Sexe, désirs et petites contrariétés
Dans le flux incessant de sorties de bandes dessinées, il est parfois difficile de démêler le bon du mauvais. De mon coté, c’est un cadeau que j’aime bien faire même si je mets un point d’honneur à savoir ce que j’offre (je ne pioche pas la tête de gondole de la FNAC). Faîtes moi confiance, si vous tombez sur Sexe, désirs et petites contrariétés au hasard d’un session shopping et que vous avez un cadeau à faire (même si c’est un cadeau pour vous) n’hésitez pas une seconde.
Avec un titre pareil, on s’attend à un énième recueil de blagues lourdes sur la sexualité et pourtant il n’en est rien. La couverture met en place l’ambiance. Sexe, désirs et… est un petit bijou d’humour à froid qui revient sur toutes les pratiques de la sexualité, de l’échangisme au gang bang, du sado-masochisme à la sex-tape, Pluttark (un tourangeau, je ne l’aime que deux fois plus pour ça) décrypte à la manière d’un anthropologue ironique les non-sens de la société de consommation sexuelle d’aujourd’hui, les codes de journaux féminins, les réseaux sociaux et les pires programmes de la télévision. Sans avoir l’air d’y toucher, c’est un univers complexe qu’il dépeint, où le sexe a une place dominante sans jamais tomber dans la putasserie (je pense à une illustration d’échangisme pour impuissants et frigides), parfois critique parfois touchant, toujours humain, et qui touche finalement à plus de réalisme qu’un article socio-sexo de Biba.
Petite cerise sur le gâteau, chaque page porte le nom d’une chanson connue (ou pas, je connais assez mal la carrière de Mireille Mathieu) en rapport direct avec le strip. La playslist n’est pas dégueu et ajoute encore un peu de sel à un univers déjà épicé. C’est le moment de vous faire plaisir.
Sexe, désirs et petites contrariétés de Pluttark chez Fluide G. : 13 euros
Restons calmes !
J’imagine que vous connaissez tous le dessin facilement reconnaissable de Soledad Bravi puisqu’elle fait partie des illustratrices et dessinatrices qui « comptent » avec ses collaborations pour le magazine Elle, Monoprix, les livres des paresseuses et j’en passe. Personnellement j’aime beaucoup son dessin naïf qui fait mouche, ses sujets féminins bien croqués et la mélancolie (peut-être est-ce juste du réalisme ?) qui transpire souvent de son univers coloré.
Restons calmes ! est l’occasion de pénétrer un peu plus son univers personnel et son histoire en tant que mère d’ados. Je ne suis pas encore concernée (et heureusement) mais je garde encore un souvenir frais de l’expérience de mes parents avec mon frère et ma sœur. C’est pourquoi j’ai été touchée par la tristesse qu’elle exprime en réaction au rejet de ses filles, aux petites phrases qui claquent, au quotidien entre épuisement et consternation.
Avec beaucoup de drôleries et de sensibilité, l’auteure ne cache pas une blessure qu’on devine encore à vif. Elle se découvre peu à peu à nous et les cases d’introduction qui rappellent ce qu’on peut lire cette saison dans les journaux féminins (je suis grosse donc je me mets au sport) cache en fait des raisons beaucoup plus complexes et humaines. Comme s’il fallait une justification futile avant d’aborder les sujets qui fâchent, comme s’il fallait s’excuser de sa gravité de peur de perdre son public.
J’ai passé un très bon moment avec cette bande dessinée de Soledad Bravi. Je pensais me vider le cerveau et c’est au contraire, et tant mieux, des quantités de questions qui se sont imposées à moi. Maman d’ados ou pas, je vous conseille la lecture de ce Restons calmes ! qui trouve sa place sans problème dans ma bibliothèque entre les petits bijoux de Margaux Motin… Les mamans changent de visage par la BD et ça fait du bien.
Restons Calmes ! de Soledad Bravi, chez Casterman : 15 euros
[Concours] Cecelia Ahern
Cecelia Ahern est une romancière irlandaise, surtout connue pour son premier livre « P.S. I Love You » adapté au cinéma. Aujourd’hui, elle revient, pour notre plus grand plaisir, avec un nouveau roman « La vie et moi ». Comme souvent, Cecelia Ahern nous parle d’une femme, comme vous, comme moi. Une femme qui s’est perdue en chemin, qui a perdu la vraie valeur de la vie, et le contrôle aussi. Mais surtout, elle nous parle du chemin qu’il faut faire pour reprendre sa vie en main.
« Un jour, en rentrant du travail, Lucy Silchester trouve une enveloppe dorée par terre sur le tapis. A l’intérieur, une invitation pour un rendez-vous avec la Vie. Sa Vie. Une vie qu’elle a perdu de vue depuis longtemps et va rencontrer en personne. Cette Vie en question prend les traits d’un vieil homme malheureux, reflet de l’existence chaotique et désespérée de Lucy qui déteste son travail, délaisse ses amis et fuit sa famille. Mais qu’elle le veuille ou non, Lucy Silchester a un rendez-vous qu’elle va bien devoir honorer. »
A l’occasion de la sortie de ce nouveau roman, nous vous proposons en partenariat avec Flammarion de gagner un exemplaire de « La vie et moi » ainsi qu’un exemplaire de « Merci pour les souvenirs » (paru en 2010). Pour participer, il vous suffit de laisser un commentaire nous racontant ce que vous aimeriez de différent dans votre vie. Vous avez jusqu’au 02 mai 2012, midi. 5 gagnants seront alors tirés au sort et recevront 2 nouveaux livres à ajouter à leur bibliothèque. Bonne chance à tous !
****** CONCOURS TERMINE ******
Les 5 gagnants sont :
Emilie GODBILLE
Une semaine sur deux – Pacco
Pendant ma grossesse, j’ai cherché à tout prix le moyen d’intéresser Thomas au sujet à travers les livres… comme si son temps de lecture avait un rapport avec son implication. Manque de chance, les guides Marabout et autres encyclopédies de la parentalité c’est pas trop son truc. Pourtant quand je lui ai offert les deux premiers tomes de Maé, son visage s’est illuminé. Je crois que même si il ne s’est pas toujours retrouvé dans ce papa gameur, la relation touchante entre celui ci et sa fille, presque fusionnelle, lui a donné un exemple et un but concret.
Avec les années, Mia grandit avec Maé, nous avec Pacco (ils ont quand même beaucoup d’avance). On s’étonne à répéter partout que notre fille est la petite fille la plus drôle du monde et ses « blagues » nous font mourir de rire en vrai. Rien n’est alors plus réaliste et plus concret que ce père qui lègue à sa fille un medley de ses meilleurs moment, même si le personnage avec les années a échappé de plus en plus à la réalité pour l’amour de l’art.
Pacco est désormais séparé de sa compagne (plus connue sous le nom de « Sté ») et Maé ne passe plus qu’une semaine sur deux avec son père. Une page se tourne, autant pour les lecteurs qui suivent leur histoire depuis des années maintenant, que pour cette famille. De nouvelles marques sont à prendre et pour autant qu’on puisse en voir, Pacco est toujours le meilleur père du monde (ex aequo avec Thomas quand même) avec ses qualités et ses défauts qui le rendent unique.
Bien sûr que la vie n’est pas aussi simple qu’une BD. Mais celles ci, des premières années de la petite fille jusqu’au récit de papa célibataire à mi-temps embellissent un quotidien partagé par beaucoup. Une belle façon de mettre de la légèreté dans les épinards.
Une semaine sur deux aux éditions Fluide G., déjà disponible au prix de 14 euros.
Rencontre avec Margaux Motin et Pacco
A l’occasion de la sortie de leur BD commune, Very Bad Twinz, les jumeaux maléfiques de la toile, m’ont accordé quelques minutes de leur temps. Difficile de savoir comment interviewer ces deux trublions, j’ai donc opté pour un portrait chinois, une façon ludique et rapide d’en apprendre le maximum sur ces deux phénomènes.
Si vous étiez un animal ?
Pacco : Un ours.
Margaux : Une chatte.
Pacco : Nan, dis pas de conneries, tu serais une marmotte, radasse.
Margaux : Une chatte-marmotte alors. Une charmotte.
Si vous êtiez un homme ou une femme politique ?
Pacco : Aucun
Margaux : Personne. J’existerai pas.
Si vous étiez une couleur ?
Pacco : Noir.
Margaux : AAAAAHHHH. JE SUIS PAS BIEN, JE SAIS PAS QUOI CHOISIR. L’arc en ciel !
Pacco : J’attendais de savoir à quel moment t’allais craquer…
Margaux : Chantilly ! Straciatella !
Si vous étiez un plat ?
Pacco : Le Bo-bun.
Margaux : (long silence). le plat de ma mère, là, c’est quoi ? Irish stew !
Pacco : Ah ouais d’accord ! Bah moi je choisis le columbo d’accras de manioc (il le prononce avec l’accent) alors.
Margaux : C’est un genre d’osso bucco, c’est délicieux. Tiens, mets osso bucco à la place.
Si vous étiez un jouet ?
Pacco : (imite une vibration et tape compulsivement sur la table) un jouet pour adulte.
Margaux : Un jouet pour grandes filles, c’est ça ? Je serais la poupée de Buzz L’éclair. Ou la copine de Stitch mais je sais plus son nom. Quel jouet de ma fille, j’ai envie de lui piquer ? Oh, la poupée Jessy.
Pacco : C’est même pas à ta fille, c’est à toi ça.
Si vous étiez une fringue ?
Margaux : Oh, une paire de godasses. Un slip d’homme !!
Pacco : La chaussure gauche d’une paire de Timberland.
Si vous étiez l’autre ?
Pacco : je serai une grosse salope.
Margaux : je le suis déjà ! Moi, si j’étais toi, je ferais pipi partout tout le temps tellement je serai contente d’avoir ton pénis.
Pacco : Tu toucherais ma bite ?
Margaux : Ouais grave.
Pacco : Moi je me foutrais à poil et je me collerais sur une vitre pour te foutre la honte. Sérieux, là. YOUHOUUU !
Margaux : Mais en fait, je serais pareil que comme tu es parce que je te trouve parfait.
Pacco : PAREIL ! PAREIL !
Si vous étiez une BD ?
Margaux et Pacco : (montrent Very Bad Twinz) celle là !
Je suis sortie ravie de cette rencontre, à la fois simple, délirante et humaine et c’est avec une générosité non feinte que ces deux là nous font partager leur talent. Je vous conseille donc, si vous n’êtes pas encore accro de filer jeter un œil sur les publications web de Margaux et celles de Pacco (ici et ici). Very Bad Twinz est déjà disponible dans les librairies et l’album de Pacco Une semaine sur deux, sur la suite de ses aventures avec Maé est à paraître pour le début de l’année prochaine.
Very Bad Twinz
LA CHRONIQUE D’ELO : Il y a quelques jours, L. m’attendait lascivement sur son canapé. Après le travail, je devais passer chez elle faire des bisous au bébé et récupérer une bande dessinée gentiment envoyée par Fluide G, Very Bad Twinz. Premier album à 4 mains et 20 orteils des célèbres blogueurs Margaux Motin et Pacco.
Gomar, démon bonnasse capable de changer une souris en sac à main, et Pacco, ancienne star du Rock mort en pissant, sont 2 démons aussi différents que BFF. Leur chef (ressemblant étrangement à Florence Foresti) les envoie sur Terre. Et là, le bordel commence… Résumé très succint je vous l’accorde, mais je ne souhaite pas spoiler les amateurs du genre.
Reconnus et adulés par des fans hystériques chassant le premier commentaire à chaque nouvel article, Margaux Motin et Pacco ont souvent fait profiter la blogosphère de leur collaboration. Au fur et à mesure de leurs publications, les lecteurs fidèles ont vu naître ces Very Bad Twinz sur la toile. Un peu familière de leur univers respectifs, je me suis lancée dans la lecture de ce 1er tome avec envie, curieuse de savoir où ces deux-là allaient m’emmener. Dès les premières pages, je me retrouve en terrain connu. Le trait de chacun m’est familier, leur humour est resté intact, peut-être même trop. Les pages défilent et l’histoire prend forme. L’ennui, un peu aussi. L’humour scato de Margaux Motin finit vite par me lasser. L’humeur râleuse de Pacco, également. J’ai plutôt le sentiment d’être spectatrice de leur délire à eux, de leur private joke. Finalement, l’intrigue de ce 1er tome se résout assez vite, pour essayer de laisser place au suspense et à la frustration. Le lecteur fan restera sur sa faim je pense, le lecteur lambda aura tout de même, comme moi, envie de se laisser convaincre par le 2ème tome. La suite, donc, au prochain numéro.
L’AVIS DE LUCILE : Fidèles à leurs univers complémentaires et aux ingrédients qui ont fait leur succès (imagerie sexy trash pour Margaux Mortin, street culture pour Pacco), les deux dessinateurs et scénaristes livrent un Very Bad Twinz très attendu par les amateurs. Ce premier tome (d’une future trilogie) est une tornade et il apparaît évident, à la lecture, que les deux trublions partagent avec plaisir une culture du « trop » : trop énergique, trop scato, trop référentiel, trop hystéro. Le résultat est alors à cette image… jouissif, accrocheur et… un peu fatigant.
Chroniques d’une mère indigne
Basée sur les célèbres Chroniques d’une mère indigne, le blog de Caroline Allard, la BD de Sophie de Villenoisy et de Anne-Olivia Messana est un condensé de maternité échevelée, de gentilles mesquineries et de fraîcheur enfantine (oui, c’est comme ça qu’on appelle aussi les petites réflexions qui foutent la honte devant des inconnus ou dans les lieux publics). Dans le fond, on sent de vraies anecdotes qui sentent le vécu, les heures de procrastination à cause de l’épuisement et les autres à courir dans tous les sens. Avec ses deux filles, elle cherche autant à réussir l’éducation de ses enfants qu’à ne pas oublier sa féminité et son humanité sans être une wonderwoman et surtout sans une éclatante réussite. Car ce personnage de maman est avant tout une looseuse et c’est la raison principale de son coefficient sympathie.
La couverture, par ailleurs beaucoup plus fluo dans la vraie vie (ma fille a scotché dessus de longues minutes me permettant de finir de laisser sécher une manucure – on notera le double emploi), m’a d’ailleurs étrangement rappelé l’affiche de Mais comment font les femmes, sorti récemment au cinéma. Si vous vous rappelez de mon avis sur ce film, sachez que Chroniques d’une mère indigne développe tout à fait des idées inverses et ne peut donc pas être plus en phase avec la maternité d’aujourd’hui. Celle que je vis, d’abord mais aussi celle que j’imagine que vous vivez (ou vivrez si vous ne vous y êtes pas encore mises). Une maternité faîte de tâtonnements, de concessions, de doutes et de moments pas super glorieux en échange de quelques moments de grands bonheurs ou de supers fou-rires.
Un bémol ? Peut-être pour la volonté de découpage en gags de ces anecdotes du quotidien qui, malgré leurs saveurs, ont parfois des chutes assez faibles (voire inexistantes). C’est en tout cas l’avis de monsieur Le papa de Mia, qui n’est ni une mère ni indigne (et qui est toujours offusqué quand les pères n’ont pas la part belle dans les publications sur la parentalité). Mais n’oublions pas que Chroniques d’une mère indigne, aussi réaliste soit-il, est avant tout un divertissement et c’est donc à ce titre que vous ne devez pas hésiter à l’offrir à vos copines actuellement en galère maternelle ou à vous le faire offrir, pourquoi pas, il n’y a jamais de mal à se faire du bien.
Chroniques d’une mère indigne aux Editions Jungle, 12 euros.
Les meilleures soupes des paresseuses
Le 21 septembre dernier est sorti un nouveau tome de la série « Les petits guides des paresseuses » (vous trouverez le blog dédié ici), un indispensable pour cet hiver : Les meilleures soupes des paresseuses. Des dizaines de recettes faciles, de la plus light à la plus gourmande, toujours pour 5,90 dans un petit guide qu’on peut aisément laisser trainer dans sa cuisine. Moi, la soupe, je plébiscite. Dès que la température se met à descendre, j’ai constamment une marmite qui frémit d’expérimentations originales ou de classiques qui fonctionnent toujours. Le livre de Marie Donzel est promis chez moi à de belles heures de gourmandises, en solo ou en famille. Chez les filles électriques, la soupe, simple ou sophistiquée, on l’adore, on la dévore et on la partage. Vous aussi, adoptez la soupe attitude.
Et pour fêter, la sortie de ce chouette guide, laissez moi partager MA recette de soupe de la saison : Le velouté de champignons à l’huile de truffe.
2 grosses échalotes, 1kg de champignons frais (champignons de Paris, pleurotes, girolles, cèpes, selon vos goûts et ce que vous trouvez en magasin), 1/2 litre de bouillon de poule, 2 cuillères de crème fraîche épaisse, de l’huile d’olive, de l’huile de truffe blanche, du sel, du poivre du moulin et des baies roses.
Dans l’ordre il faut donc : faire revenir les échalotes hachées dans l’huile d’olive. Y ajouter les champignons coupés grossièrement pour les faire dorer. Mouiller le mélange à niveau avec du bouillon de poule puis laisser cuire. Quand les champignons sont bien cuits, passer le tout au blender en ajoutant la crème, le sel, le poivre et les baies roses. Servir directement à l’assiette en ajoutant en touche finale un trait d’huile de truffe blanche selon votre goût (honnêtement, quelques gouttes à peine suffisent).
Je la sers en ajoutant une cuillère supplémentaire de crème fraîche épaisse et quelques baies roses moulues, mais vous pouvez aussi l’agrémenter d’une chantilly à la truffe (crème liquide entière, quelques gouttes d’huile de truffe dans le siphon et c’est parti) et d’une fleur de bourrache (pour ajouter un peu de couleur).
Enjoy !
Le dico des petits et gros bobos
Quand j’ai repris du poil de la bête après l’annonce (choc) de ma grossesse, il y a un peu plus d’un an déjà, c’est sur internet que j’ai trouvé du soutiens et les conseils (ou non-conseils) les plus avisés. Sur la toile et parfois IRL, j’ai rencontré et appris à connaître ces mamans 2.0, avec certaines j’ai partagé leur accouchement et elles le mien, les maux de la grossesse et les questionnements de maman. Marjoliemaman fait partie de celles dont l’histoire et la personnalité m’ont touché, on s’est rencontrées depuis et on a même fait un peu les fofolles pendant le dernier festival de Cannes (j’ai des photos compromettantes). C’est pourquoi je suis ravie de vous présenter son premier bébé de papier : Le dico des petits et gros bobos (First Editions).
Marjolaine Solaro (le vrai nom de Marjoliemaman) et le Dr Julie Lemale reviennent sur la première cause de stress chez la maman, la peur et la méconnaissance des désagréments médicaux en tout genres , de la morsure de serpent à la mauvaise haleine du bébé. Ce petit guide très complet, ludique et clair, comme toujours chez First (j’avais déjà La préparation à l’accouchement, Bientôt maman et Papa débutant), est sincèrement un must have de la bibliothèque parentale. Et même si beaucoup de ces maux semblent se régler simplement avec une bonne dose de bon sens (il faut déjà savoir lesquels), j’y ai appris beaucoup de choses comme de laisser une dent cassée dans la bouche pour ne pas la faire mourir par exemple ou que les chenilles piquent (oui, en bonne parisienne je n’en vois pas souvent) et ce qu’il faut faire justement en cas de piqûre.
Les guides de développement personnels et autres guides pratiques, dictionnaire de l’orgasme féminin et bible de la zen attitude, j’en ai lu bien avant de tomber enceinte. Je sais donc que 99% du temps, ils ne servent juste à rien. Pourtant, ces petits livres publiés chez First ou chez Marabout se sont avéré être un vrai rempart contre les crises de stress et d’incertitudes, avant et après la grossesse. Oui, je suis maintenant incollable sur les différentes étapes du sacro-saint « éveil » du bébé, oui je connais par coeur une bonne cinquantaine de recettes pour la diversification et j’ai même compulsé comme une damnée un dictionnaire des prénoms et origines alors que ma fille avait déjà le sien. Cela ne veut pas dire que j’applique à la lettre chaque conseil qui y est déversé mais que ce savoir, que je l’utilise ou pas, fait désormais partie de moi et de mon expérience de maman et de femme (un peu comme les tables de multiplication ou la liste des pays de l’ex URSS). Et l’avantage du dico de Marjoliemaman c’est qu’il va vieillir avec moi et Mia, être ouvert puis refermé selon nos besoins, être emporté en vacances, être prêté ou conseillé aux amies. Bref, il fait déjà un peu partie de la famille.
Futurs ou jeunes parents, ce livre est fait pour vous. Et, preuve de son interet et de son succès, il est même d’ores et déjà difficile à trouver dans certaines librairies alors ne perdez pas de temps.
Marjo, encore félicitations et bon courage pour tes nouvelles aventures bretonnes.
Le dico des petits et gros bobos par Marjolaine Solaro et le Dr Julie Lemale chez First Edition (9,90 euros).
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