"Mariage"

L’art d’être un bon témoin

4 août 2011 Par ElooOO°°    6 commentaires    Rangé dans : Histoires de filles, Mariage

Quand une amie, un proche, vous choisit comme témoin c’est toujours un honneur. Qu’on me choisisse pour être à côté des mariés lors de l’échange de voeux signifie, pour moi, beaucoup. Pour L., c’était une évidence que je sois là pour ce moment. Alors, elle ne s’est pas embarrassée avec le protocole pour me l’annoncer « Bon, voilà, donc on va se marier et bien sûr t’es témoin. – Ah…bah…heu…ok ! » S’il y a une chose dans la vie que j’ai pu apprendre grâce à L., c’est comment être un bon témoin, quels sont les pièges à éviter, et toutes les astuces à connaître.

Avant le mariage :

  • La première grande responsabilité quand on devient témoin, c’est bien sûr d’organiser l’EVJF. Mais je ne m’étendrai pas là-dessus, j’en ai déjà parlé ici.
  • Préparez votre costume de Wedding Planner. L’organisation du mariage deviendra vite une priorité dans votre vie. Personnellement, j’ai passé de longues heures à flâner sur le net, et grâce à des sites comme Un beau jour, La mariée aux pieds nus, Once Wed, Eat Drink Chic, The Budget Savvy Bride, trouvé de chouettes idées pour le D-Day. Au plus fort de l’organisation, on s’échangeait 10-20 mails par jour avec L. On brainstormait ensemble sur chaque détail, on suggérait, on râlait, on trouvait des idées, on renonçait, on persévérait et finalement, on tombait d’accord. Le point crucial pendant cette période est de ne pas mettre le marié de côté. J’avoue qu’il nous est parfois arrivé de prendre des décisions avec L. sans que son cher et tendre soit consulté. Mais nous connaissant, il n’a trop rien dit, seulement râlé un peu. Attention, avec un futur mari un peu tatillon, ça peut vite devenir un problème.
  • Une fois les décisions validées, il faut tout mettre en oeuvre. Avec la grande mode du DIY, on ne peut pas y échapper, en tant que témoin, il faut mettre la main à la pâte. Soyez donc prête à passer des dimanches après-midis à découper des petits coeurs pour les guirlandes du photobooth, à jouer du cuteur, et même quand il le faut, tailler dans le tulle de la robe de mariée… Et si la future épouse vous prend pour une artiste/graphiste accomplie, vous devrez comme moi, vous occuper du logo de mariage ou encore de la création entière des menus. Il vous faudra sacrifier 2 ou 3 week-ends et vous prendre la tête sur photoshop, mais c’est pour la bonne cause…
  • Soyez force de décisions. Quand la mariée hésitera, comme L. aux Galeries Lafayette, sur la couleur de sa future petite culotte de mariage, vous devrez la guider au mieux. Et si rien ne se passe, choisir la culotte orange, plutôt que la rose.
  • Organisez des moments de détente, des moments entre filles où on se raconte les derniers potins en buvant du thé, où on parle de tout, sauf du mariage. La veille du grand jour, tout le monde est allé visiter une cave du coin et déguster du vin de la région. L. et moi sommes restés ensemble. Nous avons tout simplement profité de ce moment pour nous faire les ongles et bronzer au soleil. Je crois que ça nous a fait du bien, à toutes les 2, de décompresser un peu.

 

LE D-DAY :

  • N’arrivez pas en retard ! Le jour J, la mariée compte sur vous, soyez là à l’heure (ce qui ne fut pas « trop » mon cas. Pour 2 minutes de retard, j’ai reçu un coup de fil de L. complètement stressée « T’es où ? T’arrives quand ? Hein ? Hein ? »).
  • Ayez sur vous le nécessaire d’urgence pour parer à toute éventualité. La mariée n’aura pas forcément de sac à main. Alors à vous de prévoir les mouchoirs, les retouches maquillage, les pansements anti-ampoule dans un grand sac que vous confierez à votre cavalier (oui, on ne va quand même pas gâcher sa tenue de témoin avec un immense sac fourre-tout).
  • Souriez, souriez et souriez ! Vous devez respirer le calme et le bonheur, même si vous êtes aussi stressée que la mariée avant la cérémonie. Souriez quand pendant la réception, on vous posera la fameuse question « Alors ? Et vous c’est pour quand ? » Souriez quand l’oncle lubrique du marié vous touchera les fesses ou matera les seins.
  • Soyez attentive, sans être trop présente. Laissez la mariée vaquer à ses occupations, mais gardez toujours un oeil sur elle, au cas où elle décide de se réfugier dans les toilettes parce que sa belle-mère lui a demandé si elle était enceinte en regardant ostensiblement son ventre (ce qui n’est pas arrivé à L., je vous rassure).
  • Et enfin, profitez ! Profitez tout simplement de ce moment unique, rempli d’amour et de bonheur. Profitez de vos proches et de vos amis, pour que ce jour reste gravé dans les mémoires de tous comme un beau jour, mais surtout une journée où la témoin a a-ssu-ré !

 

Wedding hysteria

30 juil 2011 Par Lucile    3 commentaires    Rangé dans : Histoires de filles, Mariage

Avant de vous parler de mon mariage (presque) surprise, de combien c’était beau et magique et merveilleux, de combien celui qui est devenu mon mari était parfait, mes invités sublimes et ma témoin principale (ElooOO°° bien sûr) a été indispensable, laissez moi aborder tous ces petits détails qu’il a fallu peaufiner pendant des semaines et qui m’ont lamentablement lâché le jour J.

Le mariage est prévu à la mi-juillet, dans l’inconscient collectif il fait beau. Mais que nenni, malheureux, à la manière de ces mariées que je plains régulièrement et qui grelottent pendant toute la durée du big day, j’ai attrapée la crève de ma vie le 16 juillet à cause d’une pluie glaçante, de bourrasques de vent vicieuses et d’une balade en bateau carrément sadique. Oui, j’ai aussi soumis ce supplice à mes invités et je peux vous assurer que rien n’est plus déprimant que de voir le jardin où on est supposé dîner sous les guirlandes défiguré par la tempête, les rubans multicolores attachés aux branches des arbres emportés par le vent.

Accro au blog Un beau jour, charmée par le concept du mariage DIY (do it yourself pour les noobs), j’ai composé avec ElooOO°° un ensemble de décor, de menu et de détails cohérents et charmants faits de bric et de broc et aussi d’éléments commandés un peu partout dans le monde exprès pour l’occasion. Au comble du stress de la journée et alors que je me délectais d’un repas délicieux, je me rends compte que les ballons à pois commandés spécialement pour l’occasion sur un site anglais n’ont pas les pois symétriques. C’est très con, je sais, mais j’ai bloqué dessus pendant de longues minutes avant de me rendre compte que d’autres ballons (commandés sur le même site), à 5 livres la pièce quand même, déteignaient sous la pluie. De toute façon, ces ballons dont j’étais si fière une semaine encore avant le mariage, je les ai détestés de toute mon âme quand la bonbonne d’hélium (il a quand même fallu traverser la ville pour en trouver une à une prix raisonnable) nous a lâchés après le gonflage d’un ballon (oui, un) suite à une fuite de valve le matin même. Comble de ridicule, le seul ballon correctement gonflé à l’hélium n’a pas été attaché (par ma faute) et s’est envolé presque immédiatement.

Le truc avec ce mariage, c’est que tout le monde l’a voulu intimiste mais aussi réussi sur une accumulation de détails. ElooOO°°, par exemple, s’est vraiment impliquée dans ces petits trucs qui ont fait de cette journée, une journée exceptionnelle. Ce qui est amusant c’est que c’est plutôt les prestataires qui se sont lâchés (et qui nous ont lâchés) pour des raisons diverses et variées. Le gâteau, en particulier, a été la source de longues minutes d’angoisse et d’une petite colère de ma part le jour même du mariage. Premièrement, nous avons commandé un cake topper personnalisé aux Etats Unis sur le site Etsy, la fille a l’air professionnelle, elle répond aux mails extrêmement rapidement. Après un échange de mails où nous lui précisons la date du mariage et l’urgence de la commande, nous laissons couler en attendant le colis à la maison. 10 jours avant le mariage, on nous annonce que la commande va être envoyée. Conscients que le colis ne sera peut-être pas présent à temps, nous changeons le lieu de réception pour celui du mariage… puisqu’on ne sait jamais. Finalement, c’est le témoin et frère du marié qui a réalisé une copie quasiment exacte du cake topper le matin même du mariage avec son ordinateur et une imprimante portable. Le cake topper initialement prévu est arrivé chez mes parents avec 10 jours de retard… le colis avait été plié en deux par le facteur qui ne comprend pas l’anglais, il a été en plus sauvagement mutilé.

Le pâtissier aussi, n’en a fait qu’à sa tête en changeant l’intitulé de la commande qui lui avait été passée pour la raison toute personnelle « que ça aurait été trop sucré ». Merci monsieur de vous en faire pour notre taux de glycémie mais je me souviens bien avoir précisé que je voulais un glaçage américain en pleine possession de mes moyens et surtout pas de crème au beurre parce que j’aime pas ça. Le gâteau, livré avec 4 heures de retard, était bien sûr un monstre à la crème au beurre… chouette alors.

Je n’ai finalement pas eu mon dîner sous les étoiles et les guirlandes (à cause du temps), ma toile et le rétroprojecteur qui projette des extraits de films de mariage sur la musique de Nina Simone ont été délocalisés sous une toiture (Nina Simone s’est perdue en route), le gâteau m’a donné des haut-le-coeur, et le stress des colis qui n’arrivent pas m’a donné des insomnies pendant une semaine.

Et pourtant je retiendrais que les gens que j’aime étaient réunis autour de nous et se sont bien amusés, régalés, saoulés. Que ma fille n’a pas bavé sur sa petite robe (comme quoi, quand elle veut). Que je porte désormais une alliance qui me fait sourire quand mon regard la croise. Que les petits détails qui fonctionnaient bien ensemble… fonctionnaient si bien ensemble. Et qu’on oublie vite le reste, finalement.

Le mariage d’une fille électrique : inspirations…

29 juil 2011 Par Lucile    11 commentaires    Rangé dans : Histoires de filles, Mariage

Pour ce deuxième mariage des filles électriques (l’une mariée, l’autre témoin), l’événement a été décidé intime mais non moins travaillé, coloré, électrique et magique bref un mariage façon 2011 photobooth inclus. Quelques mois à peine pour organiser la chose, il a fallu chercher pendant de longues heures sur la toile des inspirations diverses du monde entier, se mettre d’accord (les deux filles électriques contre le marié ou l’inverse, pas facile tous les jours) et enfin matérialiser nos délires, bref une organisation express mais efficace. La Touraine a été choisie comme décor, on a donc compté sur le beau temps pour organiser une partie en extérieur et profiter des beaux arbres du jardin de mes parents.

Très vite, des photos tirées de l’excellent blog Un beau jour ont fait l’unanimité. D’abord, Un coup de coeur monumental pour le concept de bar à limonades. Des bouteilles en verre colorées que j’ai, comme c’est original aujourd’hui, proposé de boire avec des pailles en papier bariolées.

Crédit photo : Project Wedding

Et ça a donné ça, une table dans les couleurs du mariage : rose et orange autour d’une déclinaison de goût allant de pomme d’amour à mandarine, des bouteilles de différentes marques et de différentes tailles parmi lesquelles nos invités ont pu faire leur choix.

Crédit photo : ElooOO°°

Ensuite, c’est le marié qui a flashé sur cette photo de mariés pour le moins originale. Orange, c’est sa couleur et je l’imagine difficilement portant fièrement une « vraie » tenue de marié, le style a donc été vite adopté.

Crédit photo : Mark Brooke

Petit budget pour nos tenues qui ont fait sensation sur twitter. Chaussures commandées sur un site américain pour à peine 20 dollars pour moi, combinaison d’éléments soldés ou retrouvés dans les placard pour monsieur (sauf pour la cravate qu’il a bien fallu trouver, je ne vous raconte pas la tête de la vendeuse quand j’ai sorti ma chaussure de mon sac à main pour vérifier que les couleurs étaient joliment assorties). De mon coté, c’est une première (et une dernière selon l’intéressée) c’est ma maman qui a confectionné ma robe avec la complicité d’ ElooOO°° qui a découpé le tulle aux ciseaux la veille du D Day.

Crédit photo : ElooOO°°


Crédit photo : ElooOO°°

Pour finir, c’est moi qui ai juste craqué pour le truc le plus simple à mettre en place pour un mariage : le plafond de rubans multicolores. Sublime sur les photos trouvées sur internet, les membres de ma famille ont quand même d’abord cherché à me dissuader de cette idée complètement saugrenue. Mais c’était peine perdue, je voulais mon plafond de rubans.

Crédit photo : Our labour of love

Une commande à Hong Kong pour 1000m de rubans de 6mm de largeur dont la livraison nous a donné des sueurs froides jusqu’au bout. 2 jours d’installation (à ne faire que ça), le futur marié monté sur son échelle et moi à la découpe. Pour finalement courir à Ikéa et racheter de quoi faire des bandes de tissus en suppléments. Si l’on ajoute les guirlandes composées spécialement pour l’occasion à La case de cousin Paul, le résultat s’est avéré à la hauteur de mes espérances c’est à dire comme ça :

Crédit photo : ElooOO°°

Ces même rubans, ont aussi été utilisés pour la décoration du jardin et d’un arbre destiné à recueillir les voeux des invités (un peu comme un livre d’or mais dans un arbre), une idée personnelle inspirée d’une tradition japonaise.

Crédit photo : ElooOO°°

Bien sûr, sur les magnifiques photos d’ElooOO°° et avec de si belles inspirations, le mariage semble avoir été une perfection. On en était pas loin, mais pourtant il a bien fallu quelques éléments extérieurs pour corser un peu les choses… la liste des déconvenues de la mariée maniaque est à venir dans un prochain article.

De l’organisation d’un EVJF

27 juil 2011 Par ElooOO°°    22 commentaires    Rangé dans : Histoires de filles, Mariage

Un EVJF, pour les néophytes, signifie « enterrement de vie de jeune fille ». Quand votre meilleure amie vous annonce qu’elle va épouser l’homme qui partage sa vie, et que bien sûr vous serez témoin-wedding-planneuse-décoratrice-photographe-officielle, vous tremblez un peu devant tant de responsabilités, vous la félicitez et vous pensez tout de suite (à la robe et) à son enterrement de vie de jeune fille.

Ce n’est pas un secret, L. a déjà été mariée. Une fois. En 2008. A l’époque déjà, j’ai endossé le rôle de témoin. Je l’ai accompagné chez la couturière. J’ai choisi avec elle les bougeoirs au BHV. J’ai été présente, oui, mais pas assez à mon goût. J’ai surtout été frustrée par les désaccords que j’ai eu avec l’autre témoin. Nous n’avons jamais été vraiment sur la même longueur d’onde, nous n’évoluons tout simplement pas dans le même monde, et réussir à se mettre d’accord sur une chose aussi importante qu’un EVJF s’est révèlé assez compliqué. A tel point qu’après un échange de mail infructueux, nous avons laissé tomber…

En 2011, pour son deuxième mariage, j’ai décidé de prendre les choses en main. J’ai d’abord géré la mailing list des invitées (assez courte quand il s’agit d’un mariage intime, ce qui facilite grandement les choses). Une fois la date fixée, il a ensuite fallu organiser la journée. Et mes propositions ont tout de suite été acceptées.

A 13h, nous avons rejoint L. chez elle. Ce n’était pas vraiment une surprise, la journée EVJF était surlignée dans son agenda because quand on a un bébé de quelques mois, il faut bien s’organiser. Mais le reste de la journée était bien sûr un mystère. Le seul indice qu’on lui a donné : « prends un maillot de bain ! » (et le matin même : « assure toi que tout soit… bien clean » on ne sait jamais). L’EVJF a donc commencé juste un bas de chez elle. J’ai, en effet, organisé tout un jeu de piste allant du 20ème au 11ème. Une sorte de voyage dans l’histoire de L. Nous lui donnions au fur et à mesure des petites cartes made in moi (j’ai poussé le vice jusqu’à faire de mini-enveloppes aux couleurs du mariage), et elle devait deviner par des énigmes notre prochaine destination. Ce périple nous a, par exemple, amené à la maternité où Mia est née, ou encore le resto où elle a présenté Thomas en tant qu’officiel pour la première fois. Pendant 2 heures, nous avons (re-)découvert son histoire avec son futur mari, son histoire personnelle et ses quelques frasques d’adolescente. Ce « voyage imprudent » (en référence à Barjavel bien sûr – un de ses auteurs préférés) nous a permis de vagabonder dans un Paris ensoleillé, ce qui fut somme tout assez agréable.

La dernière étape de ce jeu de piste, nous amenez dans un endroit de plaisir et de détente. Rien de très original pour un EVJF, mais qui était une expérience inédite pour tout le monde, puisque nous avons été au Hammam. Nous nous sommes donc liquéfiées dans le hammam, avons somnolé/discuté dans la salle de repos et barboté dans le jacuzzi. L. a même pu profiter d’un soin du corps (cadeau des invitées). J’ai connu Les 1001 nuits par des collègues et je ne regrette pas mon choix. L’endroit est joli, classe et intime.

Pour terminer, il fallait une valeur sûre de la cuisine pour rassasier nos estomacs affamés après une telle journée. Le Hangari donc, puisque L. bave dès qu’on évoque les nouilles froides de ce restaurant. Après un chouette et copieux repas entre filles, nous sommes retournées dans le 20ème, à Belleville, retrouver les garçons en plein EVG (et non IVG) pour finir la soirée (au calvados puisque la serveuse nous a pris en amitié et offert la tournée). Mia, elle, est restée chez elle, tranquille, pendant que ses grands-parents la surveillaient. Quelques invités sont rentrés chez eux, les autres (dont les futurs mariés) sont venus dormir à la maison, et la soirée s’est finit par un beau bordel, entre bataille de peluches et gonflage de matelas troué.

L’EVJF restera d’abord un beau moment partagé avec ma meilleure amie. Mais cette journée nous a également permis de faire la connaissance des autres invités du mariage et de tisser des liens. Il a fallu, un peu, suivre les codes d’un tel évènement mais sans rentrer dans le ridicule et le scabreux. J’ai tout de suite dit aux autres que déguiser L. en abeille et lui faire vendre des capotes aux Halles, c’était NO WAY ! Ce n’est pas le genre de la maison (même si elle a finit la journée avec des oreilles de léopard et des lunettes de soleil Lolita – ouais je balance). Malgré (grâce à ?) ça, la journée a été une réussite et je suis assez fière d’avoir rempli amplement mon rôle de témoin-wedding-planneuse-décoratrice-photographe-officielle-organisatrice-d’EVJF !