Roulette Instagram – Épisode 3 : un Photomaton pour trois

photomaton

AVERTISSEMENT L’épisode précédent est ici.

Photos souvenirs…

Une photo publiée par Lucile Bellan (@lucilebellan) le

Cela n’a rien d’une idée révolutionnaire, mais il y a plus de trois ans, nous avons commencé à entrer régulièrement dans ces cabines Photomaton (ceci n’est pas un article sponsorisé) afin de nous y faire tirer le portrait. Quatre photos en noir et blanc, toutes différentes, afin de saisir l’esprit et la configuration de l’instant présent. Ça a commencé avec ces photos prises avec Mia lors d’une virée à trois alors que son frère, alors âgé de 3 mois, était sans doute en garde chez les grands-parents (ou alors oublié dans le coffre de la voiture). Et ça s’est reproduit plusieurs dizaines de fois depuis, avec entre deux et cinq personnes dans la cabine.

Les deux exemples linkés ci-dessus reflètent bien le caractère polymorphe de la famille qui est la nôtre, ainsi que notre besoin de nous définir aussi bien en tant que couple qu’en tant que parents d’une famille pas-loin-d’être-nombreuse. Çà et là (mais pas forcément sur Instagram) traînent aussi des Photomatons de Lucile ou de moi, seuls dans la cabine, parce qu’on avait 5 euros à claquer ou parce que la crise de nombrilisme était décidément trop forte. Mais surtout parce qu’on a aussi envie et besoin d’exister en tant qu’individus. Bref, d’explorer toutes les facettes de nous-mêmes.

Pardon pour la philosophie de bazar : la vérité, c’est que c’est surtout génial pour nous d’empiler les photos dans un tiroir et de les ressortir de temps à autres pour mesurer le temps qui passe, réaliser à quel point les enfants ont grandi, se souvenir des différentes coupes de cheveux de Lucile, constater que la mienne ne changera plus jamais. Même les fois où sont importantes. Parce que comme dans la vie, on s’en souviendra longtemps aussi, en se promettant de ne pas refaire les mêmes erreurs. Et puis parce les échecs d’hier sont parfois les rigolades d’aujourd’hui (par exemple, à ce moment-là, j’étais furax, mais quelques mois après cette photo me fait marrer). Zut, j’avais dit que j’arrêtais la philosophie de bazar.

On aimerait bien être assez riches et assez persévérants pour passer dans la cabine une fois par jour. Mais soyons réalistes : nous n’aurions pas vraiment le temps, et 1825 euros par an (voire 1830 les années bissextiles) ça fait un peu cher le budget photo. Alors contentons nous de sortir 5 euros de notre poche quand on en a envie et d’improviser un énième moment Photomaton comme d’autres vivent des instants Nutella. C’est aussi délicieux et c’est garanti sans huile de palme.

Thomas

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