Comme une renaissance…

On ne va pas se mentir : j’ai arrêté d’écrire ici. Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain mais petit à petit. Ce qui était une habitude depuis des années a fini par devenir une corvée et a été relayé tout en bas de ma liste quotidienne de trucs à faire, au niveau des trucs que je ne fais jamais. Je voudrais pouvoir écrire un article pour dire que j’ai changé, que j’ai grandi, que cet espace n’est plus assez le mien. Je voudrais pouvoir ouvrir un peu le débat, comme ça a été fait ailleurs, et dire que les blogs c’était vraiment mieux avant. Mais ma vérité est un peu différente… Lire la suite

Les aléas du direct

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Quand j’ai ouvert ce blog il y a 5 ans (je rappelle qu’à l’époque, je n’étais pas seule et que c’est mon binôme qui prenait en charge tout l’aspect technique), je ne pensais pas y partager autant. Les épreuves de la vie comme les galères techniques, les ruptures comme les problèmes de serveur. On a trop tendance à penser qu’ouvrir un blog, c’est l’affaire de quelques minutes, trois formalités sur un site d’hébergement et un peu de temps jour après jour pour le faire vivre et grandir. Comme des post it, qu’on écrit pour se vider la tête et puis qu’on oublie.

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We Love Prema 2 : Des nouvelles de notre équipe

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Déjà 3 mois depuis l’annonce de notre participation à la deuxième édition de l’opération We Love Préma, il est bien temps de faire un état des stocks.

L’équipe a déjà récolté un peu plus de 200 bodies dont 90% sont neufs. Et chacune a déjà commencé son travail de customisation en mettant son univers et ses talents au service des petits prématurés. De mon coté, je tâtonne et je m’amuse à découvrir de nouvelles techniques. Broderies, tampons textiles, dessins, graffiti, rien n’est trop beau pour les petits bébés de néonatalité. Et alors qu’Alba ressemble de moins en moins à un bébé prématuré, mettre de la couleur sur le coton blanc me permet aussi de tourner définitivement la page sur notre histoire à toutes les deux.

Avec plus de 6 mois de durée, lancée sur toute la France et comptant des dizaines de participants et participantes, l’opération We Love Prema est un travail de longue haleine. Plus que la première fois, la pression est forte pour les chefs d’équipe de donner chacune et chacun le meilleur de soi-même. Quand on a la tête dans le guidon pendant toutes ces semaines, difficile également d’investir les proches et les lecteurs avec autant de passion. Et cela se ressent parfois dans le moral des troupes.

Mais je suis fière de mon équipe électrique qui regorge de talent et de générosité.

Je vous invite, une nouvelle fois, à partager notre effort et à vous engager pour une belle cause comme le font toutes les équipes de We Love Prema ainsi que les partenaires Mont Roucous, Vertbaudet, Créavéa et Giotto :

Si vous possédez des bodies en coton blancs ou clairs, neufs ou état neufs, taille préma (45cm)/naissance (50cm) et 1 mois (53cm), ouverture sur le devant, n’hésitez pas à me contacter via le formulaire ou en commentaire sous cet article.

Vous pouvez également faire un don qui servira à acheter des bodies neufs et du matériel de customisation ici. 

J’en profite également pour remercier le site de loisirs créatifs Aladine pour sa (très généreuse) donation de matériel de customisation à notre équipe. Les bodies en photo ont été réalisés grâce à leurs tampons et encres textiles. Ainsi que le sage-femme Jean-Baptiste Huguet qui accueille une urne de donation de bodies dans la salle d’attente de son cabinet (32, rue Nicolas Leblanc à Lille). Merci à eux.

We Love Prema 2 : La #TeamElectrique reprend du service

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La #TeamElectrique reprend du service ! L’opération We Love Prema pour l’association SOS Prema commence sa saison 2 avec un objectif : réunir un maximum de bodies pour les bébés prématurés et les customiser afin de les offrir aux bébés et aux parents au moment de leur sortie de l’hôpital.

Il y a un an et demi, la #TeamElectrique avait envoyé à l’association 93 bodies customisés par nos 9 membres d’équipe. Cette année, alors que l’opération vient à peine de commencer, nous en avons déjà 79 disséminés dans toute la France (oui, à l’image de ce blog, les membres de l’équipe habitent à Lille, Paris, Clermont Ferrand… en passant par Tours) et sur lesquelles nos petites main sont en train de travailler d’arrache-pied.

Cette opération, lancée en 2014 par Mont Roucous en partenariat avec VertBaudet, Giotto et Créavéa, a récolté pour sa première édition plus de 6000 bodies remis aux antennes locales de l’association SOS Préma et redistribués aux parents.

Le choix du body est symbolique. En plus du geste d’offrir un joli vêtement au bébé, il représente le début de sa vie à l’extérieur, proche de sa famille. En effet, dans les services de néonatalogie volontairement surchauffés, les bébés sont nus à l’exception de leurs couches. L’autorisation d’habiller le bébé, donnée par les médecins, est le signal que la sortie est proche. Un moment très émouvant dont je me souviens parfaitement pour Mia et que j’ai revécu par la suite lors de l’hospitalisation d’Alba.

En France, c’est plus de 60 000 naissances qui sont considérées comme prématurées (c’est à dire avant la 37ème semaine d’aménorrhée) et ce chiffre est en constante augmentation. Vous l’avez suivi sur ce blog en fin d’année dernière, c’est à l’issue de 3 mois de bataille, d’hospitalisation, de médication et de repos forcé, que j’ai serré contre moi ma fille, considérée comme « petite prématurée », en parfaite santé. Tout le monde n’a pas la chance que nous avons eu, c’est pourquoi je m’engage une année de plus pour We Love Prema.

De votre coté, vous pouvez suivre les avancées de la #TeamElectrique sur les réseaux sociaux (via les comptes Twitter des membres de notre équipe (enfin de ceux qui sont sur Twitter) : @LucileBellan @EstherBuitekant @Galliane @Equipollente @Thomas_Messias @Cathessias et @Idel_O.

Si vous possédez des bodies en coton blancs ou clairs, neufs ou état neufs, taille préma (45cm)/naissance (50cm) et 1 mois (53cm), ouverture sur le devant, n’hésitez pas à me contacter via le formulaire ou en commentaire sous cet article.

Vous pouvez également faire un don qui servira à acheter des bodies neufs et du matériel de customisation ici. 

Merci d’avance !

We ♥︎ Prema, dernier épisode

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C’est une histoire qui a commencé en août 2014. Comme c’est souvent le cas, j’ai reçu un mail me proposant un partenariat avec une marque. Mais ce partenariat avait une saveur bien différente des autres. Il s’agissait de monter une équipe, de collecter des bodies en taille prématuré et de les customiser afin de les remettre à une antenne locale de l’association SOS Préma afin qu’ils soient redistribués aux familles de prématurés nés dans ma région.

Je n’ai pas réfléchi. Nous avons monté la #teamelectrique avec Galliane, Esther (évidemment) et puis avec Catherine (ma belle-maman), Corinne (ma maman), Cécile (ma belle-soeur) et Delphine (mon autre belle-soeur). Ça a donc été une histoire de famille. Et une histoire de kilomètres aussi, reliant Lille (ma ville et celle, officiellement, de l’équipe) à Clermont-Ferrand en passant par Tours et Paris.

Comme je m’y étais engagée, j’ai coordonné tout ce petit monde en récoltant, achetant et dispatchant les bodies dans toute la France. Les filles ont à leur tour donné leur maximum pour les rendre unique et beaux (j’ai fait ma part de customisation aussi).

Ce samedi, avait lieu la remise officielle de ces bodies à l’antenne locale de SOS Préma. J’ai traîné Thomas ainsi que les enfants à la très chouette boutique/café Planète Mômes (une découverte, on y reviendra). Catherine, habitant Lille, nous a rejoint. J’ai vu les femmes des 6 autres équipes lilloises, si enthousiastes et si vivantes, j’ai rencontré Christelle de Mont Roucous qui a imaginé et organisé cette opération avec talent, j’ai fait un high five à un lapin bleu géant, j’ai empêché mes enfants de faire une overdose de sucre et nous avons fait quelques photos, bien sûr.

Il y a avait Élodie Gossuin et comme on dit dans ces occasions là, elle avait l’air très gentille, sauf dans ce cas précis c’était vrai. Elle a souri à chaque fois que mon fils lui fonçait dans les jambes.

Est venu le moment de la remise des trophées. Et moi je n’y croyais pas. Je voyais ces équipes si motivées, je me reprochais de ne pas avoir envoyé assez de bodies ou de ne pas avoir passé assez de temps dessus. Et c’est notre nom qu’ils ont appelé. La #Teamelectrique est montée sur la première marche du podium. J’ai embrassé Élodie Gossuin. J’ai surtout été très émue de donner les bodies aux membres de l’association.

Pour la première fois depuis des mois, depuis que je m’étais engagée dans cette aventure, j’ai pris conscience que de vrais bébés allaient porter ces bodies. Ayant déjà eu un tout petit bébé dans les bras dans un service de néonat, j’ai pu visualiser ces bébés. Et imaginer l’espoir et le soulagement de ces parents, au moment de mettre ce premier body, le symbole d’une sortie de l’hôpital, le début d’une autre vie.

Je remercie évidemment mon équipe de choc, ces belles personnes qui ont participé à cette opération (et ont supporté mes relances stressées dans la dernière ligne droite). Je remercie Mont Roucous et Vert Baudet, les partenaires. Mais aussi et surtout SOS Préma, qui fait un travail magnifique et nécessaire au quotidien pour les familles concernées par la prématurité. C’est la fin d’une belle aventure, j’espère de tout coeur qu’il y a aura d’autres saisons.

 

Je suis vivant et vous êtes morts

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Mercredi dernier en rentrant du travail les annonces de la RATP raisonnaient dans les couloirs du métro. Des histoires de trafic ralenti et de colis suspect, de plan vigipirate dont la couleur atteint des sommets et d’appels à la vigilance de tous. Mais il a bien fallu le prendre ce métro. Le cœur lourd et la tristesse sur les visages. Les regards qui se croisent et qui disent l’incompréhension, les questions sans réponses et la peur aussi. Un peu. Puis j’ai vu en face de moi un petit garçon de 4 ou 5 ans que son père tenait fermement par la main. Il riait, il sautillait, il mettait son bonnet sur ses yeux pour faire rire son père. Son père qui ne riait pas et qui regardait son fils. Je suis allée chercher Théodore et je l’ai serré très fort dans mes bras. Je lui ai dit que nous étions tristes ce soir mais que ce n’était pas sa faute. Il m’a fait sur la joue un bisou qui fait du bruit. Je l’ai regardé jouer et vivre.

Comme beaucoup de gens je n’achetais pas Charlie Hebdo. Quand nous avons déménagé je me souviens avoir dit à Henri qui, lui, l’achetait et le lisait qu’il serait peut-être temps de jeter cette pile de journaux poussiéreux. Ces unes bariolées dont le temps avait adouci les couleurs sans en altérer la fougue. Parfois je lisais les billets de Patrick Pelloux lorsque l’exemplaire du jour traînait sur la table du salon. Je les trouvais forts et justes, comme leur auteur.

Pour autant je connaissais les noms des dessinateurs, je savais la précarité dans laquelle vivait le journal et la menace qui pesait sur sa survie mais aussi sur la leur. L’impensable s’est produit. Cet impensable qui laisse hébété et révolté. Des hommes et une femme sont morts en exerçant leur métier et leur art.
Il y a quelques mois j’ai travaillé à l’organisation d’une exposition autour des caricatures publiées entre 1870 et 1920 et à la rédaction de son catalogue. J’ai fait une plongée dans le monde du dessin satirique du XIXème siècle. La caricature comme contre-pouvoir, l’encre comme arme, le dessin qui amuse et bouscule. Symboles d’une certaine idée de la liberté, ces caricatures ne ménageaient personne. Ces images enragées dénonçaient moquaient, égratignaient les hommes politiques, les religions, les écrivains. Elles n’épargnaient PERSONNE.
Ces journaux qui furent interdits ont toujours ressuscité, sur un terreau de révolte et assoiffés de liberté.

J’ai pensé à Salman Rushdie qui a passé une grande partie de sa vie sous la menace d’une fatwa réclamant son exécution. Il a tenu bon envers l’obscurantisme, la violence. Sa voix ne s’est jamais tue, pas plus que ses mots. Une semaine après l’attentat, Charlie, amputé mais debout, est dans les kiosques par millions et n’a rien perdu de sa verve.

Je me souviens, lors du 11 septembre 2001, des critiques dont avait fait l’objet David Pujadas. On lui reprochait le ton euphorique de ses commentaires, son incrédulité exaltée. Mercredi dernier nous n’y avons d’abord pas cru, nous répétant en secouant la tête que ce n’était pas possible. On ne tue pas des gens pour des dessins, on ne tue pas des gens parce qu’ils sont de la police ou parce qu’ils sont juifs. Ce n’est pas notre monde ça. Pas en France, pays des droits de l’homme et de la liberté d’expression. Les chaînes d’information en continu ont nourri notre soif d’information de la plus vile des manières. La fascination, l’effarement, la tristesse, la peur. Tout ça noyé dans les bandeaux de BFMTV. France 2 qui tient 4h sur un statu quo avant qu’une nouvelle situation tragique ne s’impose et balaye le reste. Alors nous sommes restés là, tapis dans l’ombre des hommes du RAID et du GIGN à attendre que quelque chose se passe. À attendre de voir qui était vivant et qui ne l’était pas. A juste attendre, que ça s’arrête.

Dimanche nous nous sommes tous levés d’un beau et même élan pour dire notre tristesse et notre courage, affirmer notre liberté. Pendant quelques jours nous nous sommes aimés et sentis un peuple uni. Et demain ? Nous avons marché pour Charlie et pour les autres. Des hommes et des femmes sont morts il y a 8 jours. Mais nous sommes vivants et devons, plus que jamais, porter haut nos convictions et nous aimer, comme l’a dit François Morel*, à tort et à travers.

J’ai emprunté le titre de ce billet à la biographie de Philip K. Dick par Emmanuel Carrère (Seuil, 1993)

*Chronique de François Morel dans le 7/9 du vendredi 9 janvier sur France Inter, à réécouter ici http://www.franceinter.fr/emission-le-billet-de-francois-morel-je-pense-de-toutes-mes-forces-quil-faut-saimer-a-tort-et-a-trav

Je ne comprends pas

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Je suis abasourdie, choquée, atterrée. Je ne comprends pas comment on a pu en arriver là. Je suis comme au lendemain du 11 septembre, avec cette gueule de bois interminable, cette peine immense qui m’a envahie et que je traîne avec moi à chaque pas, comme une chape de plomb. Ma tristesse se lit sur mon visage, j’ai du mal à retenir mes larmes, j’évite de sortir pour ne pas craquer devant tout le monde.

Je me souviens du 11 septembre. De la stupeur devant les images, de mon hébétement, de mon angoisse. Jusqu’à ce que je comprenne que ce n’était pas une fiction mais bien la réalité. Je me souviens avoir pleuré ce jour là. Et les jours suivants. Ils étaient des milliers, je n’en connaissais pas un, mais je me sentais proche d’eux, de leur famille, du peuple américain.

Aujourd’hui, la France a été frappée à son tour. Plus que jamais, j’ai été touchée. Parce que cette fois, je connaissais les victimes, leurs noms, leurs oeuvres. Ils sont moins nombreux, mais n’en comptent pas moins dans notre coeur, dans celui de leur famille, de leur proche, de leurs amis, du peuple français.

Peu m’importe la nationalité, l’ethnie, la couleur de peau, la profession, les hobbies de tous ces gens, anonymes ou connus. Peu m’importe qui ils étaient, s’ils étaient bons ou mauvais. Peu m’importe tout cela car ils n’avaient pas à mourir sous les feux des terroristes. Personne ne peut s’octroyer le droit de mort sur les autres.

Ils étaient des figures emblématiques de la liberté d’expression. Je me fiche de savoir si j’étais d’accord ou non avec leur ligne éditoriale, leurs convictions, leurs idéaux. Aujourd’hui, je les pleure comme je pleurais les victimes du 11 septembre. Je pleure des pères, des mères, des frères, des soeurs, des amis, des artistes, des citoyens, des hommes, des femmes. Je pleure des êtres humains. Je pleure parce qu’on frappe en plein coeur les hommes. Je pleure cette humanité qui s’étiole, qui s’envole dans les fracas des kalachnikovs. Je pleure de voir que l’amour d’un Dieu a plus de valeur que l’amour de son prochain.

Je pleure aussi parce qu’on a assassiné un personnage de mon enfance, quelqu’un avec qui j’ai grandi chaque mercredi. Il n’est pas seul, il y a les autres, mais lui me touche plus particulièrement. Ne le nions pas, quand on s’attaque à notre enfance, c’est comme si on nous arrachait un membre. C’est douloureux, ça nous renvoie à notre fragilité d’être humain, à l’éphémère de la vie. Et avec une telle violence, c’est un peu comme si on nous assassinait un peu, un coup de couteau en plein coeur. Ce coeur qui, aujourd’hui, saigne ; ce coeur qui, aujourd’hui, pleure des larmes de sang.

J’ai vu cet homme, ami et collaborateur, témoigner devant  les micros et les caméras, pleurer ses amis en direct en lâchant entre deux sanglots « Je n’ai pas pu les sauver ».
J’ai vu cette femme, compagne d’une victime, drapée dans sa dignité malgré la souffrance, la douleur, le chagrin, témoigner à la télévision alors qu’elle est anéantie par la perte de son compagnon.
J’ai eu envie de prendre cet homme et cette femme dans mes bras, cet homme qui a perdu ses camarades, ses amis, ses frères, cette femme qui a perdu l’amour de sa vie. Leur tristesse et leur détresse sont innommables.
Je pense aux familles, aux proches, je me dis que mes sentiments sont exagérés. Et puis non. Pourquoi ne pourrais-je pas pleurer ces gens ? Pourquoi ne pourrais-je pas pleurer pour des êtres humains ? Pourquoi ne pourrais-je pas pleurer sur le sort de notre monde ?

Je vis dans un pays de liberté, j’ai le droit de pleurer des morts, j’ai le droit de pleurer pour ce monde qui ne tourne pas rond. Et je me suis dis que j’avais aussi le droit d’écrire ma peine. J’avais besoin de coucher ces mots, parce qu’écrire, c’est soulager son coeur, exprimer ce que l’on ressent, faire sortir les émotions. Parce qu’écrire est un droit. Parce que je vis dans ce pays de liberté et que je souhaite que cela reste toujours ainsi.

Je suis un peu Charlie, je suis française mais je suis surtout et avant tout humaine.

Et aujourd’hui, je suis en deuil.

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