Box Gastronomiz Juin 2012 – Tutti Frutti

 

J’ai reçu hier ma première box pour gastronomes, la Gastronomiz qui est aussi la première box à proposer autre chose que de la beauté (ou de la mode) aux internautes passionnés. Pour 14 euros par mois (+ 3 euros de frais de port), la box ne se positionne pas forcément dans l’optique de bonnes affaires de ces prédécesseuses beauté mais bien dans la découverte de produits originaux et contemporains autour de la cuisine. Chaque mois, une thématique différente est explorée, cette fois ci « Tutti Frutti », la prochaine « Take away ». Pour une première, je suis conquise.

 

Un sachet (200g) de mélange Formule éclat de la marque Daco Bello :

Si j’achète souvent les sachets de la marque, c’est pour mes pâtisseries mais rarement pour grignoter. Ici, le mélange de raisins secs, baies de goji, pistaches et noisettes me plait beaucoup puisqu’il est clairement dans une optique de petite pause grignotage saine (le sachet est refermable) et que c’est juste ce dont j’ai besoin en ce moment.

 

Une boîte (50g) de Perles de Monin au pamplemousse rose :

Depuis qu’Elo a commencé sa collection de sirops Monin, j’ai eu l’occasion de m’intéresser à une gamme déjà bien riche en saveur de la plus classique à la plus exotique. Ici c’est un produit à la mode (et que je n’avais acheté) qui est proposé : des perles de sirop dont le but est d’égayer les cocktails à l’apéritif. J’avais déjà vu ce produit plusieurs fois dans plusieurs émissions de télévision, je suis donc ravie de m’amuser un peu avec. Même si ça reste un gadget.

 

 

Une bouteille (25cl) de sirop à idées Moulin de Valdonne à la fraise :

Un sirop allégé en sucre (j’adhère) au bon goût de fraise pour réaliser des milkshakes et autres préparations. Mais c’est juste parfait, pour l’instant c’est un sans faute pour la box qui propose donc des produits originaux et de bonne qualité et 2 produits français sur 3 pour l’instant.

 

4 compotes (100g) de mélange Marc Veyrat Pomme, mangue et citron vert de la marque Le jardin d’Orante :

Premier produit bio de la box c’est aussi le premier produit « du quotidien » qui ne nécessite aucune préparation mais juste une découverte de goût. Je ne m’attendais pas du tout à la présence de ce produit dans la box et je suis agréablement surprise… d’autant plus que le mélange proposé est délicieux et que ça me donne envie de me plonger dans toute la gamme.

 

Une bouteille (300g) de coulis de myrtille St. Dalfour :

Second produit bio de la box (c’est un bon point de plus), le coulis est aussi un véritable coup de coeur qui a déclenché chez moi comme une envie irrésistible de faire des pancakes. C’est clairement ce que j’attends d’une telle box, de me donner envie de réinvestir ma cuisine et c’est gagné pour l’instant.

 

 

 

Un évidoir multifonctions Mastrad :

Chaque box propose son objet, ici c’est un évidoir multifonctions d’une marque en qui j’ai absolue confiance. J’essaye de ne pas accumuler ce genre de gadgets indispensables dans ma cuisine par manque de place mais comme je n’en achète pas de moi-même, je suis encore loin de l’abus.

 

Pour une première, c’est donc un sans faute. Pas de chichis des box beauté et une sélection pointue de produits autour d’une thématique respectée. Pour un prix raisonnable, il me semble que ce genre de box pourrait devenir un must have chez les cuisiniers du dimanche et créer de nouvelles habitudes alimentaires (ce qui n’est pas plus mal). Avec Gastronomiz, on redécouvre à la maison une cuisine plaisir et j’ai hâte de voir comment les choses vont tourner pour cette box. Si la barque est bien menée, un partenariat exceptionnel avec les émissions de cuisine du moment pourrait faire un carton… c’est tout le mal que je leur souhaite.

1 + 1 = 4

Voilà, c’est fait, je suis de nouveau enceinte. Déjà ronde, déjà malade. Et pour contrer le sort et la bien-pensance je me paye même le luxe de l’annoncer un petit peu avant la date fatidique des 12 semaines. Parce que cette fois j’y crois, et parce qu’après tous les rebondissements que nous a fait subir ce têtard, s’il ne reste pas bien accroché c’est vraiment qu’il se fiche de nous. Celui ci est un farceur, un plaisantin, un qui se fait désirer, un survivant qui maîtrise si bien l’art du twist que je le vois bien scénariste à Hollywood dans quelques années. Il y a deux semaines à peine, je n’y croyais plus et me voyais déjà commencer une batterie d’examens pour déterminer ce qui cloche chez moi. Et puis il y a eu la surprise, une surprise de taille, une belle surprise enfin comme si ma grossesse n’avait vraiment commencé que depuis quelques jours. C’est là que mon ventre a poussé, que les symptômes sont apparus, après cette première rencontre en son et lumière que je n’attendais pas.

Plus que jamais j’ai peur. J’étais déjà entrée dans la sororité des femmes qui sont terrorisées à l’idée d’aller faire pipi et de risquer d’y découvrir une mauvaise nouvelle (le sursaut quand ma belle mère a évoqué cette « manie » par hasard sans savoir que j’en faisais partie), maintenant je m’enferme gentiment dans un quotidien rassurant le temps de quelques semaines. Mais la graine a survécu au festival de Cannes, elle a aussi survécu à ma démission, mon manque de foi en son existence, c’est une sacrée graine. Et puis de toute façon, je fais pipi 40 fois jour et nuit confondus, je n’ai plus vraiment le temps d’y réfléchir ou de me retenir.

C’est amusant comme déjà je ressemble et vis comme une femme enceinte. Une femme plus enceinte que moi. Et que je reprends déjà les mauvaises habitudes de ma première grossesse. Mais j’ai appris la leçon et ne désespère pas de réussir à être cette fois plus égoïste, plus à l’écoute de moi-même même si ce sera certainement mon plus gros défi.

Échaudée par le bonheur que nous a apporté Mia, je ne pense même pas aux conséquences sur notre schéma familial. De mes parents j’ai appris ça, c’est bien encore un bébé de l’amour et pas de raison qui s’annonce pour la fin de cette année. Et j’en suis fière.

Ma fête des mamans

Hier, dimanche 3 juin, vous n’avez pas pu passer à coté de la fête des mères. Il y a ceux qui ne fêtent pas (parce que c’est une fête pétainiste ou parce qu’ils ne fêtent jamais rien), il  a ceux qui ont oublié mais qui s’en mordent les doigts et ceux qui ont pensé à une petite attention pour faire plaisir à leur maman et/ou à la maman qui partage leurs vies.

Personnellement, c’est la deuxième année que je suis concernée et la deuxième année où je n’y crois pas. Où LA maman reste pour moi la personne qui fait sa pré-ménopause à quelques centaines de kilomètres de nous, une maman confirmée, une personne dont je suis fière. Doucement, pourtant, je la découvre comme mamie. La casquette n’est pas la même, mais elle porte les deux aussi bien. Pourtant, je ne m’y fais pas… peut-être me manque t-il les colliers de pâtes, les poèmes naïfs, les cartes dessinées.

Attention, je ne dis pas ici, que je ne me sens pas mère. J’ai quand même au fond de moi cette connexion indéfinissable avec Mia depuis qu’elle est venue au monde et avant même qu’elle ne s’affirme comme une vraie petite personne. Pourtant, notre relation change de jour en jour, comme des montagnes russes qui ne feraient que monter (j’ai en tête l’image de ce jeu stupide dans le Juste Prix de TF1, le tyrolien). Comme si elle ne voulait pas que l’on prenne des habitudes, comme si sa croissance n’avait pas besoin de repères. Je crois qu’il faut juste que je m’habitue à ce que la fête des mères soit une fête tous les ans différente, avec une Mia toujours plus grande et notre relation toujours plus forte.

Je ne comprends pas très bien l’intérêt de la fête des mères en soi mais je remarque que c’est une date importante pour moi, parce qu’elle me rassure, parce qu’elle me permet de marquer un temps d’arrêt dans le quotidien et de prendre quelques heures pour regarder ma fille et apprécier le temps, le temps qui passe très vite.

J’ai finalement illustré cette note un peu réflexive avec une photo de rose, mais je n’ai pas eu de rose hier. À la place, j’ai eu des câlins, c’était bien mieux.

GlossyBox Mai 2012 : Tendresse

Finalement, après des mois de tergiversations, je suis restée abonnée par habitude aux deux Glossybox et Joliebox (je commande en plus la Glossybox homme). Presque un an, après ma première commande je vis toujours l’effet boîtes à surprises comme si c’était la première fois. Parfois je suis ravie et parfois très déçue, parfois je garde les contenus pour moi et d’autres fois je les stocke pour en faire profiter à ma mère ou à ma belle-mère. En définitive, chaque produit ou presque fait toujours une heureuse. La GlossyBox de mai est une box tendresse placée sous le signe de la relation mère-fille avec des basiques tout doux à se prêter, et comme souvent ils ne sont pas trompés.

CONDENSÉ – Brume de lait corps au lait de gingembre

J’ai tout de suite été vers ce produit quand j’ai découvert la box pour m’en arroser copieusement les jambes et les pieds (qui sont tous secs après le malmenage de Cannes) et je suis conquise par l’odeur (le gingembre) et la légèreté de la lotion. Le packaging mini n’est pas hyper pratique mais je pense bien finir avec délice ce produit parfait pour les jours de chaleur.

 

URBAN DECAY – Spray fixateur de maquillage All Nighter

Globalement, je n’utilise jamais de fixateur de maquillage. Peut-être parce que je me maquille beaucoup moins qu’avant, peut-être parce je n’ai pas une vie qui justifie d’en mettre (non, je ne passe pas toutes mes nuits en club), peut-être parce que ce n’est pas un geste que j’ai acquis encore. Mais bon… si je devais sortir un jour ou être maquillée un peu plus qu’à l’habitude avec un temps estival, je sortirai sûrement ce spray (qui a aussi le mérite de ne pas prendre trop de place dans ma salle de bain).

 

 

BIOTIC PHOCEA – Crème riche restructurante

Premier produit bio de la box qui prend désormais en compte les utilisatrices de ce genre de produits, cette crème m’inspire confiance. Annoncée comme très concentrée en actifs (plus de 20%) et assez généreuse pour justifier un vrai test, je me vois bien la mettre de coté comme crème soin chouchou, pour les jours où la peau tire un peu à appliquer façon masque.

 

FIGS AND ROUGE – Baume naturel

Comme vous le savez, j’adore découvrir de nouveau baumes à lèvres. Et bien je suis déjà fan de celui ci avec sa boîte métallique et son look rétro, sa composition bio et sa bonne odeur de figue (je pense qu’il y en a à qui ça ne va pas plaire). Cette petite boîte a déjà trouvé sa place dans mon sac à main et saura nourrir et protéger les petites zones sèches du corps et du visage et mes lèvres bien sûr of course.

 

ACADÉMIE SCIENTIFIQUE DE BEAUTÉ – Lotion bronz’express auto-bronzante teintée visage et corps

Je suis un peu plus sceptique quant à ce produit qui est une lotion à appliquer au coton pour arborer un teint halé. Le produit me semble très liquide et très foncé et j’ignore en combien de temps il commence à s’estomper. Pourtant je pense que dans un grand moment de désœuvrement (et parce que j’ai toujours les jambes trop blanches par rapport au reste du corps) je finirai bien par le tester, je vous tiens au courant plus tard dans le cadre d’un banc d’essai de produits auto-bronzants.

 

 

 

Rentrer dans le moule

Cela fait maintenant 5 mois que j’habite en province et je n’ai jamais autant profité de la capitale. À Paris une à deux fois par semaine, seule, je trouve enfin le temps de planifier des rendez-vous de travail, des séances de cinéma, des rencontres avec des amis. Ma vie à a campagne, elle, n’a jamais vraiment décollé. Après des années où je me disais que tout était possible à Paris, que les rencontres les plus folles pouvaient me tomber dessus à chaque coin de rue, je découvre ici une vie solitaire où j’ai encore du mal à imaginer échanger avec quelqu’un. Peu de terrasses, peu de lieux de rencontre (exit multiples salles de concert, salles de cinéma, cafés et clubs), je me demande encore comment ceux qui ne sont pas nés ici sociabilisent. Sûrement par le travail. Dommage que le gros de mon travail se fasse entre mon canapé et mon lit. Où j’invite rarement les inconnus.

C’est donc un vrai casse-tête que cette ville-dortoir où j’effectue un travail à destination de parisiens sans jamais voir autre chose que les murs qui m’entourent. Je me sens comme dans la maison de Dorothy, dans l’œil du cyclone, pas vraiment là où elle devrait être et au beau milieu d’une destination inconnue. Peut-être devrais-je laisser devant notre porte des cookies et du lait pour attirer les créatures étranges qui peuplent cette contrée ? Et surtout est ce que ces créatures sont aussi étranges et aussi réjouissantes que je veux bien le penser ? Pourquoi un hobbit bleu n’est-il pas encore venu nous souhaiter la bienvenue ?

On dit que Paris est une ville froide, mais vu d’ici elle me parait bien rassurante. Un retour en arrière est pourtant impossible. Vais-je m’inscrire sur Badoo pour forcer la chance ou est ce que je vais m’enfermer un peu plus à regarder des chatons s’amuser dans un salon à l’autre bout du monde ou ? Il me reste aussi la solution de poser une tapette à souris géante quelque part devant l’immeuble pour échanger avec un humain d’ici ou prendre en otage le prochain qui passe de façon totalement arbitraire… je peux aussi continuer à envoyer notre chat sur le balcon de la voisine pour l’obliger à venir frapper à notre porte… en tout cas je ne manque ni de ressources ni d’espoir pour rentrer dans le moule. Mon nouveau moule à moi de provinciale forcée.

 

Plan Biz

Dans ma vie, j’ai la chance de ne travailler qu’au hasard de rencontres avec des gens toujours différents dans des univers aussi complémentaires qu’opposés. Mon aventure avec la web-série Plan Biz, qui s’achève bientôt, est une de ces surprises qui enrichissent mon quotidien et mon parcours. Suite à une soirée d’ouverture d’une parfumerie parisienne du Marais où le buffet était composé de pains en forme de pénis, j’ai rencontré Laurent Enzo François qui travaillait à l’époque au sein de l’agence Ogilvy. C’était il y a plusieurs années déjà. Quelques mois plus tard, ce même Laurent m’invite à participer à une opération en partenariat avec Lexpress.fr où je me suis retrouvée intégrée à la rédaction pendant quelques jours à écrire un article sur les web-séries. Je me rends compte alors assez vite que je suis un peu seule (ou presque) à avoir écrit en France sur le sujet et on me contacte régulièrement pour des interviews ou des participations à des mémoires d’étudiants.

3 ans plus tard, c’est un producteur, Eric Morillot, qui me téléphone pour parler de l’avenir de la web-série et me proposer de plancher sur le sujet avec comme base son bébé : Plan Biz. En effet, le tournage de la saison 2 est imminent et une stratégie web est indispensable pour assurer son succès. C’est un véritable défi pour moi mais surtout un projet sur-mesure, puisque je mets un point d’honneur à ne me pencher que pour des curiosités passionnantes. Plan Biz est à ce niveau, un projet en or : première web-série française à faire tourner des acteurs de cinéma confirmés, première web-série acquise par des chaînes de télévision sur sa simple qualité, c’est aussi une web-série adressée à la jeunesse qui fait la promotion pour la saison 1 de entrepreneuriat, et pour la saison 2 de l’apprentissage.

Cela fait maintenant plusieurs mois que Plan Biz fait partie de ma vie, à penser à la manière de mieux faire parler d’elle sur le web, à lancer quelques sursauts sur les réseaux sociaux. Comme pour beaucoup des projets qui ont jalonné mon (modeste) CV, Plan Biz est un coup de cœur (d’abord humain avec le producteur Eric Morillot puis avec les acteurs Jérémy Denisty et Samy Seghir et le réalisateur Stanislas Graziani « Stan »), un challenge, une fierté. Grâce à cette série j’ai redécouvert le bourdonnement et l’excitation des plateaux de tournage, les rencontres de cinéma, le travail en équipe et la sensation de travailler pour un projet auquel on croit. Une belle page se tourne. Je ne doute pas que d’aussi étonnantes m’attendent dans le futur.

EDIT :

Sexe, désirs et petites contrariétés

 

Dans le flux incessant de sorties de bandes dessinées, il est parfois difficile de démêler le bon du mauvais. De mon coté, c’est un cadeau que j’aime bien faire même si je mets un point d’honneur à savoir ce que j’offre (je ne pioche pas la tête de gondole de la FNAC). Faîtes moi confiance, si vous tombez sur Sexe, désirs et petites contrariétés au hasard d’un session shopping et que vous avez un cadeau à faire (même si c’est un cadeau pour vous) n’hésitez pas une seconde.

Avec un titre pareil, on s’attend à un énième recueil de blagues lourdes sur la sexualité et pourtant il n’en est rien. La couverture met en place l’ambiance. Sexe, désirs et… est un petit bijou d’humour à froid qui revient sur toutes les pratiques de la sexualité, de l’échangisme au gang bang, du sado-masochisme à la sex-tape, Pluttark (un tourangeau, je ne l’aime que deux fois plus pour ça) décrypte à la manière d’un anthropologue ironique les non-sens de la société de consommation sexuelle d’aujourd’hui, les codes de journaux féminins, les réseaux sociaux et les pires programmes de la télévision. Sans avoir l’air d’y toucher, c’est un univers complexe qu’il dépeint, où le sexe a une place dominante sans jamais tomber dans la putasserie (je pense à une illustration d’échangisme pour impuissants et frigides), parfois critique parfois touchant, toujours humain, et qui touche finalement à plus de réalisme qu’un article socio-sexo de Biba.

Petite cerise sur le gâteau, chaque page porte le nom d’une chanson connue (ou pas, je connais assez mal la carrière de Mireille Mathieu) en rapport direct avec le strip. La playslist n’est pas dégueu et ajoute encore un peu de sel à un univers déjà épicé. C’est le moment de vous faire plaisir.

 

Sexe, désirs et petites contrariétés de Pluttark chez Fluide G. : 13 euros

Et c’est reparti pour un tour…

 

Dans quelques jours et pour la quatrième fois consécutive, je prendrai un train matinal pour me rendre dans la belle ville de Cannes. 10 jours sans ma famille mais aussi 10 jours et autour d’une quarantaine de films, une vingtaine de robes, des litres de cocktails, de démaquillants et de crème solaire et des dizaines d’ampoules. Aussi étrange que cela puisse paraître, le festival de Cannes (et même si j’y travaille sans relâche) est aussi MON moment à moi dans l’année. Comme une parenthèse dans mes vies de ma maman et d’épouse où seule compte ma passion pour le cinéma.

Depuis 4 ans, mon organisation du festival est entrée dans une dynamique positive. J’y vais chaque année avec une meilleure accréditation, on m’offre de plus en plus de cadeaux pour partir et je suis bien loin maintenant de quémander des accès aux soirées qui me font envie (enfin, pas toutes les soirées qui me font envie, mais c’est déjà pas mal). Difficile donc de ne pas devenir accro à tout ce luxe, cette énergie, ce monde décalé un peu fou.

J-2 avant le grand départ. Comme d’habitude, je ne suis pas prête. Je suis aussi un peu anxieuse de casser mon rythme, de quitter ma famille. Et si ce monde, je ne le méritais plus ? Mais cette sensation disparaitra quelques minutes après le départ du train, ou avant que j’entre pour une nouvelle fois dans le Palais des Festivals. Je commence ici une série d’articles sur le festival le plus glamour au monde, ses codes, mes aventures. En espérant que comme toujours, elles soient encore plus folles que dans mes rêves les plus fous. Que la magie opère, une fois encore, sur la maman qui va monter les marches.

Restons calmes !

 

J’imagine que vous connaissez tous le dessin facilement reconnaissable de Soledad Bravi puisqu’elle fait partie des illustratrices et dessinatrices qui « comptent » avec ses collaborations pour le magazine Elle, Monoprix, les livres des paresseuses et j’en passe. Personnellement j’aime beaucoup son dessin naïf qui fait mouche, ses sujets féminins bien croqués et la mélancolie (peut-être est-ce juste du réalisme ?) qui transpire souvent de son univers coloré.

Restons calmes ! est l’occasion de pénétrer un peu plus son univers personnel et son histoire en tant que mère d’ados. Je ne suis pas encore concernée (et heureusement) mais je garde encore un souvenir frais de l’expérience de mes parents avec mon frère et ma sœur. C’est pourquoi j’ai été touchée par la tristesse qu’elle exprime en réaction au rejet de ses filles, aux petites phrases qui claquent, au quotidien entre épuisement et consternation.

Avec beaucoup de drôleries et de sensibilité, l’auteure ne cache pas une blessure qu’on devine encore à vif. Elle se découvre peu à peu à nous et les cases d’introduction qui rappellent ce qu’on peut lire cette saison dans les journaux féminins (je suis grosse donc je me mets au sport) cache en fait des raisons beaucoup plus complexes et humaines. Comme s’il fallait une justification futile avant d’aborder les sujets qui fâchent, comme s’il fallait s’excuser de sa gravité de peur de perdre son public.

J’ai passé un très bon moment avec cette bande dessinée de Soledad Bravi. Je pensais me vider le cerveau et c’est au contraire, et tant mieux, des quantités de questions qui se sont imposées à moi. Maman d’ados ou pas, je vous conseille la lecture de ce Restons calmes ! qui trouve sa place sans problème dans ma bibliothèque entre les petits bijoux de Margaux Motin… Les mamans changent de visage par la BD et ça fait du bien.

 

Restons Calmes ! de Soledad Bravi, chez Casterman : 15 euros

Couche MioSolo de BambinoMio

À la naissance de Mia, nous avons fait le choix de la couche lavable. À l’époque, j’avais commandé une quinzaine de BumGenius OneSize en différentes couleurs sur Amazon.com. Le modèle était évolutif et le prix raisonnable si l’on commandait à l’étranger (je me souviens avoir payé autour de 15 euros par couche) mais j’avais surtout craqué pour la simplicité de l’ensemble soit une couche évolutive imperméable + un insert (de deux tailles différentes selon les besoins et l’âge de l’enfant). Autour des 8 mois de Mia, nous avons stoppé les couches lavables pour la simple et bonne raison qu’elles ne convenaient plus au rythme de notre fille. Elle dort autour de 15 à 16 heures par nuit et les fuites étaient trop fréquentes (j’avais aussi un peu peur pour son confort). Mais le matériel avait été rentabilisé et nous étions convaincus.

Récemment, j’ai pu tester le modèle MioSolo de BambinoMio qui regroupe toutes les qualités de mes souvenirs de couches lavables : de jolies couleurs (oui, c’est important, on m’a offert un modèle en chanvre à la naissance de ma fille qui fait un peu trop roots à mon goût), une taille évolutive (pas question d’acheter trois modèles de couches différentes selon les âges), une imperméabilité sans défaut. Mais les années ont aussi été bénéfiques au concept et de belles innovations viennent simplifier encore plus la vie des parents : des pattes repliables pour la lessive (oui, parce qu’avant le risque existait de voir la couche se refermer pendant la lessive et donc ne pas être bien nettoyée), une barrière anti-humidité et un noyau super absorbant.

Je sais qu’il est difficile de convaincre les sceptiques de l’utilité, de l’intérêt écologique et l’efficacité des couches lavables. Mais je crois que notre exemple parle de lui même, je ne suis pas une mère maternante dans le sens péjoratif du terme, je n’ai pas allaité et en parisienne convaincue j’ai un mal de chien avec tout ce qui est tri sélectif. Pourtant, quand on voit au quotidien la quantité de couches (qui ne sont pas biodégradables) qu’il faut jeter à la poubelle, quand on voit le prix aussi des paquets (je pense en particulier aux parisiens, qui en plus ne bénéficient jamais des offres spéciales), la couche lavable est une évidence. Parce que si vous avez un enfant, vous aurez de toute façon les mains dans le caca un jour ou l’autre, parce que, pour avoir utiliser les deux modèles l’odeur ni n’est pire ni meilleure à la conservation (poubelle à couche, seau de couches lavables en attente de lavage = même combat), parce que je suis fière de pouvoir dire que j’ai contribué à l’évolution d’un système ubuesque et sur-consommateur.

Honnêtement, je vous conseille au moins l’essai, quitte à faire marche arrière plus tard. Faites vous offrir 5 couches lavables par vos amis, votre famille en cadeau de naissance (c’est quand même plus classe que ça), je vous parie que vous serez étonnés.