We ♥︎ Prema et la #TeamElectrique

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Comme je vous l’avais annoncé il y a quelques mois, le blog s’était engagé à participer à l’opération We love Préma qui consistait à récupérer le maximum de bodies en taille naissance ou prématuré et à les customiser (selon des règles strictes pour le bien des petits prématurés) afin qu’ils soit offerts aux familles concernées dans les services de néonatalogie de toute la France.

Notre #TeamElectrique en quelques chiffres c’est : 8 personnes dans 4 régions différentes, 4 mois d’engagement et un total de 96 bodies customisés.

96 bodies ont donc été envoyés à l’association SOS Préma ces derniers jours et tous portent, au dos au niveau du col, le logo de notre équipe… une ampoule électrique bien sûr.

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Et parce que je suis très fière des productions de ma #TeamElectrique, voici une petite sélection en photo (quelques unes des miennes sont toujours visibles ici). Galliane nous a gratifié de ses plus belles paillettes. Esther a produit des oeuvres graphiques du plus bel effet. Catherine, qui n’a pas arrêté de dire qu’elle ne savait rien faire de ses 10 doigts a ajouté sur ses bodies de beaux dessins tendres. Dans la même vague, Delphine a joué avec virtuosité avec les couleurs. Cécile a choisi les empiècements les plus « cute » de la terre. Corinne a choisi la poésie des fées, des papillons et des chats et a fait valser ses pochoirs. Toutes ses oeuvres sont uniques et ressemblent aux femmes qui les ont produites. Et bien sûr, ce sont toutes de vraies filles électriques. Bravo à elles.

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Engagées pour We ♥︎ Prema

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C’est une opération lancée sur plusieurs mois, avec plusieurs blogueuses, dans toute la France et qui a pour but de récolter le maximum de bodies taille naissance et prématuré customisés par nos soins pour les bébés prématurés dans les services de néonatalogie. C’est l’association SOSPréma qui nous chapeaute, en partenariat avec les marques Mont Roucous et Verbaudet,  et l’envie de se rendre utile et de donner un sourire qui nous anime.

J’ai ma propre expérience de la prématurité. Une grossesse compliquée pour Mia, allongée pendant des mois et au final, un tout petit bébé malade qui a passé ses premiers jours en néonat à l’hôpital Robert Debré, si loin de moi.

Depuis, je fais ce que je peux pour m’engager dans la recherche contre la prématurité. À ma petite échelle, avec mes petits moyens. Et j’ai donc été ravie qu’on me propose cette belle opération. J’ai réuni autour de moi la #teamelectrique, composée évidemment d’Esther et de Galliane mais aussi d’Emm, de Delphine, de Corinne (ma maman), de Catherine (ma belle-maman) et de Thomas. Et depuis quelques semaines, nous collectons des bodies.

Presque 100 au total ont été dispatchés un peu partout en France (nous sommes une équipe très étendues) et la customisation a commencé. Voici mes premières « oeuvres » (je vous laisse deviner pour quel body Mia a offert sa contribution).

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Merci à la marque Edding d’avoir généreusement offert du matériel pour la customisation (une boîte de très chouettes feutres textiles). Merci à l’équipe pour son engagement. Et à très vite pour la suite de cette aventure.

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Si l’envie vous prend de nous donner un coup de main, d’une manière ou d’une autre, n’hésitez pas à m’envoyer un mail en utilisant notre formulaire de contact ou en laissant un commentaire ici. Toute aide sera la bienvenue.

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Correspondances #5

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J’ai rêvé que je faisais pipi sur un test de grossesse et que celui-ci se révélait positif. Pour être claire, je sais très bien que je veux un troisième enfant. Je me donne juste un peu de temps avant de le mettre en route, pour profiter (un peu) de ma jeunesse. Enfin, profiter comme quelqu’un qui a déjà deux enfants.

Et alors que ce troisième enfant est compromis par mon état de santé, j’entends beaucoup que j’ai déjà de la chance d’en avoir déjà deux. Une fille et un garçon en plus. Sur le papier, j’ai donc tout ce qu’il me faut et je n’ai pas vraiment à me plaindre de ne pas avoir de bonus. Et de moi-même, je pense aussi que j’ai encore moins à me plaindre parce que j’en ai déjà des enfants (en opposition, à ceux qui ont du mal). Quand j’ai fait une fausse couche, avant de tomber enceinte d’Adam, j’ai beaucoup entendu « Concentre toi sur Mia, n’oublie pas que tu as déjà la chance d’avoir déjà une fille ».

C’est un sujet sur lequel, je n’arrive pas être raisonnable. Je sais ce que je ressens, ce que je veux, ce qui serait idéal. Un point de vue partagé par Thomas qui nous imagine en grande famille.

J’ai du mal à imaginer que les parents de trois enfants puissent se dire qu’ils auraient du n’en avoir que deux (ou un) comme si les enfants étaient des chiffres ou des sexes plutôt que des personnes.

C’est l’ambivalence de ma vie sur internet. Sur les blogs, je vois des familles de 3 ou 4 enfants, recomposées ou pas dans, dans la joie et la bonne humeur. C’est beau, c’est naturel, ça semble si simple. Dans la vie, ça étonne un peu tout le monde, ça fait « pas raisonnable » et un peu arriéré. Oui, il faut une grande maison (qu’il faut se permettre), il faut de l’organisation, il faut changer de voiture, il faut un sèche linge, et tout les trucs auxquels je ne pense pas, là, tout de suite.

Mais ce troisième enfant, j’ai déjà envie de le défendre. Je défends déjà l’idée qu’il puisse exister, que je veux qu’il existe. Je souffre qu’on nous imagine sans, qu’on le voit comme la preuve vivante de notre folie (ou de notre connerie).

Ce rêve, que je ne fais pourtant jamais, il me dit de ne pas perdre de vue ce qui est important, ce qu’il a après.

Pour avoir une meilleure perspective, cette semaine, je me suis enfuie à Paris. J’ai été boire un thé glacé au restaurant du Centre de Danse du Marais. En souvenir du temps où, fraîchement débarquée à Paris, je passais mes après midi à siroter ce thé en attendant que les petites gosses « privilégiées » dont je m’occupais sortent de leur cours de flamenco. J’ai pris quelques minutes pour moi, pour savoir qui je suis, pour me rappeler qui j’étais et pour savoir ce que je voulais. Ma vision est devenue plus claire. Je la veux cette famille, je la veux avec Thomas, je veux vivre mes rêves, continuer à écrire, voyager, et d’autres choses encore. Ce troisième enfant, il fait déjà partie de moi. Son idée grandit en moi avant de prendre une forme tangible. Et je l’aime déjà. Comme les deux enfants qui partagent déjà ma vie et que j’adore, je puise ma force en lui.

Comme quoi certains rêves n’ont pas besoin de s’analyser, certains racontent juste des évidences.

La voir pleurer dans son sommeil

mia

Déjà 10 jours que nous avons pris nos quartiers à l’hôpital pour enfants de Clocheville à Tours. Nos journées ont pris un rythme à la fois rapide et lent avec les rendez-vous immanquables, les rituels, les repas décalés, les siestes et les visites de médecins, d’infirmières ou de kiné. Et il y a eu un rebondissement qui vient ajouter à ces 10 jours, 15 jours supplémentaires de repos et de surveillance après une opération qui aura lieu en début de semaine. Presque un mois d’hôpital en tout. Lire la suite