1 an de végétarisme

Un soir de février, après une journée aussi intense qu’épuisante passée avec les deux aînés au cœur d’un célèbre parc d’attractions, nous avons poussé les portes d’un fast food tout aussi célèbre. Par pure paresse. Par facilité. J’ai mangé ce gros burger à double steak emblématique de la franchise au M jaune. Je me suis rincé le gosier avec un peu de limonade citronnée. Voilà. C’était fini. Mon dernier repas de carnivore venait de se dérouler.

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International Lille Tattoo Convention : le Grand Palais du dermographe

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Ce n’est pas super original à notre époque, mais avec Lucile nous totalisons une douzaine de tatouages à nous deux (score non définitif). Jusqu’alors, cela s’était toujours fait dans le calme de salons plus ou moins feutrés mais en tout cas toujours intimes. Mais l’occasion était trop belle : du 27 au 29 janvier 2017 s’est déroulée la deuxième International Lille Tattoo Convention, au Grand Palais de Lille. Rencontrer des tatoueuses et des tatoueurs de grand talent à quelques stations de métro de chez nous, c’était trop tentant. Surtout lorsque j’ai parcouru le catalogue des artistes présents et que j’ai reconnu quelques noms que je suis avec envie sur Instagram et/ou Facebook…

J’ai passé mon vendredi soir au Grand Palais, et j’ai tout de suite été frappé par ce mélange de bonne humeur, de concentration… et de bruit aussi. Les stands de tatouage sont savamment alignés dans l’immense enceinte du Grand Palais, tandis que non loin de là, des concours et des concerts s’enchaînent. De prime abord, je me suis dit que cet univers était sans doute trop tapageur pour moi. Et puis en fait non. Les gens sont accessibles, le dialogue est facile, et lorsque le (bon) groupe de rock invité à jouer ce soir-là a cessé de jouer, je me suis rendu compte qu’on pouvait se sentir à l’aise dans cet endroit, tout autant que si l’on était entré dans une petite échoppe pour s’y faire tatouer une nouvelle pièce.

Au sein de cette convention, comme dans la plupart des autres j’imagine, on peut trouver des personnalités atypique, des gens tatoués du petit orteil jusqu’au crâne, mais aussi de simples curieux ou des personnes désireuses de pouvoir juger sur place avant de se lancer pour leur premier tatouage. Le tout donne une ambiance très conviviale, voire familiale (peu d’enfants, mais ils auraient tout à fait leur place à condition de ne pas courir entre les stands).

Lorsque j’ai parcouru le programme de la convention, mon choix s’est porté sur les tatouages de Mariette, tatoueuse nantaise du studio Turbo Zéro dont la grande spécialité consiste à tatouer des images façon point de croix. Il est trop tôt pour présenter le résultat de son travail (ma peau est encore trop rouge pour ça), mais je ne suis pas déçu de mon choix : j’ai passé un moment très cool aux côtés d’une partie de l’équipe de Turbo Zéro, débarquée dans le Nord dès jeudi soir afin d’être prête dès le lendemain midi (le salon s’est ouvert ce vendredi à 14 heures et fermera ses portes dimanche soir à 20h).

Toujours très chouette de partager de beaux moments avec des artistes dont on apprécie le travail. Je rêvais d’être tatoué par Mariette, c’est à présent chose faite ; j’ai également passé un excellent moment avec elle et sa team, et je risque de m’en souvenir longtemps. Qu’ils aient un sens ou non, les tatouages sont aussi liés à des rencontres. Ce serait du gâchis de se faire tatouer quoi que ce soit par quelqu’un avec qui on n’échange rien, ni valeurs ni anecdotes. L’esprit de l’International Lille Tattoo Convention permet d’être quasiment certain de faire le bon choix : si, contrairement à moi, on ne connaît aucun des tatoueurs et tatoueuses du catalogue, on peut tenter une première approche pour voir si le courant passe. Si c’est le cas, jetez-vous à l’eau : il y a moyen de se faire tatouer pour une somme relativement abordable (comptez sur une centaine d’euros pour tatouage de taille raisonnable).

Mais attention : les tatouages ayant du succès, vous feriez bien de filer le plus vite possible vous promener dans les allées de la convention, le temps de faire votre choix et de trouver des rendez-vous disponibles… À l’heure qu’il est, certains tatoueurs et tatoueuses n’ont déjà plus beaucoup de créneaux disponibles. Qui ne tente rien n’a rien ! L’entrée coûte 15 euros (35 euros pour les 3 jours), et c’est gratuit pour les moins de 12 ans. Au pire, vous pourrez toujours repartir avec une belle affiche, un badge, des stickers ou de jolis carnets (comme ceux dont Mariette a elle-même brodé les couvertures au point de croix)…

À l’année prochaine !

Le site de la convention : ici
La page Facebook : ici

Thomas

We love Disney 3 : du miel dans l’auto-radio

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J’ai déjà raconté il y a quelques mois la bataille qui se jouait entre les adultes et les enfants lors des grands trajets autoroutiers. Lorsque les occupants de la banquette arrière réclament « les princesses » ou « la musique de petits », le combat s’engage car les occupants des sièges avant aimeraient bien continuer à écouter « leur » musique tranquillement. Mais puisque c’est une façon d’acheter un peu de tranquillité dans la voiture pendant une quarantaine ou une soixantaine de minutes, nous finissons généralement par céder.

Certains CD pour enfants ont mystérieusement disparu, sans doute subtilisés par le fameux lutin voleur (celui qui fait également disparaître un beau matin les jouets trop bruyants ou trop dangereux). Dans la boîte où nous rangeons les disques, ne reste que la crème de la crème des disques pour moins de huit ans, c’est-à-dire ceux que nous parvenons à supporter d’un bout à l’autre, voire même que nous parvenons à apprécier. Les différents volumes de We love Disney en font partie, et il n’y a qu’à voir l’illustration de l’article linké plus haut pour s’en rendre compte.

Fin 2016, le troisième volume de We love Disney est sorti. Pour mémoire, il s’agit de reprises des grandes chansons issues des films estampillés Walt Disney, par des chanteuses et chanteurs de tous styles, ainsi que par des artistes dont on ne soupçonnait pas l’aptitude à pousser la chansonnette. De Jenifer à Arié Elmaleh, de Michael Youn à Ben l’Oncle Soul, il y en a pour tous les goûts… Et le troisième volume ne fait que prolonger le plaisir.

La liste des chansons peut presque laisser indifférent si, comme moi, on ne connaît pas 100% des chansons Disney sur le bout des doigts. Je voudrais déjà être roi, ça va : j’ai vu Le Roi Lion un tas de fois. Où est la vraie vie aussi (plutôt bien aimé Raiponce). Mais beaucoup d’autres titres ne me disaient rien. Je m’en vais, Des sauvages, Ne dormez pas… Tout cela me semblait parfaitement inconnu. La force de We love Disney, c’est que les chansons ont beau être réorchestrées à la sauce de leurs interprètes, elles sont aussi parfaitement reconnaissables. Pocahontas, Mary Poppins, Rebelle… Les enfants ne s’y sont souvent pas trompés et ont identifié les univers sans traîner (sauf ceux de Frère des ours et Le Roi Lion 2, qu’ils n’ont pas encore vus).

Parfaitement à la masse en matière de musiques actuelles, j’avoue que je ne connaissais pas non plus tous les artistes présents sur le disque. Pauline Croze, Luce, ça va. Lilian Renaud, c’est le gagnant-fromager de The Voice, non (vérification faite, c’est bien ça) ? En revanche, j’avoue que de Carla à Pomme, j’ai découvert un certain nombre de chanteurs et chanteuses dont j’ignorais l’existence. Et qui nous ont franchement convaincu… Les enfants ne jurent plus que par ce nouveau We love Disney, qu’ils appellent « le trois » ou « le Simba ». Et parce que l’influence parentale est un facteur évident, leur favorite est Je voudrais déjà être roi… alors qu’ils n’ont pas encore vu Le Roi Lion, film pour lequel je les trouve encore un peu tendres, mais dont les chansons sont absolument toutes irrésistibles. David Thibault (venu lui aussi de The Voice, ce que je ne savais pas) en livre une réinterprétation absolument délicieuse. Et puisque le disque se clôt par Le bleu lumière, chanson interprétée par Cerise Calixte et venue du récent succès Vaiana, ils n’ont eu de cesse de redemander encore et encore à réécouter le disque. Et nous avons fini par accepter sans broncher, et en y prenant même un certain plaisir.

Thomas

Roulette Instagram – Épisode 1 : le mur de tags

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AVERTISSEMENT La tenancière principale de ce blog ayant un peu du mal, après une pause estivale bien méritée, à se remettre en selle (rassurez-vous, elle va bien, et même si bien qu’elle a souvent envie de profiter de la vie au lieu de la bloguer), ses camarades viendront lui prêter main forte un peu plus souvent que d’habitude, y compris quelqu’un qui n’est pas une fille (et donc pas une fille électrique), à savoir moi, son mari. J’interviendrai principalement avec cette nouvelle rubrique. Son principe ? Scroller au hasard le long de son flux Instagram et choisir l’une des photographies apparaissant à l’écran afin d’évoquer un souvenir ou un trait de caractère. C’est la (bientôt) célèbre Roulette Instagram.

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Trois enfants, trois amis

Régulièrement, Buzzfeed publie des listes répertoriant toutes les sortes d’amis (ou en tout cas de connaissances) que l’on peut croiser au cours de son existence. Le hipster, le confident, le baroudeur, l’ami qui a une nouvelle copine chaque mois, celui qui ne vit que pour son job, l’ami-e qui n’a jamais d’avis sur rien… La cartographie a beau être simpliste, il n’est pas difficile d’y reconnaître quelques-un(e)s de ses propres potes. Voire soi-même.

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