Wedding hysteria

Avant de vous parler de mon mariage (presque) surprise, de combien c’était beau et magique et merveilleux, de combien celui qui est devenu mon mari était parfait, mes invités sublimes et ma témoin principale (ElooOO°° bien sûr) a été indispensable, laissez moi aborder tous ces petits détails qu’il a fallu peaufiner pendant des semaines et qui m’ont lamentablement lâché le jour J.

Le mariage est prévu à la mi-juillet, dans l’inconscient collectif il fait beau. Mais que nenni, malheureux, à la manière de ces mariées que je plains régulièrement et qui grelottent pendant toute la durée du big day, j’ai attrapée la crève de ma vie le 16 juillet à cause d’une pluie glaçante, de bourrasques de vent vicieuses et d’une balade en bateau carrément sadique. Oui, j’ai aussi soumis ce supplice à mes invités et je peux vous assurer que rien n’est plus déprimant que de voir le jardin où on est supposé dîner sous les guirlandes défiguré par la tempête, les rubans multicolores attachés aux branches des arbres emportés par le vent.

Accro au blog Un beau jour, charmée par le concept du mariage DIY (do it yourself pour les noobs), j’ai composé avec ElooOO°° un ensemble de décor, de menu et de détails cohérents et charmants faits de bric et de broc et aussi d’éléments commandés un peu partout dans le monde exprès pour l’occasion. Au comble du stress de la journée et alors que je me délectais d’un repas délicieux, je me rends compte que les ballons à pois commandés spécialement pour l’occasion sur un site anglais n’ont pas les pois symétriques. C’est très con, je sais, mais j’ai bloqué dessus pendant de longues minutes avant de me rendre compte que d’autres ballons (commandés sur le même site), à 5 livres la pièce quand même, déteignaient sous la pluie. De toute façon, ces ballons dont j’étais si fière une semaine encore avant le mariage, je les ai détestés de toute mon âme quand la bonbonne d’hélium (il a quand même fallu traverser la ville pour en trouver une à une prix raisonnable) nous a lâchés après le gonflage d’un ballon (oui, un) suite à une fuite de valve le matin même. Comble de ridicule, le seul ballon correctement gonflé à l’hélium n’a pas été attaché (par ma faute) et s’est envolé presque immédiatement.

Le truc avec ce mariage, c’est que tout le monde l’a voulu intimiste mais aussi réussi sur une accumulation de détails. ElooOO°°, par exemple, s’est vraiment impliquée dans ces petits trucs qui ont fait de cette journée, une journée exceptionnelle. Ce qui est amusant c’est que c’est plutôt les prestataires qui se sont lâchés (et qui nous ont lâchés) pour des raisons diverses et variées. Le gâteau, en particulier, a été la source de longues minutes d’angoisse et d’une petite colère de ma part le jour même du mariage. Premièrement, nous avons commandé un cake topper personnalisé aux Etats Unis sur le site Etsy, la fille a l’air professionnelle, elle répond aux mails extrêmement rapidement. Après un échange de mails où nous lui précisons la date du mariage et l’urgence de la commande, nous laissons couler en attendant le colis à la maison. 10 jours avant le mariage, on nous annonce que la commande va être envoyée. Conscients que le colis ne sera peut-être pas présent à temps, nous changeons le lieu de réception pour celui du mariage… puisqu’on ne sait jamais. Finalement, c’est le témoin et frère du marié qui a réalisé une copie quasiment exacte du cake topper le matin même du mariage avec son ordinateur et une imprimante portable. Le cake topper initialement prévu est arrivé chez mes parents avec 10 jours de retard… le colis avait été plié en deux par le facteur qui ne comprend pas l’anglais, il a été en plus sauvagement mutilé.

Le pâtissier aussi, n’en a fait qu’à sa tête en changeant l’intitulé de la commande qui lui avait été passée pour la raison toute personnelle « que ça aurait été trop sucré ». Merci monsieur de vous en faire pour notre taux de glycémie mais je me souviens bien avoir précisé que je voulais un glaçage américain en pleine possession de mes moyens et surtout pas de crème au beurre parce que j’aime pas ça. Le gâteau, livré avec 4 heures de retard, était bien sûr un monstre à la crème au beurre… chouette alors.

Je n’ai finalement pas eu mon dîner sous les étoiles et les guirlandes (à cause du temps), ma toile et le rétroprojecteur qui projette des extraits de films de mariage sur la musique de Nina Simone ont été délocalisés sous une toiture (Nina Simone s’est perdue en route), le gâteau m’a donné des haut-le-coeur, et le stress des colis qui n’arrivent pas m’a donné des insomnies pendant une semaine.

Et pourtant je retiendrais que les gens que j’aime étaient réunis autour de nous et se sont bien amusés, régalés, saoulés. Que ma fille n’a pas bavé sur sa petite robe (comme quoi, quand elle veut). Que je porte désormais une alliance qui me fait sourire quand mon regard la croise. Que les petits détails qui fonctionnaient bien ensemble… fonctionnaient si bien ensemble. Et qu’on oublie vite le reste, finalement.

Le mariage d’une fille électrique : inspirations…

Pour ce deuxième mariage des filles électriques (l’une mariée, l’autre témoin), l’événement a été décidé intime mais non moins travaillé, coloré, électrique et magique bref un mariage façon 2011 photobooth inclus. Quelques mois à peine pour organiser la chose, il a fallu chercher pendant de longues heures sur la toile des inspirations diverses du monde entier, se mettre d’accord (les deux filles électriques contre le marié ou l’inverse, pas facile tous les jours) et enfin matérialiser nos délires, bref une organisation express mais efficace. La Touraine a été choisie comme décor, on a donc compté sur le beau temps pour organiser une partie en extérieur et profiter des beaux arbres du jardin de mes parents.

Très vite, des photos tirées de l’excellent blog Un beau jour ont fait l’unanimité. D’abord, Un coup de coeur monumental pour le concept de bar à limonades. Des bouteilles en verre colorées que j’ai, comme c’est original aujourd’hui, proposé de boire avec des pailles en papier bariolées.

Crédit photo : Project Wedding

Et ça a donné ça, une table dans les couleurs du mariage : rose et orange autour d’une déclinaison de goût allant de pomme d’amour à mandarine, des bouteilles de différentes marques et de différentes tailles parmi lesquelles nos invités ont pu faire leur choix.

Crédit photo : ElooOO°°

Ensuite, c’est le marié qui a flashé sur cette photo de mariés pour le moins originale. Orange, c’est sa couleur et je l’imagine difficilement portant fièrement une « vraie » tenue de marié, le style a donc été vite adopté.

Crédit photo : Mark Brooke

Petit budget pour nos tenues qui ont fait sensation sur twitter. Chaussures commandées sur un site américain pour à peine 20 dollars pour moi, combinaison d’éléments soldés ou retrouvés dans les placard pour monsieur (sauf pour la cravate qu’il a bien fallu trouver, je ne vous raconte pas la tête de la vendeuse quand j’ai sorti ma chaussure de mon sac à main pour vérifier que les couleurs étaient joliment assorties). De mon coté, c’est une première (et une dernière selon l’intéressée) c’est ma maman qui a confectionné ma robe avec la complicité d’ ElooOO°° qui a découpé le tulle aux ciseaux la veille du D Day.

Crédit photo : ElooOO°°


Crédit photo : ElooOO°°

Pour finir, c’est moi qui ai juste craqué pour le truc le plus simple à mettre en place pour un mariage : le plafond de rubans multicolores. Sublime sur les photos trouvées sur internet, les membres de ma famille ont quand même d’abord cherché à me dissuader de cette idée complètement saugrenue. Mais c’était peine perdue, je voulais mon plafond de rubans.

Crédit photo : Our labour of love

Une commande à Hong Kong pour 1000m de rubans de 6mm de largeur dont la livraison nous a donné des sueurs froides jusqu’au bout. 2 jours d’installation (à ne faire que ça), le futur marié monté sur son échelle et moi à la découpe. Pour finalement courir à Ikéa et racheter de quoi faire des bandes de tissus en suppléments. Si l’on ajoute les guirlandes composées spécialement pour l’occasion à La case de cousin Paul, le résultat s’est avéré à la hauteur de mes espérances c’est à dire comme ça :

Crédit photo : ElooOO°°

Ces même rubans, ont aussi été utilisés pour la décoration du jardin et d’un arbre destiné à recueillir les voeux des invités (un peu comme un livre d’or mais dans un arbre), une idée personnelle inspirée d’une tradition japonaise.

Crédit photo : ElooOO°°

Bien sûr, sur les magnifiques photos d’ElooOO°° et avec de si belles inspirations, le mariage semble avoir été une perfection. On en était pas loin, mais pourtant il a bien fallu quelques éléments extérieurs pour corser un peu les choses… la liste des déconvenues de la mariée maniaque est à venir dans un prochain article.