Edward Sharpe & The Magnetic Zeros
Paris commence tout juste à brûler sous les premiers rayons d’un soleil printanier. Je profite de cette journée chez moi, les fenêtres de ma chambre laissant rentrer une belle lumière qui réchauffe mon corps et mon coeur. Le moral et la bonne humeur reviennent en même temps que les premiers bourgeons. Avec ce beau temps, je retrouve des envies de sable brûlant, de mer chaude et de Piña Colada fraîche. L’été encore trop loin, je me réconforte avec une musique qui sent bon les pattes d’éléphant et les fleurs dans les cheveux. Edward Sharpe & The Magnetic Zeros.
J’ai découvert ce groupe par hasard, en regardant une interview de Brigitte. Le duo en parlait comme de « la musique du moment ». Curieuse, j’ai vite récupéré l’album pour le laisser moisir dans un coin de mon iTunes. Et puis, un jour, je ne sais trop ni comment, ni pourquoi, j’ai appuyé sur Play.
Les premiers morceaux m’ont tout de suite plongés dans les 70′s. Cette musique sent le vintage, voir le kitsch. Cette formation atypique accueille autant de guitare et de batterie, que d’accordéon et de trompette. Alex Elbert, le leader, avec sa barbe et ses cheveux longs semble sortir tout droit de Woodstock. La voix même de Jade Castrinos sent le patchouli. Up From Below date pourtant de 2009. Le groupe nous offre encore plus de chaleur et d’émotion avec cet album détonnant. Merci à eux.
Je vous laisse donc retourner lézarder avec, encore un peu plus de soleil, dans vos oreilles.
Pierre Lapointe, seul au piano
Premier concert dans ma province. Un signe des dieux presque puisque c’est en voyant l’affiche dans une rue encore sans nom que nous avons pilé avec le camion de déménagement le jour même de celui ci. Pierre Lapointe, je l’ai découvert avec mon nouvel amour. Comme Mathieu Boogaerts (j’avais déjà écouté un album de lui avant sans en saisir la profondeur et la justesse) ou l’intégrale de Maxime LeForestier. Son bal des suicidés ou 27-100 rue des partances ont rythmé les moments les plus doux et les plus délicats de ma grossesse qui sont aussi ceux du début de notre histoire. Comme une page tournée sur notre ancienne vie, où les affiches de cette tournée avaient croisé notre route à Belleville sans avoir trouvé le temps ou l’organisation pour en profiter. Ici, c’est possible. Et ce qui résonne comme une promesse électorale n’a jamais été aussi juste et aussi vrai.
Notre première sortie en amoureux donc. Babysitter et tout le toutim, une babysitter trouvée sur twitter sinon ce ne serait pas nous. Et puis, la chance, encore, qui nous caractérise. Des billets commandés sur internet au dernier moment et nous nous retrouvons quand même au deuxième rang (personne devant nous) du bon coté de l’imposant Steinway noir. Et puis c’est la rencontre avec cet artiste dont on sait que c’est une chance qu’il joue pour nous, ici. Une star dans son pays qui enchaîne les salles moyennes pas toujours pleines en France. Qui vend à peine ses albums pourtant disques d’or. Un artiste accessible, intelligent, drôle, complexe, impénétrable.
C’est par le rire qu’il impose son style et ses chansons qui trouvent leur résonance dans un univers ultra contemporain et poétique, violent et doux, arrondi et cassant. Se définissant lui même comme un schtroumpf dépressif et poète, le qualificatif est on ne peut plus juste puisque ses grimaces, ses saillies grossières (et hilarantes) ouvrent la porte à des caresses douloureuses et délectables.
C’était ici, la dernière date de sa tournée avant son retour au pays et l’enregistrement d’un nouvel album. Et comme un dernier geste de générosité (trois chansons en rappel pour lesquelles il ne s’est pas fait prié) il nous a même offert un Q&A honnête et sincère, sans tabou et sans fioritures. Parlant de son rapport à la dépression et de sa psy comme il évoque ses souvenirs d’adolescence, la marque de ses chaussures ou ses chanteurs fétiches, il se dévoile à nous avec toute la richesse qui le caractérise, comme une boule de création à l’état pur qui ne demande qu’un peu de reconnaissance. Ce qu’on lui donne, volontiers.
N’hésitez pas à découvrir ses albums et en particulier celui de cette tournée : Pierre Lapointe, seul au piano. Je vous en laisse un aperçu façon medley pour attiser votre curiosité…
Idem.
22 novembre 2011. Divan du Monde.
Idem.
Good side of the rain.

Une découverte, déjà.
Une expérience unique, ensuite.
Une grosse claque dans la tête, surtout.
Et un titre, enfin.
Body Mind Soul(idaire)
Depuis de loooongues années maintenant, je partage ma vie, mon appartement, mon espace vital avec un certain Monsieur et tout son bordel matériel de musique. En choisissant de construire ma vie avec l’homme, j’ai aussi dû faire une place au musicien. Je vis donc entourée de claviers et d’enceintes, je vois défiler les chanteuses dans mon salon lors des castings, je m’enferme dans la chambre régulièrement pour les laisser bosser, et à chaque concert je me transforme en roadie. Quand on vit à côté d’un musicien, et plus généralement d’un artiste, on comprend vite qu’il n’y a pas la place pour 2 passions dans un couple. La musique lui prend tellement de temps et d’énergie, qu’il reste parfois juste assez de place pour notre vie de couple. Alors, je râle, je peste, je m’énerve, je conspue.
Et puis, vient le temps des concerts. Je le vois monter sur scène. Grand, beau et fier. Je le vois prendre son micro pour chanter, prendre son clavier pour jouer. J’entends sa voix qui rythme mon quotidien, raconter des histoires que je connais, je redécouvre des mélodies que j’ai vu naître. Et inlassablement, un sourire apparaît sur mes lèvres. Pendant ces moments, je comprends pourquoi. Pourquoi il fait tout ça. Pourquoi j’accepte tout ça. Je suis tellement fière de lui, tellement fière de ce qu’il crée. Et j’essaie au maximum de garder en mémoire cette sensation pour les jours plus « difficiles ».

Body Mind Soul fait désormais partie de ma vie. Et grâce à mon humble appareil photo, je fais aussi partie, un peu, de ce groupe. Je profite donc de cet espace pour partager leur univers qui a fait bouger les filles électriques à de nombreux concerts (et crier aussi… enfin surtout Lucile), et leur tout dernier morceau : Awareness.
Si ça vous plaît et que vous voulez plus d’infos, vous avez toujours le groupe Facebook.
Et si vous vous souhaitez les voir sur scène, il vous reste la possibilité de voter pour eux (en vous connectant – ouais je sais c’est relou) sur le site de Ricard S.A Live Music !
Un Noël électrique (Cadeau N°10)
Noël ne serait pas Noël si nos oreilles ne prenaient pas autant de plaisir que nos yeux et nos papilles. C’est pourquoi pour ce 10ème cadeau de l’Avent, Les filles électriques, en partenariat avec Les Zindés, vous proposent de gagner un cd tout beau, tout neuf, de l’album Sixteen Times de June & Lula.
Malgré leur nom et leur mélodies entre Folk et Blues, aux accents parfois Country, June et Lula sont bien françaises. C’est en Seine-et-Marne qu’elles se rencontrent et décident d’unir leur voix. A l’aide d’une guitare, les 2 filles nous emmènent dans un univers girly et pétillant. Vous ne résisterez pas au morceau My Girl, qui vous fera danser et chanter pendant des heures. June et Lula, 2 étoiles montantes, sont sur leur point d’imposer leur musique au plus grand nombre.
Pour découvrir (ou redécouvrir) leur premier album, comme d’habitude, on écrit un chouette commentaire en bas de cet article. Vous avez jusqu’au 12 décembre à minuit pour participer. Bonne chance à tous et à demain pour la suite de ce Noël électrique.
*** CONCOURS TERMINE ***

Félicitations au n°191 : poupy
The Temper Trap – Conditions
Quand je découvre un nouvel album ou un nouveau groupe qui va m’accompagner quelques temps, j’aime bien me souvenir de ma rencontre avec lui. Cette fois-ci, c’était un soir banal de Novembre. Monsieur enchaînait les répétitions tardives avec son groupe à l’approche de ses 2 concerts. Je profitais donc de ces soirées pour m’enrouler dans ma couverture en laine devant un bon film. Chaque soir, je découvrais avec délice de nouvelles histoires. Et puis, j’ai fini par regarder (500) Days of Summer. Le film ne m’a pas marqué par sa grande qualité (j’ai de plus en plus de mal avec Zooey Deschanel – désolée), mais plutôt par sa bande originale. La musique d’un film est pour moi aussi importante que les images qui défilent. C’est tout l’univers des personnages qui en dépend. Avec (500) Days of Summer, à l’oreille, j’ai tout de suite senti que j’étais sur le point de découvrir quelque chose d’assez awesome ! Dès le lendemain, j’ai sauté sur Deezer pour écouter attentivement chaque morceau de la bande originale. Et c’est ainsi que j’ai rencontré The Temper Trap.

Il y a 2 choses à retenir concernant The Temper Trap. C’est un groupe de rock indé australien fondé en 2005. Leur album Conditions, sorti en 2009 (oui j’ai 2 ans de retard) est un petit bijou. Les 10 morceaux de l’album sont aussi différents que complémentaires. A son écoute, on danse en petite culotte dans le salon, comme on regarde la pluie tomber pensivement (oui oui). La voix du chanteur nous fait chanter puis pleurer. The Temper Trap sait toucher là où ça fait mal, là où ça fait du bien. A chaque nouveau morceau, c’est un nouveau moment qui commence, une nouvelle émotion qui vous prend.
Depuis 2 semaines, Conditions ne quitte plus mes oreilles. Il m’accompagne au travail comme à la maison. Je n’ai plus qu’un désir maintenant les rencontrer en chair et en os, sur scène, lors d’un concert. Pour vous faire partager mon nouveau flirt, mon nouvel amour pour The Temper Trap, en exclusivité mondiale (ou pas), leur morceau Sweet Disposition :
Souvenirs d’octobre
Dimanche soir, je trafiquote sur mon ordinateur, mon thé Détox fumant à côté, iTunes en mode shuffle (j’ai toujours aimé le mot « shuffle »). La chambre embaume la citronnelle, le chat ronronne sur mes genoux. Soudain de douces notes de piano se font entendre. Je la reconnais tout de suite, malgré son absence. Je l’ai en effet un peu mise de côté, au profit d’autres amours, d’autres flirts. Mais la mélodie continue sans rancune, et je me laisse bercer. Un sourire se dessine peu à peu sur mes lèvres. Je ferme les yeux. Tout me revient en mémoire maintenant. Un soir d’hiver 2010, emmitouflée dans ma couette, Monsieur passe les nouveaux CDs qu’il a reçu. Un, deux, puis trois, et soudain les mêmes notes, la même mélodie qu’aujourd’hui résonne dans l’appartement. Mes oreilles pétillent et mon cœur chavire. Tout devient calme et beau autour de moi. La découverte est parfaite.
S’en suivent des écoutes répétitives et prolongées, chaque note de musique se gravant lentement mais sûrement dans ma mémoire. A chaque fois, le même calme, la même plénitude m’envahit. Le 28 octobre 2010, alors que son nom est encore inconnu par ici, je pars la rejoindre. Pour son tout premier concert en France. L’attente est longue et douloureuse. Mais finalement, vers 23h, elle monte sur scène et la magie opère encore et encore. J’ose pointer mon appareil sur elle pour immortaliser ce moment passé en sa compagnie. Son visage de porcelaine se dessine alors dans mon univers. Chacun dans la salle se tait pour la laisser nous conter son histoire, d’une voie tremblante. C’est un moment fort que nous sommes tous en train de vivre. Mais tout s’arrête soudain. J’ouvre les yeux pour me retrouver à nouveau dans ma chambre. Un soir d’hiver 2011. Un an a passé, mais ces mélodies sont toujours là, désormais attachées à de beaux souvenirs. Monsieur m’appelle, le fondant au chocolat est prêt. Je pars dévorer la part qui m’attend. Et je laisse derrière moi Agnès Obel, sa musique et son émotion.
Jusqu’à la prochaine fois…
Welcome [back] home !
Parce que j’ai vécu 3 semaines extrêmement intenses (et difficiles).
Parce que mon travail m’a accaparé l’esprit et ne m’a pas laissé de temps.
Parce que c’est terminé maintenant.
Parce que je reviens ici avec envie.
Parce que je suis contente de vous retrouver.
Parce que la musique peut parfois remplacer les mots.
Et parce que j’ai plein des choses à dire.
Mais pas ce soir :
Dans tous les cas…
..I‘M BACK, BITCHES !
Tim and Sam’s Tim and the Sam Band
Un dimanche de septembre, on se baladait joyeusement avec Monsieur en faisant le tour du vide-grenier de notre quartier. Toujours dans l’optique d’améliorer encore un peu notre déco, nous étions à la recherche d’objets à chiner, mais surtout de vinyles à encadrer. Monsieur a, en effet, son « coin » musique dans le salon (rassurez-vous ça a quand même changé depuis) et nous nous disions que, mettre sous cadre quelques pochettes bien choisies égayerait un peu tout ça.
De stand en stand, nous fouillions dans les piles de disque sans jamais trouver notre bonheur. Trop vieux, trop moche, trop WTF. Et puis, le destin sûrement, en tout cas, un hasard faisant bien les choses, nous a guidés jusqu’à cette table. Les vinyles avait l’air récents (pour une fois). Je jette un premier coup d’oeil, puis un deuxième, et je tombe nez à disque sur ça. Une pochette grise gravée au nom de Gregor Samsa. Je scotche un moment, tellement je suis surprise. Gregor Samsa, c’est un peu mon groupe fétiche, mais c’est aussi une musique qui représente beaucoup de choses et de souvenirs pour moi. Les chances de tomber sur un 33 (45 ? je sais jamais) tours importé d’un groupe assez peu connu étaient minces, pas apparemment pas inexistantes. Monsieur commence à discuter avec le gars, un ancien tourneur, promoteur de groupe, pendant que je continue à examiner les disques un par un. Je mets de côté un EP de Thom Yorke. Et puis, je retourne encore un disque. Du love frappe à ma porte, je tombe immédiatement amoureuse de ce vinyle.

Le nom ? Tim and Sam’s Tim and the Sam Band with Tim and Sam. Non, ça ne me dit rien, mais ça me fait sourire. Je n’ai plus le choix, il me le faut. Monsieur négocie le prix. Je tends les billets fébrile et je rentre chez moi, heureuse. Nous avons, enfin, trouvé les vinyles qui s’exposeront sur nos murs.
Premier réflexe, je me précipite sur Myspace pour écouter cet album. Et c’est une révélation. Dès la première écoute, je sais que cette musique est faite pour moi, carrément dans la veine de tout ce que j’écoute, tout ce que j’aime. Une musique chaude et douce, qu’on écoute sous la couette, en jouant à Zelda (oui ça sent le vécu). Les voix sont finalement assez peu présentes, mais les harmonies se suffisent à elle-même. Life Stream a désormais rejoint ma playlist « Awesomeness et chamallow », où sont déjà classés Gregor Samsa (bien sûr), Mum, Explosion in the Sky et d’autres. On parle souvent de hasard des rencontres, mais pour moi cet album m’était destiné. En tout cas, c’est le sentiment qu’il me reste après avoir l’accroché au mur.
Le site de Tim and Sam
José Gonzalez – In Our Nature
J’ai découvert Jose Gonzalez un peu par hasard. Dans un épisode de Friday Night Lights en fait. Ce qui n’est pas très étonnant vu la qualité de leur bande originale. Il m’a suffit d’entendre quelques notes de guitare, et puis sa voix, reprenant Teardrop de Massive Attack pour immédiatement et irrémédiablement tomber amoureuse de lui…
Si on devait classer cet artiste dans des cases, on dirait que José Gonzalez est suédois, qu’il fait de l’Indie-Folk et qu’In Our Nature est l’album de la consécration pour lui. Mais tout ça, OSEF un peu. Parce que José Gonzalez fait partie de ces artistes qui n’ont besoin que d’une guitare et d’un micro pour vous envoûter. Ce qui est important avec cet album, c’est la puissance qui se dégage de chaque morceau. Les endroits où il nous emmène. C’est aussi ce qu’il arrive à nous transmettre, les émotions qu’il va remuer au fin fond d’on ne sait quoi.
In Our Nature fait partie des albums que j’emmènerai avec moi pendant un cataclysme. José Gonzalez, l’homme que j’essaierai de retrouver pour faire des bébés et ainsi repeupler le monde. Alors oui, nos enfants ne seront pas très beaux, mais au moins, ils chanteront superbement bien.
Et aussi
Derniers commentaires
- camille pas assez égoiste pour faire un enfant dans Pourquoi je ne veux pas d’enfant
- Jende dans 1ère crise de shopping
- Jujube dans [Séries télé] Ce qui nous attend en 2012
- ElooOO°° dans [Séries télé] Ce qui nous attend en 2012
- ElooOO°° dans [Séries télé] Ce qui nous attend en 2012




Rangé dans : 







