Journal #9

 

Presque déjà la fin et je me sens plus enceinte que jamais, enfin. Je suis étonnée d’avoir eu besoin d’autant de temps pour m’approprier cette grossesse (même si les circonstances extérieures ne m’y ont pas aidé, il faut le reconnaître). Je commence à peine à faire la liste des différences entre cette grossesse et la précédente, et il y en a. Je ne me souviens pas avoir autant souffert la première fois, d’avoir eu autant de douleurs et de crises de larmes à cause de celles ci. Je n’avais pas eu à l’époque de me plaindre des stigmates de la grossesse, les fameuses vergetures, c’est maintenant le cas (grosse grosse déprime de voir apparaître la première en bas à droite de mon « gros ballon »).  Je ne me souviens pas non plus avoir vu mon ventre bouger à ce point là.

Souvent, je subis les assauts de ce bébé qui transforment sa maison sphère en rectangle ou en carré à m’en faire serrer les dents et il ne me faut pas longtemps pour en déduire que : soit ladite maison est trop petite à son goût, soit il se venge du rythme un peu soutenu que je lui fais subir. Parce qu’elle est là la grosse différence entre mes deux grossesses : de 3 ou 4 mois hospitalisée puis assignée à résidence en position allongée sans avoir rien à faire pour m’occuper me voilà maman qui travaille, parfois obligée de me déplacer loin de la maison, souvent debout jusqu’au soir. Pour assurer mes arrières, on va dire que dans mes mouvements, j’ai été raisonnable. Que je ne suis pas sortie tous les jours, que je n’ai pas dépassé un voyage à Paris par semaine, que j’ai essayé de travailler au maximum au lit.

Mais rien n’y a fait, il aurait fallu m’enchaîner à ce lit pour que je ne ressente pas aujourd’hui l’extrême fatigue qui me prend parfois, ou les pics de douleurs aigües qui m’assaillent. Ces symptômes, je les prends comme le prix à payer de mon indépendance, mon indépendance face à cette grossesse.

Et puis finalement, j’ai aussi pris le temps que je n’avais pas eu la première fois pour prendre soin de moi et de nous : je ne regrette pas la thalasso, le spa, le hammam, je ne regrette pas non plus d’avoir rencontré Samia, ma sage-femme miracle. J’ai eu de la chance et j’ai su jouer de mes limites et aujourd’hui je suis récompensée pour mes efforts, pardonnée pour mes erreurs grâce à un petit détail qui fait toute la différence et me donne le sourire. C’est bête, mais mon nombril est sorti.

 

Crêpes Suzette aux clémentines

 

Cette recette, je la dois à une envie subite de dessert et à une pénurie d’oranges dans ma cuisine compensée par l’addiction de ma fille aux clémentines (rebaptisées « titines »). Je suis seule en soirée, ni une ni deux me voilà aux fourneaux pour réaliser une recette de crêpes Suzette aux clémentines spéciales femme enceinte (et donc pas flambées). Monsieur, arrivé dans la foulée, a partagé mon dessert (c’est toujours meilleur quand c’est partagé) et l’a validé, voici ce qui me permet aujourd’hui de partager avec vous cette douceur d’hiver. En espérant qu’elle réchauffe votre cœur et vous réconforte comme elle l’a fait pour moi.

Crêpes Suzette aux clémentines (2 personnes)

100g de farine, 25cl de lait, 2 œufs, 5 clémentines, 50g de beurre (+10g), 50g de sucre cassonade

Dans une jatte, mélangez la farine et les œufs ainsi qu’une lichette de lait. Quand le mélange est bien homogène (qu’il n’a pas de grumeaux) et que la pâte est bien lisse, ajoutez le reste de lait, le jus de 2 clémentines et 10g de beurre fondu et battez au fouet. Réservez au frais pendant quelques minutes (en théorie 1 heure, mais personnellement, je n’ai jamais le temps).

Pendant ce temps, faîtes chauffer dans une casserole le jus de 3 clémentines, 50g de beurre et 50g de cassonade. Veillez à ne pas brûler ce sirop en contrôlant la puissance de votre feu et en remuant régulièrement.

Préparez vos crêpes comme à votre habitude et réservez les à part. Quand le sirop est nappant et que votre pile de crêpes est prête, vous pouvez enduire les crêpes d’une partie de votre sirop et les réchauffer rapidement à la poêle. Pliez les en quatre et servez chaud en ajoutant en touche finale le reste du sirop.

 

Une semaine au Japon

 

Des années que j’en rêve, ma lubie, mon envie est enfin en train de se matérialiser. Je retourne au Japon. Et je n’y retourne pas toute seule mais avec la seule personne au monde avec qui j’ai envie de partager cette expérience unique : Thomas. Après quelques mois à mettre de l’argent de coté sans y croire vraiment (vous connaissez sûrement ce truc où, quand vous avez exceptionnellement deux sous de coté, une tuile hyper onéreuse vous tombe dessus), la première étape du voyage est enfin confirmée : la date est posée, nous avons nos billets.

Finalement avec ce genre de voyage, le plus dur n’est pas vraiment de dégager un budget mais, dans notre situation, de trouver le temps de le faire. Avec bientôt deux jeunes enfants, il n’est plus possible de partir plus d’une semaine (et encore, je suis sûre de retrouver mes parents sur les rotules) et je stresse déjà à l’idée d’une éventuelle mauvaise surprise de ce coté là. Et si l’un des deux était malade ? Et si notre présence à leurs cotés était indispensable ?

Heureusement, je suis rodée et je sais d’expérience que ce temps pour souffler après une naissance, j’en ai un besoin vital. Je suis la maman qui a « abandonné » sa fille en allant au festival de Cannes deux années de suite pendant 10 jours (la première fois, elle avait 4 mois) et je sais qu’elle ne m’en a pas tenu rigueur. Je soigne mes furtives bouffées d’angoisse en me disant qu’internet est partout et que nous pourrons communiquer quotidiennement avec eux, que nous ne partons qu’une petite semaine et que finalement mes parents ont quand même élevé 3 enfants qui sont aujourd’hui des adultes avec deux bras et deux jambes.

Bref, commence aujourd’hui une phase excitante de préparation de ce voyage qui veut dire tant pour moi. Si vous avez des conseils, des idées ou de bonnes adresses à Tokyo, je suis preneuse et sinon je vous tiendrais au courant des avancées de l’organisation de ce voyage (et je compte bien vous faire aussi de belles photos une fois sur place). J’ai longtemps considéré le Japon comme une seconde maison, là où je me ressource et là où je me sens bien, il est temps de retrouver un peu de mes caractéristiques de femme… parce qu’on est pas que des mamans, merde alors. :-)

Mon beau sapin

 

Nous venons de vivre un week-end festif : dernière visite de mes parents avant Noël (qui verra nos deux familles se réunir à Lille) et installation du sapin dans la maison. Déjà le deuxième Noël de Mia, déjà le troisième Noël avec Thomas. L’année dernière, Mia était encore un bébé et elle s’était contentée d’être agréable, comme à son habitude, avec tout le monde, de jouer avec le million de jouets que le Père Noël lui avait apporté et de goûter tout ce qu’il y avait sur notre table de fêtes.

Cette année, c’est différent. Mia est plus que consciente de ce qui l’entoure et des modifications qui ont lieu. Ses livres préférés le reste de l’année parlent de Noël alors cet univers est déjà un peu familier pour elle. Et même si nous parlons peu du « Père Noël » en tant que tel, je préfère qu’elle sache qui est ce gros monsieur bizarre en manteau rouge. Hier, elle a adoré décorer le sapin avec nous, choisissant les décorations et en attachant certaines. Elle a découvert son calendrier de l’avent (que j’ai choisi volontairement sans chocolat et pour un âge plus élevé afin qu’elle l’admire sans trop le tripoter). Et puis nous avons mis en place des rituels qui survivront peut-être à la fin d’année : la puce a droit à sa séance de cinéma privée (parmi une sélection de films que nous avons choisi pour elle) tous les dimanches après midi avec un chocolat chaud.

Ce sapin, qui trône dans le salon, me remplit de joie. Terrain de jeux de prédilection des chats (les prochaines nuits vont être difficiles), c’est aussi le symbole de notre famille qui s’agrandit, trouve ses repères et perpétue une tradition. Je suis aussi fière de voir les étoiles dans les yeux de Mia, de pouvoir lui offrir un peu de cette « magie de Noël » avec ce grand sapin tout rouge et doré. L’année prochaine, nous serons 4, je n’arrive pas encore à y croire et pourtant c’est aussi le message de ce sapin : le temps passe et laisse chaque jour ses marques sur nous, en plus de nouveaux projets et un amour grandissant pour les autres membres de cette famille. Ce sapin c’est ma chance et mon espoir. Je vous en souhaite un aussi beau.

Patchwork #14

On commence à attendre Noël avec impatience dans la famille électrique. On se fait plaisir avec les délices du marché de Noël, on déguise Mia en lutin après le bain, je sors mon bonnet d’hiver et certains cadeaux sont déjà installés dans la toute nouvelle chambre de ma grande fille. En même temps, il ne reste que 3 semaines à patienter. La décoration est prévue pour ce week-end et la suite des festivités devrait arriver bien vite avec mon emploi du temps de ministre. Je ne vois pas le temps passer, il va falloir penser à souffler…

 

Ne cherchez plus, les meilleurs bretzels du monde sont à Compiègne (et ne sont vendus qu’un mois dans l’année)

 

La chambre de Mia bien rangée (ce qui n’arrive jamais en vrai)

 

Une autre friandise de Noël (difficile de ne pas craquer)

 

Look d’hiver (et tête du matin)

 

Mon lutin après le bain

 

Et merci à Marjoliemaman et Miss James pour cette idée de journal en images. Rendez-vous la semaine prochaine.

J’ai testé… la Joovy Caboose Ultralight

Il n’y a pas grand chose qui me faisait peur quand nous avons pris la décision d’avoir un deuxième enfant rapproché de notre première. Pourtant la poussette double en faisait partie. C’est bête mais j’ai tellement eu de la peine pour les parents qui se traînaient avec difficulté deux enfants (big up aux parents de jumeaux) dans un tank, à les voir redouter les trottoirs ou à surveiller sans arrêt que leur carrosse à la taille disproportionnée était en sécurité (et donc les enfants qui étaient dedans). J’ai souvent eu du mal à entrer dans les magasins avec ma poussette simple (quand je ne m’en faisais carrément pas virer), j’imagine l’angoisse avec la poussette double. Pourtant, en m’envoyant leur Caboose Ultralight, la marque américaine Joovy a effacé mes craintes. Je les remercie également de m’avoir fait parvenir le modèle dans la délicieuse couleur Blueberry, que j’aime donc autant pour mes muffins que pour mes poussettes.

Je vous explique. La Caboose Ultralight est une poussette duo où les enfants sont en théorie dos à dos, mais pas seulement. L’enfant de devant bénéficie d’un siège à l’assise confortable (il est également possible d’y installer un cosy) et l’enfant à l’arrière peut être soit dos à la route (et donc face à vous) soit debout grâce à deux poignées et une plateforme très maligne. Nouveauté de la marque, il est maintenant possible d’acheter en option sur le site de la marque un siège pour que les deux enfants soient face à la route.

Vous le voyez, pour ce crash-test, Mia est ra-vie. Des semaines qu’elle joue avec les roues et de longues heures à grimper à l’avant et à l’arrière de la poussette à la maison, elle était tellement fière de la tester enfin en vrai, avec son doudou Georges. Comme son petit frère n’est pas encore arrivé, elle s’est installée naturellement à l’avant où nous avons pu constater que l’assise lui permettait d’être bien droite. Même avec mon gros ventre, je confirme que la Caboose Ultralight porte bien son nom et que ses 9,5kg à vide sont très faciles à déplacer comme à installer dans le coffre de notre Twingo (oui, ça rentre).

Comme Joovy a pensé au confort et à l’amusement des enfants, il ont aussi pensé aux détails qui font toute la différence chez les parents. C’est le cas avec l’accessoire de poignée, très bien pensé, fait pour contenir deux gobelets (un pour les petits et un pour un Caramel Macchiato par exemple) et auquel est ajouté une poche refermable où l’on peut glisser ses clés, des mouchoirs ou l’une ou l’autre des dix millions de merdouilles indispensables que l’on emmène quand l’on sort ses enfants. La fermeture scratch m’a permis d’installer Georges et je suis certaine qu’aussi haut il peut profiter du spectacle sans que je craigne de le perdre quelque part.

Pour la maniabilité, encore un bon point pour Joovy. Les roues tournent bien et je n’ai eu aucun mal à passer les trottoirs en appuyant avec mon pied sur la plateforme arrière pour faire levier. Il est possible d’installer une tablette à l’avant (je ne le fais jamais mais elle est inclue dans le pack) et le panier de rangement, situé sous le siège arrière, est assez vaste pour envisager de prendre uniquement la poussette pour faire quelques courses en ville.

On s’habitue vite à sa longueur (elle n’est en fait pas plus longue qu’une poussette duo classique) et alors que nous l’avons sortie pour visiter le marché de Noël de notre ville (oui, parce que je n’habite quand même pas dans le village du Père Noël) elle s’est imposée naturellement comme faisant partie de la famille depuis toujours. Sa capote nous a été très utile, son panier également (hmmmm, des bretzels) et nous nous la sommes passée, Thomas et moi, sans que ni l’un ni l’autre n’ai de difficulté à la manier sur route comme sur trottoir comme sur pavés.

Mon avis global est l’image de mon sourire de maman enceinte épanouie : je suis conquise (Mia aussi mais elle préfère quand même les chocolats). Il me tarde même de la tester avec mon fils dedans et de profiter de ses multiples possibilités pour rendre nos balades en famille plus faciles et plus amusantes. Je la conseille vraiment sans réserve aux familles avec deux enfants rapprochés (Joovy propose aussi des modèles trio pour les autres) qui ne sortent pas la poussette quotidiennement (ce qui est mon cas).

Pour ceux qui sont donc intéressés, je vous conseille d’aller faire un tour sur le site internet de la marque (en anglais). Les poussettes Joovy sont disponibles sur le site directement (on y trouve aussi tous les accessoires optionnels) ou sur les sites comme e-bay ou amazon. La poussette Caboose Ultralight est étonnamment accessible (environ 270 dollars) et même si il faut y ajouter les frais de port, le prix reste très raisonnable. Comme c’est un coup de cœur chez nous, j’envisage d’investir dans le deuxième siège arrière pour permettre une double assise face à la route (environ 70 dollars) pour quand notre fils sera assez grand pour être installé ailleurs que dans un cosy. En tout cas, n’hésitez pas, c’est un modèle que vous ne verrez pas partout (et c’est une erreur) et qui remplit parfaitement ses fonctions.

 

Ceux qui ne savent pas…

 

Avant d’être maman, j’étais tout sauf une fan de bébés. Changer des couches n’était pas un fantasme, je ne me battais pas pour tenir le dernier rejeton de la famille dans mes bras, et les photos mignonnes qui circulent sur la toile et s’attirent des nuées de « like » n’étaient pas ma came du tout (j’ai toujours préféré les chatons). Avec la naissance de Mia, on ne peut pas dire que ça ait changé particulièrement. Je n’ai toujours pas envie de serrer contre moi le nouveau-né de quelqu’un d’autre et globalement je ne les trouve jamais irrésistiblement craquants s’ils sont objectivement hors des critères classiques de beauté. Mais j’ai développé une forme d’empathie pour les mères et une forme de compréhension pour leurs rejetons.

Naturellement avec Mia, j’ai su ce que j’avais envie de faire et rien n’a été forcé de ma part. Je partage mon quotidien avec elle comme avec une petite personne qui sait ce qu’elle veut, a son propre rythme et ses propres humeurs. J’ai appris à la connaître et à la reconnaître comme un être à part entière.

Pourtant, je ne m’y fais pas… je suis toujours étonnée quand je croise des gens qui ne savent pas. Vous savez, ceux qui parlent à votre enfant comme si c’était un bébé labrador (« ouhh, qu’il est mignooooonn ! Oh, regarde, il a pris sa cuillère tout seul !!!! Dis, tu veux un susucre ?!? »). J’en ai un spécimen dans ma famille qui ne veut toujours pas comprendre que Mia est un être humain doué d’intelligence et maintenant de parole et qu’elle ne se sent pas très à l’aise avec des têtes inconnues (oui, quand on voit un enfant 2 fois par an maximum, on est pour lui un quasi-inconnu) qui lui hurle des absurdités suraigües dans les oreilles. Parce qu’en général, les gens qui parlent à votre enfant comme à un bébé labrador ne peuvent pas s’empêcher de faire des variations aberrantes de voix et de partir dans les aiguës ce qui leur donne invariablement un air un peu (beaucoup ?) crétin.

Attention, je n’en veux pas à la boulangère qui va gagatiser 5 minutes avant d’offrir un mini pain au chocolat à ma gourmande ravie, ou aux anciens de la famille qui n’ont pas vu un enfant depuis la guerre de 14, juste à ceux qui se sentent investis d’une mission (mais uniquement 2 fois par an maximum, de toute façon si on les voit plus, les enfants c’est vite chiant) et qui veulent conquérir ma fille pour se donner bonne conscience. Puisque de toute façon, on n’achète pas un enfant avec un cadeau ou une attitude de ravi de la crèche, je ne doute pas que dans quelques années Mia saura faire la différence entre les adultes qui sont là pour elle et les autres, entre ceux qui la responsabilisent et lui font confiance et ceux qui lui supposent un QI de 25 parce qu’elle mesure moins d’1 mètre.

Je crois qu’avec les années, c’est cette attitude guimauve dégoulinante qui m’a le plus dégoutée et dont j’essaye au maximum de protéger mes enfants (pour l’instant Mia seule mais son petit frère sera logé à la même enseigne). Parce qu’à mon sens il n’y a rien de moins honnête que ce faux enthousiasme composé de toute pièce et parce que le minimum qu’on doive à un enfant (qu’il ai 2 ans ou 12) c’est d’être honnête avec lui.

 

Banana Bread

 

Au départ, c’est un heureux hasard (et un appel de mon estomac) qui m’a fait goûter un délicieux gâteau à la banane la semaine dernière à Paris (chez Prêt à manger à So Ouest pour ceux que ça intéresse). Et puis le souvenir de cette gourmandise s’est fait envie de grossesse, c’est à dire que je ne pouvais pas m’empêcher d’essayer de le refaire à la maison (puisqu’étant dans l’incapacité de m’en délecter à nouveau à Paris). Voici donc ma recette du banana bread, LE cake à la banane américain.

Banana Bread (pour 6 personnes)

6 bananes bien mûres (+2 bananes pour le dessus), 2 œufs, 150g de sucre cassonade, 200g de farine, 1 sachet de levure chimique, 90g de beurre, 2 cuillères à soupe de lait, 1/2 cuillère à café de gousse de vanille en poudre.

Préchauffez votre four à 180°C. Dans une jatte, mélangez les ingrédients secs : farine, levure chimique, sucre et vanille. Puis ajoutez le beurre fondu, le lait et les bananes réduites en purée à la fourchette. Quand le mélange est bien homogène, ajoutez les œufs entiers.

Beurrez et farinez votre moule (à cake ou à manqué). Versez-y la pâte et ajoutez pour la décoration des rondelles de banane. Pour obtenir un banana bread bien moelleux, il faut le cuire entre 50 minutes et 1 heure à 180°C recouvert d’une feuille d’aluminium.

Et servi un peu tiède, c’est encore meilleur. :-)

Journal #8

 

Une semaine sans Mia, une semaine à préparer l’avenir. Une chambre de grande fille installée, la chambre du bébé déplacée (et qu’il reste encore un peu à aménager). Et puis nous en avons profité pour partager de ces rares moments à deux à l’extérieur. Samedi, c’était donc le grand retour de ma tornade bouclée avec une appréhension quand à sa réaction de voir son univers bousculé… Et bien, fidèle à son caractère courageux et résigné, Mia a juste été émerveillée de ses nouveaux rangements à jouets, elle a ouvert de grands yeux devant ses tableaux, s’est amusée de ses porte-manteaux à sa taille et vient à ce jour de passer une poignée de nuits sans soucis dans son nouveau lit de grande fille. Un réveil le premier matin sur la moquette et depuis c’est un long fleuve tranquille. Comme la vie avec elle, en somme.

Un gros caractère chez une petite bonne femme qui change son monde sans avoir l’air d’y toucher, assez intelligente pour préférer les lames de fond aux vagues bruyantes mais sans conséquence. Ainsi se passe la vie avec Mia, parfois plus mature que moi et certainement plus courageuse.

Entretemps, mon corps a envoyé les signaux de l’entrée en phase finale de la grossesse. J’ai constamment besoin d’être rassurée, je retrouve mes films-doudous, je suis serrée et engoncée dans tous mes vêtements et je sens mon fils descendre inexorablement. Rob le chat (sage-femme officielle depuis la première grossesse) lui-même, a changé de comportement entre sur-protection et séances de câlins en folie. Je compte désormais les jours et les semaines qui me séparent de la grande rencontre.

Et c’est là qu’on se rend compte que le temps a passé vite et que mes valises de maternité ne sont pas prêtes (même pas commencées), que je ne sais plus où est ma carte de groupe sanguin (enfin si, mais il va falloir fouiller dans un sacré bordel pour la retrouver), que je n’ai pas choisi ni commandé de soutien-gorge d’allaitement et que la liste des choses à faire avant Noël (et donc avant d’accoucher) est encore bien looooonngue.

Mais je suis désormais sereine (et vive les hormones). Je sais où je vais, je me fais confiance et je fais confiance à mon équipe de choc.

L’aubergine est bien divine

 

Quand j’étais enceinte de Mia, j’ai eu la chance d’être entourée de mamans elles aussi enceintes ou jeunes accouchées. Pas forcément dans la vraie vie mais principalement sur internet. Et leur existence a été un soutien indéfectible de la grossesse au jour J, du day one à aujourd’hui. Il y en a une que j’ai rencontrée alors que je trainais encore un gros ventre et qu’elle venait à peine de démouler : c’était Aubergine (inutile de vous préciser que ce n’est pas son vrai prénom, qui est beaucoup plus poétique, mais un pseudonyme bien choisi). On avait échangé, et puis on s’était perdues de vue (c’est à dire que j’ai accouché aussi et que dans ces cas là, le temps de voir des copines se réduit considérablement) et puis on s’est retrouvées sur la toile (twitter en fait).

Aujourd’hui encore, on ne se parle pas beaucoup (et on ne se voit jamais) mais je suis avec attention les péripéties de sa petite famille comme celle d’une cousine un peu éloignée mais que j’aime bien quand même. Il y a quelques mois, ladite Aubergine a commencé à fabriquer des bijoux pour ses amies puis à les vendre en ligne. Encore une fois, j’avais suivi l’affaire d’un œil avant de craquer la semaine dernière : il me fallait un de ses bracelets. Pourquoi ? D’abord parce qu’ils sont très jolis, ensuite parce qu’ils sont sur-mesure et surtout parce que j’aime savoir d’où viennent le peu de fantaisies que je m’accorde. Je les préfère même avec une histoire et un humain derrière, un humain que je peux nommer. En l’occurrence avec ce bracelet (en cuir bleu et beige et qui s’accorde avec tout), je pense à mon choix d’être mère envers et contre tous (et tout) mais pas que. L’aubergine est une fêtarde et elle n’oublie pas d’être ce qu’elle est, c’est aussi ça qu’il représente ce bracelet.

Attention supplémentaire qui m’a fait sortir mon mouchoir, la présence dans le paquet d’une version miniature de ce même bracelet pour ma fille. D’accord, j’ai les hormones en folie mais ce geste a sûrement été l’attention la plus délicate et la plus touchante que j’ai eu le plaisir de recevoir depuis des semaines… de la part d’une fille qui parle de bites toute la journée, vous en conviendrez c’est cocasse. Et puis en fait non, c’est complexe et riche et beau, un peu comme elle.

Bref, si ses bracelets (ou son humour) vous intéressent, vous pouvez la contacter via twitter ou sur sa page Dawanda. N’hésitez pas c’est une crème (et un bracelet/collier/headband sur mesure, c’est un cadeau qu’on n’oublie pas)