Grandir et se découvrir avec The Panda Family

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Comment aurais-je pu résister lorsqu’on m’a proposé de lire The Panda Family ? Impossible de ne pas succomber au charme de cette famille Panda heureuse et joyeuse. « Le livre des secrets » est le premier tome d’une série à venir de « livractivités » pour les enfants de 6 à 10 ans sur le thème du bonheur. Théodore est encore petit pour apprécier toutes les subtilités du concept mais j’ai choisi de lui lire cette histoire comme un livre classique. Et comme ici, nous aimons les pandas de mère en fils, le succès a été immédiat. Œuvrer à l’épanouissement de nos enfants, les accompagner sur le chemin du bonheur et leur donner confiance en eux : tel est l’essence même de notre rôle de parent. The Panda Family est précisément là pour nous y aider.

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The Panda Family a été imaginé par Laura Girardot et Fabrice Guieysse et mis en image par l’illustratrice Julie Olivier. De nombreux autres spécialistes se sont également associés au projet : thérapeutes, enseignants, testeurs mais aussi deux sponsors de choix en la personne de Tal Ben-Shahar et Florence Servan-Schreiver respectivement professeur de psychologie et écrivain et professeur de bonheur. The Panda Family n’est pas qu’un livre, il propose également des activités que l’enfant réalise seul mais aussi des activités à faire en famille. L’enfant peut écrire sur le livre et est vraiment partie prenante de l’histoire.

Pandato, le petit héros âgé de 6 ans et demi, vient juste de déménager avec toute sa famille. Il découvre sa nouvelle maison mais aussi… sa nouvelle école. Son grand-père lui parle du mystérieux Livre des Secrets. Et ce secret n’est pas des moindres : il est la clé du bonheur. Pandato sera accompagné dans cette aventure trépidante par ses nouveaux amis mais aussi son mouton de compagnie. Enigmes, parcours semé d’embuches, questions plus philosophiques sur le bonheur, les rêves, le bien-être : The Panda Family propose tout cela à la fois. Difficile pour moi de juger de la pertinence du concept car mon fils est clairement trop petit pour les activités. Je me suis également demandé si cette « quête de la paix intérieure » n’était pas une préoccupation d’adulte plus qu’un questionnement d’enfant. Eux qui vivent dans l’instant et sont plus dans le ressenti. Je crois néanmoins que ce livre peut être une bonne base pour aborder certaines interrogations des plus jeunes et un support intéressant pour les parents.

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J’ai particulièrement aimé :

  • L’esthétique moderne et ludique
  • Les définitions des mots compliqués entre parenthèses
  • Les conseils plein de bon sens distillés tout au long du livre : noter les choses positives de la journée dans un carnet, ses rêves…
  • Le côté interactif du livre. En me replongeant dans ma lointaine enfance, je réalise que c’est précisément ce que j’aimais : avoir ce sentiment que le livre s’adresse à moi, en personne !
  • Les activités à faire en famille
  • Le petit panda roux : un bon moyen pour aborder la question de la différence !

The Panda family est disponible sur Amazon à 14 euros.

Babylone Harmonie, le site qui pense au bien-être des parents

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Les parents le savent, il est difficile de s’octroyer du temps pour ne penser qu’à soi et profiter d’un moment de détente. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir des grands-parents à proximité ou des amis compréhensifs prêts à garder notre charmante progéniture pendant un soin du visage. Mais heureusement, il existe des solutions. Il y a quelques semaines, on m’a proposée de tester la plate-forme Babylone Harmonie. Le concept est simple : offrir aux parents la possibilité de réserver en ligne un restaurant « kid’s friendly », un soin en institut équipé d’une garderie ou même une sortie culturelle en famille, le tour sans surcoût ni abonnement. J’avoue qu’à une semaine de mon mariage, cette proposition est tombée à pic. Moi qui ne vais pourtant jamais en institut (cf. ma peau rebelle) j’avoue que, sur ce coup là, j’ai pourtant sauté sur l’occasion. Une petite parenthèse rien qu’à moi au milieu de l’effervescence des préparatifs, c’est tout ce dont j’avais besoin.

Un site intuitif et un procédé de réservation ultra-simple

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Le site de Babylone Harmonie est extrêmement simple (également sur mobile). Il suffit de sélectionner un lieu, une date, un type d’activité et surtout de répondre à la question « pour qui ? » : parent solo, en famille, parent avec enfant ou en couple/entre amis. Sport, danse, relaxation, art de vivre, culture, parentalité et j’en passe…il y en a vraiment pour tous les goûts. La réservation se fait ensuite directement sur le site. Les activités proposées offrent d’indéniables avantages : possibilité de réaliser certaines d’entre elles à domicile, plus grandes amplitudes horaires et surtout ce fameux service de garderie intégrée. J’ai également trouvé l’offre culturelle vraiment originale avec des lieux originaux ou d’exception auxquels on ne pense pas forcément de prime abord. Je garde notamment en tête l’idée d’une visite au cœur de la cavalerie de la Garde Républicaine avec mon petit cavalier !

Le salon Jolies Mamans, aux petits soins pour les parents

Rendez-vous était donc pris pour un samedi matin. Une chance pour moi, ce jour-là, mon fils va à l’école. Je n’ai donc pas testé la garderie du lieu mais le personnel a eu la gentillesse de ma faire une visite complète et j’ai découvert un espace spécialement dédié aux bébés et même un coin allaitement. Confort, sécurité, propreté, gentillesse des intervenantes, selon moi c’est un sans faute. Il y avait trois enfants présents lors de cette matinée et ils semblaient aux anges et pour avoir discuté quelques minutes avec une maman, elle m’a confié que ce type de prestation était vraiment une bénédiction ! Babylone Harmonie propose d’autres lieux du genre un peu partout, pas de raison de s’en priver. Concernant le soin en lui-même, j’ai été très bien accueillie pour mon premier gommage corps en institut (oui à 31 ans, il était temps…). C’était très agréable et cela m’a fait un bien fou. Petit bémol cependant, il faisait très froid dehors ce jour-là et j’ai regretté que la pièce consacrée au soin ne soit pas mieux chauffée.

Vous pouvez découvrir Babylone Harmonie en vidéo

Toutes ces places vides

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« Par l’union, vous vaincrez. Étouffez toutes les haines, éloignez tous les ressentiments, soyez unis, vous serez invincibles. » Victor Hugo

Je suis passée devant des restaurants, des terrasses, des bars éclairés. Il était tôt encore en dépit de la nuit. Dans ces boîtes lumineuses en verre, on ne distinguait en arrière plan que des cuisiniers en train de dîner avant le début du service ou un serveur en train d’essuyer un verre derrière un comptoir. Bientôt des hommes et des femmes allaient pousser ces portes, commander un verre, fumer en terrasse. Paris se préparait à un autre vendredi soir. En quittant le Carreau du Temple où je travaillais ce soir-là, j’ai remonté la rue du Temple jusqu’à la Place de la République pour prendre le métro. Je ne m’étais pas retrouvée à cet endroit, en soirée, depuis longtemps. C’était une pensée douce et teintée de nostalgie. J’ai pressé le pas pour que ce week-end commence enfin. Puis les premières alertes sont arrivées.

Cette nuit si sombre fut blanche ou presque. Blanche d’inquiétude, de larmes, de sidération. Noire comme la mort qui a frappé notre ville, comme le chaos qui nous a submergé. J’ai pensé à ce mois de janvier, encore si présent dans nos esprits. C’était hier que nous marchions ensemble contre cet ennemi sans visage, que nous proclamions haut et fort que nous étions un peuple uni, que nous étions inébranlables. Et pourtant, vendredi soir, l’édifice a vacillé plus fort encore. Nos fondations ont tremblé et tellement, tellement, d’hommes et de femmes ont perdu la vie.

Pendant la nuit, j’ai échangé avec mon meilleur ami qui vit au Canada. Il se sentait terriblement loin de chez lui, j’avais besoin d’être proche de lui. Et nous nous sommes rappelés que 14 ans plus tôt, un certain mardi de septembre, nous étions restés longtemps au téléphone alors que New York était plongé dans le noir. Un instant j’ai eu envie de partir, poussée par la peur et la colère. Partir loin de Paris, dans la grande maison au bord du lac. Protéger mon fils et notre bonheur. Puis j’ai réalisé que ma vie était ici, dans ma belle cité solide et lumineuse. J’ai vu dans les yeux de ceux qui viennent d’ailleurs l’étincelle lorsque je leur disais, dans ma langue ou la leur : « Je viens de Paris ». J’ai usé tant de semelles dans ces rues, couru et pleuré sur ces trottoirs. J’ai embrassé des garçons, tenu des mains, consolé des amies, vu mille fois la Tour Eiffel scintiller. J’ai assisté à des concerts, dîné dans des restaurants, été au cinéma. J’ai manifesté aussi. Au fil des années et des rencontres, j’ai écumé de nouveaux quartiers. Ma jeunesse s’écrit dans le jardin du Luxembourg, rue de Clichy ou Place de la République. Ma jeunesse, et la leur.

Et puis j’ai pensé à toutes ces places vides. Ces appartements laissés en désordre pour être à l’heure au concert, l’empreinte d’une nuque sur un oreiller, cette chaise à jamais vacante derrière un bureau.

J’en ai douté et puis finalement, samedi, le jour s’est levé. J’ai ouvert la fenêtre et pris une grande bouffée de cet air frais du matin. Le monde n’avait donc pas pris fin. La vie était dans la voix d’un petit garçon qui avait bien dormi et réclamait du pain frais et une viennoise au chocolat. Nous l’avons regardé rire et enfouir son visage sous sa couverture. J’ai caressé ses cheveux et pris sa main toute chaude dans la mienne. Le monde n’a pas pris fin. Dans quelques années, mon fils marchera en homme libre dans les rues de Paris. Il embrassera des filles et ira à des concerts. Il y aura toujours, pour lui et en souvenir d’eux, de la lumière et de la joie en terrasse.

ACE délicat, pour bien laver son linge en famille (+ CONCOURS SHOWROOMPRIVÉ)

Deux adultes qui se salissent modérément (même si j’ai une sale tendance à me mettre du dentifrice partout lorsque je me brosse les dents). Deux enfants qui se traînent par terre, mangent avec les doigts, colorient en dépassant tellement que le feutre finit généralement sur leurs vêtements (bref, des enfants, quoi). Deux chats dont l’un a parfois tendance à souiller les textiles lorsqu’il est contrarié (et plus particulièrement lorsque je suis enceinte). Une petite fille pas encore née mais qui ne manquera pas de se transformer en fontaine de vomi ou de caca lorsqu’on s’y attendra le moins. Soit pas moins de sept raisons de pleurer à chaudes larmes devant des paniers à linge qui se remplissent sans discontinuer et des taches qui ne disparaissent pas aussi bien que ce que l’on voudrait.

Il faut donc de la régularité pour arriver à se tenir à jour, sans compter le pliage et le rangement du linge. D’autant que les enfants sont pour l’instant trop petits pour nous aider à gérer cet aspect des tâches ménagères… Il faut aussi trouver la lessive idéale, celle qui nous évite d’avoir à laver certains tissus plusieurs fois pour faire disparaître les taches tenaces. Et j’avoue que depuis que nous avons pu tester la lessive ACE délicat qui nous a été envoyée par la marque, nous sommes hyper convaincus et nous avons bien l’intention de continuer à utiliser les produits de cette gamme.

Avec une petite préférence pour la lessive ACE délicat « classique » plutôt que pour la ACE délicat « Méditerranée » (simple question de parfum, les deux sont très bien), nous avons pu constater que toutes les taches « compliquées » avaient réellement disparu et que le linge était resté hyper frais. Plus besoin d’utiliser un détachant avant de mettre les vêtements dans le tambour, ni d’acheter des perles de lavage pour donner une odeur agréable et durable aux articles favoris de nos garde-robes personnelles : niveau timing comme niveau budget, je crois qu’on est gagnants.

Et parce qu’ils sont super généreux chez ACE délicat, on me propose de faire gagner à 5 d’entre vous un bon d’achat de 15 euros sur le site Showroomprivé. Il vous suffit pour cela de me parler en commentaire de votre vêtement fétiche, celui que vous aimeriez garder toujours intact et que vous ne supporteriez pas de devoir jeter à cause d’une tache indélébile ou d’une lessive trop agressive… Vous avez jusqu’au mercredi 4 novembre pour participer, et je tirerai au sort parmi les commentaires…

EDIT du 10 novembre:  Les gagnant(e)s sont les suivant(e)s : Commentaire n°2 (lau62), commentaire n°8 (susano), commentaire n°15 (fred-steph l’aminot), commentaire n°25 (hermione), commentaire n°29 (maeva michel). 

Le Petit Prince, divine surprise

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Je n’ai jamais aimé Le Petit Prince. Gamin, j’avalais les romans comme d’autres les parts de pizza, mais une aversion inexplicable pour le fantastique et la science-fiction me faisait repousser tout ce qui s’éloignait trop du pur réalisme. Le petit livre d’Antoine de Saint-Exupéry m’est vite tombé des mains. J’y voyais une poésie de bas étage, un petit concentré de niaiserie clairement surfait. Retomber sur une vieille édition du livre chez un bouquiniste ou découvrir l’attraction interactive du Futuroscope ne m’aura pas aidé à renouer avec cet univers dont je me disais tout simplement qu’il n’était pas pour moi.

Je n’ai jamais vraiment aimé les films d’animation. Gamin, j’ai vu plein de dessins animés, comme tout le monde ou presque, et j’en ai adoré certains. Mais dès que j’ai atteint l’âge suffisant pour pouvoir me délecter de ce que j’appelais les vrais films, j’ai délaissé l’animation aussi longtemps que j’ai pu. Là encore, difficile d’expliquer l’origine du mal ; toujours est-il que l’impossibilité chronique de m’identifier à des personnages animés me rendait imperméable aux émotions qu’ils étaient censés véhiculer. Guère ébahi par la majorité des Pixar, complètement blasé par 90% des Ghibli, je n’ose même pas vous dire ce que je pense de Ratatouille ou du Tombeau des lucioles. Vous ne m’adresseriez plus jamais la parole, comme tant d’autres avant vous.

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C’est donc un peu à reculons que j’ai emmené Mia voir Le Petit Prince version film d’animation 2015. Et c’est à ma grande surprise que j’ai totalement adoré ça. Malin, le scénario utilise le personnage de Saint-Exupéry comme le héros d’une histoire que découvre petit à petit une fillette esseulée, sommée par une mère aimante mais débordée de passer son été à peaufiner son niveau scolaire. C’est grâce à un voisin farfelu, un vieil aviateur barbu (joli hommage à Saint-Ex), que la petite fille sans prénom va découvrir le petit prince. Et nous avec.

Je ne sais pas si le film a été pensé dans cette direction, mais il me semble idéal pour ceux qui, comme moi, n’aimeraient pas Le Petit Prince. Au départ très sceptique, préférant rester du côté concret de l’existence et tenter de rejoindre aussi rapidement que possible le monde des adultes, la petite fille succombe progressivement. Et là, magie : le processus d’identification se met en place. Comme elle, avec elle, on finit par avoir envie d’envoyer valser les listes, les plannings, les organisations millimétrées, pour qu’enfin un peu de vie et d’improvisation puissent entrer dans notre existence. Ma vie actuelle me va comme un gant. En revanche, gamin, je pense que cela ne m’aurait pas fait de mal qu’un vieil aviateur gentiment fêlé vienne me sortir de ma chambre grâce à ses histoires. Je serais sans doute devenu un enfant plus fantaisiste, plus imaginatif. Des qualités que je n’avais pas à l’époque, et que j’essaie de travailler maintenant que je suis adulte.

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Le réalisateur Mark Osborne (déjà auteur de Kung Fu Panda, que j’aime plutôt bien, soyons francs) a réussi un mélange assez audacieux. Il y a d’une part cet univers « à la Pixar », avec sa petite fille aux grands yeux intelligents et sa maman trop souvent absente. On retrouve d’ailleurs pas mal de thèmes communs avec le récent Vice-versa, que j’ai trouvé intéressant mais surtout très anecdotique dans sa façon d’aborder pour la millième fois le triste glissement entre l’enfance et l’âge adulte (oui, je sais, je n’ai pas de cœur). Et il y a ce monde du petit prince, avec ses textures ressemblant à du carton, mais en bien plus élaboré. Comme si lui, son renard et sa rose venaient de sortir des dessins de Saint-Exupéry pour se matérialiser devant nous. Tout cela finira par fusionner dans une dernière partie dont je préfère ne rien dire (très peu d’images semblent avoir filtré, et la bande-annonce garde la surprise). En tous les cas, le final du film m’en a remis un coup derrière la tête.

Kafkaïen, d’une noirceur à couper le souffle tout en étant supportable par les kids (Mia a adoré aussi), le film est l’un des premiers à trouver le ton juste sur l’enfance qui nous quitte peu à peu lorsqu’on devient un adulte. Ça n’est ni prise de tête ni larmoyant : ça touche juste une forme de vérité rarement atteinte sur ce thème. C’est l’une des premières fois que je me suis réellement identifié à des personnages d’animation. Je me suis senti aussi proche de la petite fille que du petit prince. J’en suis ressorti le souffle un peu coupé. C’est toujours beau d’être surpris au cinéma. Ça arrive de moins en moins souvent. Mais en cette année au cours de laquelle je suis assez peu allé dans les salles obscures, Le Petit Prince constitue pour moi la jolie claque existentielle de 2015. Allez comprendre.

D’une grossesse à l’autre : les changements de techniques et de normes médicales

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C’est vraisemblablement la troisième (et dernière) grossesse que je porte à terme (enfin, j’espère mais j’ai bon espoir). Il y en aura eu une en 2010 (accouchement le 18 janvier 2011), une en 2012 (accouchement le 5 janvier 2013) et donc celle-ci en 2015 (pour un accouchement à la fin de l’année). D’une grossesse à l’autre, il y a eu des surprises. Mais la plus grande à ce jour reste celle du changement des normes et techniques médicales concernant le diabète gestationnel et la toxoplasmose.

L’exemple de la toxoplasmose

La toxoplasmose est une maladie infectieuse due à un parasite qui s’attrape, par exemple, en manipulant ou ingérant des produits qui ont été en contact avec la terre. Cela concerne les légumes mal lavés comme les griffes de chat qui vont en extérieur. C’est une infection bénigne en temps normal mais qui peut être dangereuse pour le bébé durant la grossesse. D’où une surveillance accrue avec des prises de sang mensuelle si la patiente n’est pas immunisée.

En 2010 à Paris, je n’étais pas immunisée contre la toxoplasmose, j’ai donc effectué 6 prises de sang (une par mois jusqu’à l’accouchement) pour surveiller que je n’attrapais la maladie en cours de grossesse.

En 2012 à Compiègne, grande joie ! J’étais devenue entretemps immunisée contre la toxoplasmose. Après une première prise de sang, je n’ai donc eu aucun suivi à ce sujet et j’ai évité une sur-médicalisation de la grossesse.

En 2015 à Lille, je découvre avec stupeur que je ne suis plus immunisée contre la toxoplasmose (ce qui est impossible techniquement). Sur la feuille de résultats d’examen il est en effet précisé : « attention : changement de technique au 01/06/2010 dans ce laboratoire. Ce résultat ne peut-être comparé qu’à un résultat obtenu par cette même technique ». Je suis donc de nouveau soumise à la prise de sang mensuelle.

L’exemple du diabète gestationnel

Je n’ai jamais eu aucun suivi de diabète gestationnel. J’ai un IMC normal, je prends 10 kilos en moyenne par grossesse, et je ne fais pas de trop gros excès en règle générale. Après vérification, mes glycémies à jeûn pour la première grossesse étaient indiquées à 0,9g/L (le centième n’est même pas indiqué) et je n’ai jamais eu de réflexion de mon gynécologue à ce propos.

Pour cette troisième grossesse, les choses se sont un peu compliquées. Le suivi de diabète gestationnel semble s’être durci et la limite à ne pas dépasser est désormais de 0,92g/L exactement. Parce que j’aime bien embêter mon monde, mes taux sont exactement sur cette limite (une fois à 0,92, une fois à 0,93) et mon sage-femme m’a donc réorienté vers un centre de diabétologie pour entamer un suivi plus poussé. Seulement, une fois sur place, les médecins m’ont littéralement fichue à la porte. Mon taux n’est pas assez élevé pour eux (à raison certainement), il vaut mieux faire d’autres examens avant de lancer un protocole de surveillance. Je suis donc, à ce jour, dans l’attente de résultats d’une énième glycémie à jeûn pour savoir, si oui ou non, on me laisse tranquille. Pendant quelques semaines, j’ai quand même été une boule de flipper dans les mains des professionnels des santé, qui ne savent pas statuer sur mon cas parce que les normes ont été durcies et que je ne rentre dans aucune case sérieuse.

D’une grossesse à l’autre, sur 5 ans, on voit bien que la médecine évolue : on commence à parler du CMV et certains demandent une réelle surveillance. Mais, on semble aussi aller vers de sérieuses dérives avec des grossesses toujours plus médicalisées et stressantes, culpabilisantes pour les mères (en particulier en ce qui concerne les kilos de grossesse). Je ne sais vraiment pas quel est mon point de vue à ce propos. Oui, une meilleure compréhension des mécanismes de la grossesse et une meilleure prise en charge des risques permettent de préserver la santé des bébés et de leurs mères et d’un autre coté cette période de plusieurs mois se transforme peu à peu en parcours du combattant médical, parfois ubuesque (comme dans le cas de mon diabète gestationnel et de ma toxoplasmose fantômes), anxiogène et chronophage. Une chose est sûre, avec les années, j’ai de moins en moins la patience de m’y conformer.

Petit bonhomme

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J’adore mon fils. Je l’appelle souvent comme ça d’ailleurs : « mon fils ». On a cette espèce de relation viscérale et naturelle à l’inverse de celle (très belle aussi) que j’ai avec sa soeur. Adam, c’est un rayon de soleil. Il est vivant, drôle, souriant, sociable. Il aime les câlins et le contact.

Mais en même temps qu’il grandit, je découvre ses angoisses. Sa jalousie, ses colères, sa peur des choses et des gens qui arrivent vers lui sans qu’il s’en rende compte (il est très facile de lui faire peur juste en descendant l’escalier). Bref, il n’est pas juste ce sourire et ses marques d’affection. J’ai tendance à l’oublier.

À sa manière, il est complexe lui aussi. Il a besoin qu’on le rassure, qu’on le protège, qu’on n’oublie pas sa présence malgré son attitude calme et paisible (ce qui est arrivé beaucoup trop souvent quand sa soeur était en crise, malade ou trop fatiguée).

Lui, j’ai envie de le comprendre.  Enfin, j’ai plutôt besoin de le comprendre puisque nous sommes si différents. Et j’ai longtemps repoussé le moment de le faire. Comme ce n’est pas un enfant qu’on apprivoise, j’ai oublié l’importance d’établir le contact et je pense qu’à terme nous aurions pu avoir une relation un peu superficielle. Mais maintenant que j’en ai conscience, le dialogue est enclenché. Je veux tout partager avec lui, et pas seulement le bonheur qu’il donne à voir pour qu’on le laisse tranquille.

Récemment, nous avons traversé une période difficile. Adam apprend à s’exprimer, il apprend à exister comme il peut. Et je crois que nous nous en sommes bien sortis. Le calme est revenu. Je le sens vraiment, sincèrement heureux. Et comme depuis qu’il partage notre vie, sa joie de vivre est communicative. Petit bonhomme est en train de devenir grand.