Benjamin Biolay en concert à l’Aéronef

concert

Avec Thomas, on a fêté le 1er mars, nos trois ans ensemble. Pour l’occasion, il m’a offert des billets pour le concert de Benjamin Biolay à Lille le 11 mai dernier. J’avais sauté sur place quand il me les a tendu et puis le temps avait fait son office, nous sommes parti au Japon, et je dois avouer que quand nous sommes parti à Lille pour passer le week-end j’avais un peu oublié que nous allions à ce concert. Et puis, la soirée est arrivée. Nos enfants ont été pris en charge par leur grand-mère et nous avons pu aller bras-dessus bras-dessous à l’Aéronef.

Burberry, des lunettes et des clips

Burberry

On sait bien que les marques sont toujours à la recherche de nouveaux moyens de promouvoir leurs produits, et je trouve que Burberry a trouvé une excellente méthode pour mettre en avant ses 4 nouveaux modèles de lunettes. Pour chacun d’entre eux, les créatifs de cette marque hyper classe ont invité un groupe anglophone à tourner un clip musical en studio. Un clip un peu à l’ancienne, mettant simplement en scène le groupe (portant évidemment les fameuses lunettes) en train d’interpréter l’une de ses chansons.

L’expérience aurait pu être très limitée si le choix des artistes avait laissé à désirer. Fort heureusement, les gens de chez Burberry sont allés nous dénicher 4 groupes ou artistes de grande qualité. Je n’avais jamais entendu parler d’eux, et j’imagine qu’ils étaient plutôt méconnus avant cette campagne, mais je pense que c’est une sacrée aubaine pour eux de faire découvrir leur (bonne) musique en profitant de la renommée mondiale de la marque.

On commence avec Life in Film, groupe londonien créé en 2006, et dont le chanteur m’a rappelé Glen Hansard, le héros de ce grand film qu’est Once. Leur morceau Carla est une merveille de ballade pop, qui vous donne envie d’embrasser votre amoureux ou de courir nue dans la rue. Sans doute mon coup de cœur du lot.

La deuxième artiste se nomme Marika Hackman, qui pratique un songwriting touchant façon Laura Veirs. À la guitare, simplement accompagnée d’un violoncelliste, elle livre un Here I lie délicat à réécouter les soirs d’automne.

Vient ensuite One Night Only, un groupe de jeunots pas si jeunots que ça puisqu’ils jouent ensemble depuis 2003. Leur Long time coming aurait eu tout à fait sa place dans les bandes originales de séries TV que j’adore, mais ça n’aurait pas été aussi classe que de tourner ce clip pour Burberry.

Pour finir, j’ai pas mal flashé sur The Daydream Club, un duo mixte venu de Liverpool qui se revendique de Fleetwood Mac ou des Black Keys. Des comparaisons qui me vont à merveille ! Le morceau proposé, Neon Love Song (Part II), est une petite pépite aérienne qui donne envie d’aller en découvrir davantage.

Quatre groupes classieux pour autant de collections de lunettes savamment mises en avant, ça ressemble à un sans faute donnant autant envie de s’acheter des Burberry (à condition que le soleil daigne enfin pointer le bout de son nez) que d’écouter les albums de ces artistes loin d’être réduits à de simples mannequins pour lunettes.

Présenté par goviral network

Pierre Lapointe, seul au piano

 

Premier concert dans ma province. Un signe des dieux presque puisque c’est en voyant l’affiche dans une rue encore sans nom que nous avons pilé avec le camion de déménagement le jour même de celui ci. Pierre Lapointe, je l’ai découvert avec mon nouvel amour. Comme Mathieu Boogaerts (j’avais déjà écouté un album de lui avant sans en saisir la profondeur et la justesse) ou l’intégrale de Maxime LeForestier. Son bal des suicidés ou 27-100 rue des partances ont rythmé les moments les plus doux et les plus délicats de ma grossesse qui sont aussi ceux du début de notre histoire. Comme une page tournée sur notre ancienne vie, où les affiches de cette tournée avaient croisé notre route à Belleville sans avoir trouvé le temps ou l’organisation pour en profiter. Ici, c’est possible. Et ce qui résonne comme une promesse électorale n’a jamais été aussi juste et aussi vrai.

Notre première sortie en amoureux donc. Babysitter et tout le toutim, une babysitter trouvée sur twitter sinon ce ne serait pas nous. Et puis, la chance, encore, qui nous caractérise. Des billets commandés sur internet au dernier moment et nous nous retrouvons quand même au deuxième rang (personne devant nous) du bon coté de l’imposant Steinway noir. Et puis c’est la rencontre avec cet artiste dont on sait que c’est une chance qu’il joue pour nous, ici. Une star dans son pays qui enchaîne les salles moyennes pas toujours pleines en France. Qui vend à peine ses albums pourtant disques d’or. Un artiste accessible, intelligent, drôle, complexe, impénétrable.

C’est par le rire qu’il impose son style et ses chansons qui trouvent leur résonance dans un univers ultra contemporain et poétique, violent et doux, arrondi et cassant. Se définissant lui même comme un schtroumpf dépressif et poète, le qualificatif est on ne peut plus juste puisque ses grimaces, ses saillies grossières (et hilarantes) ouvrent la porte à des caresses douloureuses et délectables.

C’était ici, la dernière date de sa tournée avant son retour au pays et l’enregistrement d’un nouvel album. Et comme un dernier geste de générosité (trois chansons en rappel pour lesquelles il ne s’est pas fait prié) il nous a même offert un Q&A honnête et sincère, sans tabou et sans fioritures. Parlant de son rapport à la dépression et de sa psy comme il évoque ses souvenirs d’adolescence, la marque de ses chaussures ou ses chanteurs fétiches, il se dévoile à nous avec toute la richesse qui le caractérise, comme une boule de création à l’état pur qui ne demande qu’un peu de reconnaissance. Ce qu’on lui donne, volontiers.

N’hésitez pas à découvrir ses albums et en particulier celui de cette tournée : Pierre Lapointe, seul au piano. Je vous en laisse un aperçu façon medley pour attiser votre curiosité…

 

Un Noël électrique (Cadeau N°10)

Noël ne serait pas Noël si nos oreilles ne prenaient pas autant de plaisir que nos yeux et nos papilles. C’est pourquoi pour ce 10ème cadeau de l’Avent, Les filles électriques, en partenariat avec Les Zindés, vous proposent de gagner un cd tout beau, tout neuf, de l’album Sixteen Times de June & Lula.

Malgré leur nom et leur mélodies entre Folk et Blues, aux accents parfois Country, June et Lula sont bien françaises. C’est en Seine-et-Marne qu’elles se rencontrent et décident d’unir leur voix. A l’aide d’une guitare, les 2 filles nous emmènent dans un univers girly et pétillant. Vous ne résisterez pas au morceau My Girl, qui vous fera danser et chanter pendant des heures. June et Lula, 2 étoiles montantes,  sont sur leur point d’imposer leur musique au plus grand nombre.

 

Pour découvrir (ou redécouvrir) leur premier album, comme d’habitude, on écrit un chouette commentaire en bas de cet article. Vous avez  jusqu’au 12 décembre à minuit pour participer. Bonne chance à tous et à demain pour la suite de ce Noël électrique.

*** CONCOURS TERMINE ***

Félicitations au n°191 : poupy

Concert de Superbravo et Orwell

Après la naissance de Mia, les gens sur qui j’ai pu compter pour me trouver une excuse pour sortir de l’appartement se sont comptés sur les doigts d’un main. Le truculent Voisin blogueur en fait partie. Voisin blogueur, c’est LE pote gay qui a toujours un plan concert à ne pas rater, une anecdote hot très croustillante à partager et qui ne juge pas les pires dérives alimentaires ou alcooliques. C’est aussi mon camarade de fan-itude du groupe Holden. Autant dire que si vous n’avez pas un Voisin blogueur dans votre vie, vous l’avez un peu ratée.

Et donc il y a quelques jours, le fameux Voisin me contacte parce qu’Armelle Pioline, la chanteuse d’Holden, va bientôt jouer en solo dans une salle minuscule de Paris sous le nom de Superbravo. Comme je suis toujours à la recherche d’une raison pour abandonner le cocon familial j’accepte de suite et je ne suis pas déçue.

D’abord c’est l’occasion de découvrir Le sentier des halles, une salle conviviale cachée pas loin de Montorgueil (métro Sentier), au patron blagueur, à la moquette au sol, aux boissons à 3 euros et aux bancs de presbytère en skaï trop pas confortable. Un décor étrange qui permet aussi de profiter d’un concert quasi juste pour soi (pas plus de 15 personnes dans la salle) et d’une scène à 1m50 du premier rang.

Armelle Pioline entre en scène affublée comme toujours d’une robe peu flatteuse, d’un maquillage naïf et outrancier, de ses sourires gênés, de ses rides sublimes. Une femme, une vraie, qui se met à nu, ose mais hésite, audacieuse et pourtant timide,  s’expose et touche. Pour ceux que ça intéresse, le projet Superbravo est en écoute libre ici. En concert, seule avec sa guitare, Armelle Pioline a la voix cristalline et la maîtrise technique de ceux qui font beaucoup de scène et avec plaisir. Un vrai beau moment de musique.

Je suis plus partagée sur Orwell qui est un groupe que j’ai découvert avec ce concert. Un chanteur aux airs de prêtre mélomane (sage chemise bleue boutonnée jusqu’en haut) et des musiciens allumés jouent une pop électro très européenne à la fois jouissive et complètement décalée. Et même si l’énergie est très communicative, les morceaux en français touchent à un kitsch que j’apprécie moyen.

Mais la vraie surprise de cette soirée, c’est son final complètement inattendu. Fidèle des concerts de son amie Armelle, le chanteur compositeur JP Nataf est dans la salle et il est appelé pour une fois à venir faire un boeuf avec les musiciens présents. On profite donc, moi complètement hystérique puisque giga fan du monsieur, d’une version dingue d’Un monde parfait, JP Nataf au micro, Armelle en guise de chœur et le groupe Orwell pour le reste. Une version parfois fausse mais bon enfant qui clôt ma soirée de repos en apothéose. Je n’en attendais pas tant.

 

Crédit photo :  Voisinblogueur qui a immortalisé Superbravo le 1er juin 2011 au Sentier des Halles