cake à la carotte de l’amour
Depuis que ma fille a débarqué, qu’un babycook a fait irruption dans ma cuisine et qu’il m’arrive de préparer des purées de carottes-pommes de terre à la vapeur tout à fait délectables qui finissent au congélateur en cas de rupture de petits pots, je possède presque de façon permanente des ingrédients pour préparer un des gâteaux préférés de mon nouveau mari : le carrot cake. Bien fondant et vitaminé, épicé et délicieusement sucré, le cake à la carotte est aussi complètement bête comme chou à produire. Et je vous jure, qu’afficionados ou pas, il fait toujours son petit effet à un brunch ou autre rassemblement de potes affamés.
Le carrot cake de Lucile :
Ingrédients : 2 oeufs, 90g de sucre cassonade (ou mieux, de vergeoise), 200g de farine, 1 sachet de levure chimique, 150g de beurre fondu, 2 grosses carottes rapées, 1 cuillère de miel, 2 grosses pincées de cannelle.
Commencez par préchauffer votre four à 180°C. Dans une jatte, battez les oeufs et le sucre à la fourchette. Puis ajoutez le beurre fondu, la farine et la levure. La pâte ne doit pas être trop liquide, si c’est le cas ajoutez un peu de farine.
Incorporez les carottes rapées, le miel et la cannelle puis versez le tout dans un moule à cake beurré, dans des moules à muffins (pour obtenir des gâteaux individuels) ou encore dans un plat rond. Laissez cuire au four pendant 30 minutes.
Pour plus de gourmandise, vous pouvez ajouter à la pâte des noix de pécan, des noix et noisettes concassés, de la cardamome ou encore quelques graînes d’anis selon vos envies. Pour obtenir un véritable gâteau anglo-saxon, il convient de le napper d’un glaçage au sucre qui n’est autre que 200g de sucre glace, de quelques gouttes d’extrait de vanille et 20g de beurre fondu mélangés (à vous d’ajouter du sucre glace si la consistance n’est pas assez solide, la glaçage doit être brillant et ne pas couler tout en restant manipulable à la maryse). Le glaçage est à poser sur un gâteau déjà refroidi et laissé à reposer avant le service pour devenir un peu durci sur le dessus.
Le carrot cake est délicieux avec un thé ou un grand verre de lait froid et se conserve quelques jours à température ambiante bien recouvert d’une feuille d’aluminium. C’est aussi le gâteau de Noël par excellence, donc n’hésitez pas à garder la recette sous le coude pour la fin d’année.
Maman sort
Comme l’a si bien dit Thomas, aka Le papa de Mia, dans son billet du jour, sans ElooOO°° et Antoine nous ne sommes rien que des parents et sans ces trois là je ne suis rien qu’une maman enfermée dans son 55m carré de Belleville. Bien sûr, ce qui a changé depuis la naissance de Mia c’est que maman sort moins et fait de moins en moins d’effort en matière de make up et de tenue (j’en ai conscience c’est déjà un début) mais elle sort quand même. J’aurais donc l’occasion de vous parler régulièrement ici de mes sorties préférées, les restaurants, histoire de vous faire partager mes bonnes adresses (ou pas). Voici donc mes sorties et coups de cœur de la semaine.
SUSHIYA
12, rue Pradier 75019 Paris (01.42.02.85.82)
Le Sushiya c’est 15 mètres carré de concentré de Japon à Paris. Loin de la fameuse rue Sainte Anne et de ses restaurants de ramen traditionnels, le Sushiya est un authentique restaurant de sushi tenu par un vieux japonais taciturne mais malin. Prévenus qu’on pouvait être rejetés malgré la réservation (indispensable, le lieu ne compte que 10 places) sur un simple caprice du monsieur, on est arrivé bien à l’heure et souriants. A raison, puisque quelques minutes plus tard se trouvaient devant nous la plus sublime et parfaite assiette de sushi que j’ai pu voir à Paris (en compétition directe avec les chef d’œuvres que j’ai pu déguster à Osaka). Chinchard, Crevette, œufs de saumon, saumon fondant comme jamais et quelques autres délices qui composent une assiette à 25 euros qui les vaut bien. Thé vert à volonté également selon le bon vouloir du monsieur. Cette pièce magique décorée de bric et de broc a la saveur d’un restaurant authentique du Japon et l’on se surprend à rêver que derrière les rideaux de tissus à l’entrée se cache une rue bondée du Pays du Soleil Levant. A refaire. Très vite.
2, rue des Saules 75018 Paris (01.42.52.02.42)
Une fois n’est pas coutume, nous nous sommes rendus à Montmartre pour fêter les 2 ans du blog des amoureux de Paris. Une soirée que l’on doit à la charmante Céline et qui nous a permis de rencontrer des amoureux de Paris hauts en couleurs, revoir de vieilles connaissances mais aussi casser nos idées reçues sur les restaurants de Montmartre. Car en effet, et La bonne franquette le prouve, on peut bien manger, bien boire, bref bien vivre à Montmartre. Le patron et sa charmante épouse nous on donc ouvert les portes de la cuisine et de la cave pour un test grandeur nature de la carte (Thomas et moi totalisons 6 entrées et 6 plats en tout… testé et validé donc) autour de joyeux échanges de cartes de visite et d’éclats de rire légèrement avinés. J’en garderais le souvenir d’une belle orgie comme on voit rarement à Paris, où un Bordeaux délicieux coule à flots (150 vins en tout à la carte quand même) et où les plats français traditionnels se voient très honnêtement exécutés. Bref, une soirée comme je les aime, dans l’excès et l’amour des bonnes choses. Une adresse à noter et à faire tester aux réfractaires de la vie parisienne.
– A EMPORTER –
LES DELICES DE BANGKOK
61, rue de Belleville 75019 Paris (01.44.52.02.95)
Oui, j’habite à Belleville et c’est un fait, si on habite à Belleville et qu’on n’aime pas la nourriture asiatique et bien on est mal. Les délices c’est ma petite adresse de restaurant thaï juste en bas de la maison et dont je sais que l’accueil et la qualité des plats seront toujours au rendez-vous. J’ai souvent composé le numéro pour me délecter d’un bœuf épicé à la thaï pendant ma grossesse et malgré le temps d’attente assez long (15 à 20 minutes) pour le quartier je ne suis jamais déçue de son rapport qualité-prix imbattable. La carte à rallonge qui propose des plats de toutes les origines permet de varier les plaisirs et même si le personnel est fort sympathique, la décoration un peu bâclée fait que je préfère apprécier tout ça chez moi devant la télé. Mais la cuisine vaut le détour je vous le garantis.
Le rayon compotes/purées c’est ma maison…
Depuis quelques jours à peine nous avons commencé en famille la grande aventure de la diversification. Pour ceux qui n’ont pas encore de bébé, la diversification c’est quand tu passes du lait à tout le reste, que tu bouscules les bonnes habitudes pour une ère de chaos et d’incertitudes. La diversification c’est aussi un moment qu’on attendait avec impatience, déjà conscients de la curiosité de notre fille et bons vivants pressés de partager une passion commune.
Et j’ai de la chance, ma fille, manger, elle aime ça. Piquer dans l’assiette de sa mère (quand il n’y a pas d’épices ou de surplus de graisses, je ne suis pas irresponsable non plus), déguster les purées maison ou s’empiffrer de petits pots Nestlé ou Blédina c’est juste un bonheur de tous les instants. Et ça le serait presque autant pour moi si ce n’était pas un travail épuisant ou la source de scènes d’une violence inouïe envers le mobilier (je me compte dans le mobilier bien sûr).
A la fin de la dernière séance, la demi-carotte, cuite à la vapeur et mixée dans le Babycook qu’on possède quand on est un bon parent d’aujourd’hui, a semblé avoir explosé dans le salon tant les projections étaient impressionnantes sur les meubles, les vêtements, mon pied (?), le dos du chat dans un rayon de 2 mètres autour du bébé. Une chatoyante performance, un feu d’artifice de vitamines et de couleurs bref, tout ce que, de toute façon, on ne retrouvera pas dans sa couche plus tard ce qui n’est pas plus mal.
Mais la diversification c’est aussi des heures et des heures dans le rayon concerné du supermarché à vouloir prendre les bons produits, les bonnes marques, la plus grande palette de légumes et de fruits et pas trop de mélanges parce qu’IL FAUT DECOUVRIR LES GOUTS. Bref, une perte de temps énorme si on ajoute à ça le temps à choisir les fruits et légumes surgelés, frais et en boîte pour les jours où on a le temps de s’amuser un peu à faire des mini-portions de purées et compotes comme toute bonne maman doit faire.
Et donc, maintenant une partie du placard de la cuisine est dédié à cette nouvelle étape ainsi qu’un tiroir du congélateur. Et je sacrifie une bonne heure par jour à la préparation du déjeuner du bébé, à la mise en place de menus variés mais aussi mon intégrité physique (et celle du chat) dans ces moments qu’on ne revivra pas deux fois : la première grimace à la courgette ou le sourire à la carotte.
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