Gourmandise

cupcake

Ma vie en ce moment c’est littéralement ce cupcake à la framboise et à paillettes avec ses défauts et ses qualités. Il y a en effet des paillettes dans ma vie. Une sorte d’excitation permanente liée à de belles personnes, de chouettes projets (comme ma nouvelle chronique « C’est compliqué » pour Slate.fr), les enfants qui grandissent et qui m’émerveillent de plus en plus. Il y a le grand écart entre Lille et Paris et les trajets en train dont je ne me lasse pas (on en reparle dans quelques mois). Il y a mon décor quotidien où je commence à prendre des marques.

Et puis ce cupcake, il a beau être très joli, il est quand même salement compliqué à avaler. Trop de crème, même si elle est délicieuse, et surtout trop colorée ce qui assure de se retrouver avec la face (du menton au bout de nez) d’un joli fuschia. Impossible à manger proprement, c’est une pure gourmandise avec laquelle on se cache pour mieux apprécier de s’en mettre plein les doigts (et le visage, donc).

Et c’est aussi ça, ma vie, en ce moment. Une incapacité à tout gérer, les émotions, les gens, les corvées, le travail. Alors j’oublie volontairement les choses jusqu’au dernier moment, avant de m’engouffrer dans la bataille avec boulimie. Sans retenue, sans réserve et avec un petit peu de honte quand même.

J’en ai envie de ce monde, de ces gens, de ces opportunités et de ces moments précieux avec mes enfants. Je ne sais pas choisir. Je me goinfre de cupcakes à paillettes, de sourires, de rires, de baisers. Je ne suis pas raisonnable. Je veux tout.

Peut-être, pour continuer à épuiser la métaphore, que je vais finir le visage barbouillé et rougi, les fesses énormes à force de me laisser aller à la gourmandise. Peut-être que je vais regretter de ne pas avoir été plus raisonnable. Mais je n’y pense pas, je ne veux pas y penser. Qui pourrait résister à un tel cupcake avec des paillettes ?

Ce qu’on leur laisse

fingers

Avec les années, j’ai appris à me soucier de moins en moins de ce que pensent les autres. Ça m’importe toujours un peu mais beaucoup moins qu’avant. Par contre, je pense beaucoup à ce que pensent nos enfants de nous. Je surveille leurs réactions et leurs attitudes, j’ai parfois de petites conversations avec Mia qui en disent beaucoup sur l’image qu’elle a de moi (en comparaison avec son image de la maman idéale qui est surtout basée sur des dessins animés ou des livres d’images).

C’est quelque chose qui m’est apparu essentiel ces dernières semaines. Je me suis demandé pourquoi nous (Thomas et moi) laissions une si grande trace de notre passage sur internet. À quoi servaient ces tweets, ces messages, ces articles, ces blogs et ces interviews et même les interactions qu’on a avec les gens ? Ils sont juste nous. Mais je ne veux pas croire qu’ils n’existent que par narcissisme ou uniquement pour nous rassurer sur notre existence. Ils entrent aussi dans le cadre de notre vie professionnelle (les limites sont floues, chez nous). Ces traces, j’y pense de plus en plus dans le cadre de notre famille.

Je réfléchis à monter un dossier, quelque chose de physique, sur du papier, qu’on stockera au grenier pour celui qui le retrouvera, plus tard, peut-être dans des dizaines d’années. J’ai envie que nos enfants déterrent ces traces de nous et se disent qu’ils auraient voulu (ou pas) boire une bière avec nous au même âge. Pour discuter des choix qu’on a faits, des combats qu’on a menés ou des choses qu’on a dites, qu’on ait eu raison ou pas.

Je n’ai jamais eu envie de n’être qu’un parent. Je ne suis pas une figure d’autorité classique, je remets toujours beaucoup de choses en question et je ne cache pas mes failles. Je ne suis pas cette figure rassurante de la mère qui sent bon les cookies qu’on sort du four et est toujours disponible pour un câlin. Je suis cette mère qui travaille à la maison, sur son ordinateur, et qui s’absente parfois pour quelques heures ou quelques jours. Je n’organise pas d’activité manuelle le mercredi après midi mais je suis toujours partante pour une séance de cinéma. Je parle à mes enfants comme à des adultes depuis toujours. Je suis une personne et je les respecte comme des personnes surtout pas comme des miniatures mignonnes.

J’ai des défauts et ils en connaissent déjà une partie. Je veux qu’ils puissent, si ça les intéresse, se dire que leur mère (et leur père puisque la réflexion est partagée) ont fait telle bêtise ou telle chouette chose. Que je suis grossière parfois et pas toujours très réfléchie, mais que je me laisse toujours guider par mon coeur même si ça me perdra certainement.

Bien sûr, je ne demande pas à mes enfants d’avoir un regard objectif sur ce que je suis en tant que personne maintenant ou même dans quelques années. Je parle ici pour des dizaines d’années dans le futur. Quand nous ne serons plus là ou plus en état pour en parler. Cette trace qu’on laisse, avec nos faiblesses, nos défauts, nos bêtises plus ou moins grosses, j’espère qu’ils la trouveront et qu’alors ils auront le sentiment de connaître un peu mieux leurs parents et l’histoire, tout sauf parfaite mais aussi tellement belle, de leur existence.

Mes résolutions de la rentrée

paris

Avec les années, je remarque que c’est plus facile pour moi de faire (et de tenir) ma liste de bonnes résolutions à la rentrée de septembre qu’au 1er janvier. Cette fois-ci, et comme j’ai tourné une page, elles sont importantes mes résolutions. 2 semaines que je m’y tiens, c’est un record et le commencement, peut-être, d’une nouvelle vie. En tout cas, ça en a tout l’air. [Lire plus…]

Plan Biz

Dans ma vie, j’ai la chance de ne travailler qu’au hasard de rencontres avec des gens toujours différents dans des univers aussi complémentaires qu’opposés. Mon aventure avec la web-série Plan Biz, qui s’achève bientôt, est une de ces surprises qui enrichissent mon quotidien et mon parcours. Suite à une soirée d’ouverture d’une parfumerie parisienne du Marais où le buffet était composé de pains en forme de pénis, j’ai rencontré Laurent Enzo François qui travaillait à l’époque au sein de l’agence Ogilvy. C’était il y a plusieurs années déjà. Quelques mois plus tard, ce même Laurent m’invite à participer à une opération en partenariat avec Lexpress.fr où je me suis retrouvée intégrée à la rédaction pendant quelques jours à écrire un article sur les web-séries. Je me rends compte alors assez vite que je suis un peu seule (ou presque) à avoir écrit en France sur le sujet et on me contacte régulièrement pour des interviews ou des participations à des mémoires d’étudiants.

3 ans plus tard, c’est un producteur, Eric Morillot, qui me téléphone pour parler de l’avenir de la web-série et me proposer de plancher sur le sujet avec comme base son bébé : Plan Biz. En effet, le tournage de la saison 2 est imminent et une stratégie web est indispensable pour assurer son succès. C’est un véritable défi pour moi mais surtout un projet sur-mesure, puisque je mets un point d’honneur à ne me pencher que pour des curiosités passionnantes. Plan Biz est à ce niveau, un projet en or : première web-série française à faire tourner des acteurs de cinéma confirmés, première web-série acquise par des chaînes de télévision sur sa simple qualité, c’est aussi une web-série adressée à la jeunesse qui fait la promotion pour la saison 1 de entrepreneuriat, et pour la saison 2 de l’apprentissage.

Cela fait maintenant plusieurs mois que Plan Biz fait partie de ma vie, à penser à la manière de mieux faire parler d’elle sur le web, à lancer quelques sursauts sur les réseaux sociaux. Comme pour beaucoup des projets qui ont jalonné mon (modeste) CV, Plan Biz est un coup de cœur (d’abord humain avec le producteur Eric Morillot puis avec les acteurs Jérémy Denisty et Samy Seghir et le réalisateur Stanislas Graziani « Stan »), un challenge, une fierté. Grâce à cette série j’ai redécouvert le bourdonnement et l’excitation des plateaux de tournage, les rencontres de cinéma, le travail en équipe et la sensation de travailler pour un projet auquel on croit. Une belle page se tourne. Je ne doute pas que d’aussi étonnantes m’attendent dans le futur.

EDIT :

2012

Vous qui passez par ici, par hasard ou plus régulièrement, nous vous souhaitons à tous une belle année 2012. Une année riche en émotions, en changements, en résolutions tenues et en surprises bienvenues.

De mon coté, 2011 a été une année à la fois transitionnelle et formatrice. Ma première année de maman, un divorce, mon second mariage, des aventures professionnelles d’un autre genre. La fin d’un cycle, le commencement d’un autre. 2012 démarre donc sous l’auspice d’un déménagement imminent , de projets personnels et professionnels, d’une nouvelle vie. C’est le cas aussi pour Elo qui arrive à un carrefour et à qui je souhaite aussi le meilleur. Il n’y a de toute façon aucun mauvais choix.

Nous verrons dans quelques mois ce que 2012 nous réserve vraiment, d’ici là présageons tous du plus beau, et uniquement du plus beau. Allons vers 2012 avec un enthousiasme passionné et des épaules suffisamment fortes pour supporter les éventuels poids. Pour l’instant, de notre coté, il n’y en a pas.