Des enfants déformés

Ce n’est pas faute d’avoir été prévenus : il est hyper difficile d’accepter que l’école déforme les enfants que l’on avait tenté de modeler à notre image jusque là. Nous rêvions que nos mômes soient les plus tolérants du monde, et les voici qui reviennent chaque soir avec des idées reçues à la pelle, que nous tentons tant bien que mal de déconstruire. Oui mais que vaut la parole d’un père et d’une mère face à celle de la meute qui entoure nos enfants à chaque minute de la journée (meute dont ils font également partie à leurs heures perdues, ne nous leurrons pas) ? Expliquer à un garçon de 4 ans qui aime le rose que ses pseudo-potes qui se moquent de ses chaussettes « de fille » sont des crétins, rappeler à une fille de 6 ans que le mariage n’est pas une finalité (mais qu’on peut se marier avec un homme ou une femme quel que soit son genre)… Pas simple d’être plus convaincants que les copains et les copines, dont certains ont sans doute des parents moins ouverts à la discussion que nous.

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Tant de belles choses

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Il y a un peu plus de 3 mois, nous emménagions dans notre nouvelle maison, celle que nous avons eu tellement de mal à acheter et à investir. Nous nous sommes vite affairés afin de procéder aux aménagements les plus urgents devant nous (pose de nouveaux sols, peintures pour masquer les murs les plus hideux, jadis décorés par l’ancienne proprio avec un manque de goût certain). Puis nous avons installé meubles et affaires personnelles afin de pouvoir reprendre une vie tranquille en compagnie de notre smala composée d’enfants et de chats.

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Une place pour chaque chose…

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Maintenant que nous avons emménagé dans notre nouvelle maison, chaque objet oublié dans un carton depuis trois déménagements semble avoir trouvé une place logique, sa place évidente et simple dans cette maison toute aussi évidente et simple. Il faut dire que la précédente propriétaire n’avait pas lésiné sur l’installation de placards qui filent le long de presque toutes les pièces, me laissant peu de place pour exprimer ma créativité ou disposer des meubles mais tout un tas d’espaces pour ranger linges et souvenirs, utilitaires et vêtements.

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Tant de nuits sur Terre

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Je ne compte plus les soirées (arrosées ou non) à la suite desquelles je ne savais pas comment rentrer en sécurité. Marcher de longues heures dans Paris est souvent un plaisir, mais celui-ci est immédiatement atténué lorsque vous êtes une femme, qu’il est trois heures du matin et que chaque passant que vous croisez (qu’il soit éméché ou non) est un danger potentiel. Parfois, je m’en sens capable, et parfois non.

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Je ne les vois pas grandir

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Mes enfants, je ne les vois pas grandir. Je ne sais pas combien ils mesurent, combien ils pèsent. Cela fait belle lurette que je ne connais plus leurs âges en mois. Parce que je ne suis pas ces affaires de près, je ne lance une grande opération shopping que quand la situation est bien critique (c’est à dire quand le bas de leurs pantalons leur arrive à mi-mollets). Et arrivée dans le magasin, je suis bien dépourvue.

Il y a peu, je me suis rendue compte que je ne pouvais plus vraiment habiller Mia au rayon des petites filles. Sa plutôt grande taille nous emmène vers les espaces pré-ado. Et Adam a cette taille qui ne correspond à rien, où rien ne va : il porte ses pantalons en taille 2 ans mais la coupe n’est pas adaptée (et les pantalons en 3 ans, il pourrait s’en faire des parachutes).

En magasin, c’est souvent compliqué. Comme je ne suis pas préparée, il faut tout essayer, tâtonner, parlementer sur les styles et les interdits. Et ça court, et ça crie dans tous les sens parce qu’on a trouvé un t-shirt des minions ou parce que les sandales à talons, même pour jouer, c’est non.

Il faut dire que je ne fais pas d’excentricités. Je les préfère dans des tenues confortables avec quelques petites touches de fantaisies. Et souvent, le matin je compose les mêmes ensembles : jean + t-shirt + pull ou hoodie. Des tenues plutôt foncées (j’ai déjà été échaudée par la cour de l’école), fonctionnelles et qui ne feront pleurer personne si elles finissent au recyclage. J’ai de la chance que, pour l’instant, aucun de mes deux grands ne veuille prendre la main sur le choix de son habillement. On leur a appris très tôt à préférer le confort et ils s’accommodent bien de mes choix.

De temps en temps, une petite folie (relative) pointe le bout de son nez, un t-shirt de franchise ou une tenue-déguisement kawaii. Je laisse Mia m’emprunter un foulard pour aller à l’école et Adam escamoter les chaussettes Reine des Neiges de sa sœur. Ils expriment parfois leur créativité à la maison en tombant dans la malle qui contient les déguisements dans leur chambre. Mais dans les « uniformes » qu’ils portent au quotidien, je ne les vois pas grandir. Il faudra pourtant s’y faire.

Ce n’est pas parce que j’ai des enfants que je vais arrêter de voyager

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J’ai de très beaux souvenirs de voyage. Et je vis pour cette excitation, ce moment d’expectative dans la hall de la gare, le terminal d’aéroport ou juste en ouvrant la portière de la voiture. Je n’y peux rien, j’ai besoin de bouger. Et j’aime les surprises qui se cache dans le voyage, ces surprises qui font grandir et qui rendent plus sage.

Quand je suis devenue maman, il y a « seulement » cinq ans, j’ai mis un point d’honneur à ne pas m’arrêter de vivre ces moments. Parfois, je voyage seule. Je passe le nouvel an à Dublin, je me rends à Cannes pour le festival ou je m’offre quelques heures de libertés à Paris. J’ai aussi eu la chance d’aller à Tokyo avec Thomas et je retiens aussi quelques beaux week-ends en amoureux. Et puis il y a aussi maintenant les voyages avec les enfants.

Je ne compte plus les heures passées en voiture pour les vacances et les trajets en train avec Mia.

Au début, très stressée à l’idée de gêner les autres voyageurs, j’étais sur-organisée ou presque (on se souvient de ce premier voyage en train seule avec Mia bébé, une horreur). Et puis, j’ai fini par lâcher du lest. Je me suis aguerrie.

J’ai aussi fini par découvrir quelques petits trucs pour faciliter les trajets : des CD d’histoires pour la voiture, un dragibus par station de métro, le tout pré-compté et réuni dans un petit sachet pour patienter et apprendre à compter, l’ipad avec un casque pour le train. J’ai aussi appris à faire confiance à mes enfants. Et les voyages avec les enfants ont commencé à devenir des moments de plaisir et de partage (sans que je doive porter avec moi la moitié de la maison en nourriture, changes, et jeux).

Aujourd’hui, je n’hésite plus à proposer des déplacements avec Mia et Adam. Alba, qui n’a que quatre mois, a déjà plusieurs trajets de train à son actif (pas de quoi partager la carte grand voyageur avec sa mère, mais ça viendra). On dit que les voyages forgent la jeunesse et j’y crois. C’est pourquoi je ne veux pas que mes enfants souffrent de la frilosité de leurs parents ou de la mauvaise humeur des autres usagers. Ils ont le droit de découvrir le monde, comme n’importe qui d’autre. Et, je suis fière, d’avoir acquis avec les années, le bagage qui nous permet à tous de partager ces moments ensemble (et même séparés puisque Mia a fait son premier voyage en train seule l’automne dernier).

Et pour faciliter la vie des parents débutants (ou frileux comme je l’étais au début), Wimdu a édité une infographie claire et simple autour du voyage avec bébé (j’aurais aimé l’avoir sous la main avant c’est pourquoi je la partage)

12 conseils de pro pour voyager avec un bébé - An Infographic from Wimdu Blog

Embedded from Wimdu Blog

Pirates !

Rien de nouveau sous le soleil : nous avons à la maison deux petits fans de Peter Pan et des univers liés. Adam et Mia aiment beaucoup le garçon qui ne veut pas grandir, mais aussi son amie la fée Clochette (dont ils dévorent les films) ainsi que le désormais fameux Jake, dont les aventures télévisuelles au pays imaginaire ont même servi de thème au deuxième anniversaire d’Adam.

Autant dire que quand Fisher Price a proposé de nous envoyer le Puissant Colosse (c’est le nom du bateau de Jake, devenu capitaine dans la dernière mouture de la série animée), on s’est dit que ça allait faire au moins deux heureux à la maison (en attendant la troisième). Ça n’a pas loupé : profitant de sa première semaine de vacances en tant qu’écolier, Adam a découvert ce nouveau jouet avec un immense plaisir. En vadrouille chez ses grands-parents à quelques heures de train de là, Mia ne manquera pas de beaucoup s’amuser elle aussi avec ce bateau lorsqu’elle fera son retour à la maison.

La première satisfaction offerte par ce Puissant Colosse a lieu au déballage, et elle est pour les parents : rien à monter si ce n’est une poignée d’accessoires faciles à fixer (dont le mât et la voile, tout de même), des roulettes pour déplacer facilement la bête, et un côté assez compact qui permet de le ranger sans encombrer la chambre. Imaginez ce jouet au pied du sapin de Noël : une fois sorti de l’emballage, il est prêt à utiliser en cinq minutes, et, ô merveille, c’est un jouet sans musique ni piles.

Le jouet est à la fois très simple (c’est une qualité) et rempli de trouvailles (c’en est une autre). Une prison pour enfermer le méchant Lord Fathom (nouveau méchant de la franchise), une planche où placer ses ennemis avant de les forcer à sauter dans l’eau, des trappes, une catapulte pour lancer des noix de coco, un double canon… Les fonctionnalités sont nombreuses et hyper ludiques. Si Jack et Fathom sont livrés avec le bateau, il n’est pas interdit de leur adjoindre quelques compagnons de jeu, soit parmi les autres personnages de la série (Izzy, Skully, le Frisé…), soit parmi les autres copains du coffre à jouet. Par exemple, peu après notre séance photo, Adam s’est inventé une aventure mettant aux prises Jake, Fathom, mais aussi un dinosaure et un cosmonaute. Quand on a 3 ans, rien ne semble impossible…

Jouet offert par la marque.