Pendant ma grossesse, j’ai cherché à tout prix le moyen d’intéresser Thomas au sujet à travers les livres… comme si son temps de lecture avait un rapport avec son implication. Manque de chance, les guides Marabout et autres encyclopédies de la parentalité c’est pas trop son truc. Pourtant quand je lui ai offert les deux premiers tomes de Maé, son visage s’est illuminé. Je crois que même si il ne s’est pas toujours retrouvé dans ce papa gameur, la relation touchante entre celui ci et sa fille, presque fusionnelle, lui a donné un exemple et un but concret.
Avec les années, Mia grandit avec Maé, nous avec Pacco (ils ont quand même beaucoup d’avance). On s’étonne à répéter partout que notre fille est la petite fille la plus drôle du monde et ses « blagues » nous font mourir de rire en vrai. Rien n’est alors plus réaliste et plus concret que ce père qui lègue à sa fille un medley de ses meilleurs moment, même si le personnage avec les années a échappé de plus en plus à la réalité pour l’amour de l’art.
Pacco est désormais séparé de sa compagne (plus connue sous le nom de « Sté ») et Maé ne passe plus qu’une semaine sur deux avec son père. Une page se tourne, autant pour les lecteurs qui suivent leur histoire depuis des années maintenant, que pour cette famille. De nouvelles marques sont à prendre et pour autant qu’on puisse en voir, Pacco est toujours le meilleur père du monde (ex aequo avec Thomas quand même) avec ses qualités et ses défauts qui le rendent unique.
Bien sûr que la vie n’est pas aussi simple qu’une BD. Mais celles ci, des premières années de la petite fille jusqu’au récit de papa célibataire à mi-temps embellissent un quotidien partagé par beaucoup. Une belle façon de mettre de la légèreté dans les épinards.
Une semaine sur deux aux éditions Fluide G., déjà disponible au prix de 14 euros.















